Trombinoscope 2012

290 pages – 18 euros

Pour la neuvième fois en plus de vingt ans, les éditions Golias publient le Trombinoscope des évêques de France, édition 2012, complètement remis à jour et totalement réécrit sur plus de 280 pages. L’épiscopat d’aujourd’hui, corps institutionnel en quête d’identité, mérite ce regard appuyé pour mieux le situer dans notre société. Cinq critères ont guidé notre évaluation pour chaque évêque : l’attitude humaine ; la dimension intellectuelle ; l’audace évangélique ; l’ouverture d’esprit ; la stratégie pastorale. Archevêques, évêques, auxiliaires… Tous ont été passés à ce crible. Notre travail s’est voulu rigoureux, alliant l’observation de l’homme sur le terrain, en action dans son diocèse et l’étude de ses écrits pastoraux. Nous avons sans cesse maintenu l’équilibre entre ces deux points. Ces portraits cernent au plus près la personnalité de chaque épiscope auquel nous avons attribué un certain nombre de mitres ou de bonnets d’âne…

Cette nouvelle édition se veut avant tout un ouvrage de réflexion pastorale et théologique par delà les allusions aux petites manies de tel ou tel, à ses défauts, au delà du ton Golias qui n’oublie jamais que l’humour reste une des épices de la vie. Au fond, comment un évêque – et à travers lui un certain visage de l’Eglise catholique et du christianisme – est-il perçu et reçu aujourd’hui dans notre société dite sécularisée ?

« Mariage gay » – La croix et la bannière

Cet ouvrage a la volonté de désamorcer les faux débats imposés par les opposants au projet de loi voulant accorder aux homosexuels le droit au mariage et à l’homoparentalité, comme le risque de polygamie que se plaît à agiter Alain Escada (responsable de l’association intégriste catholique Civitas) en expliquant que si l’on remet en cause une des deux conditions du mariage, rien n’empêche d’en faire autant avec la seconde, comme celle sur la différence entre le droit à l’enfant et les droits de l’enfant, ou encore la fameuse étude du Texas sur l’homoparentalité qui serait LA réponse scientifique qui donnerait raison au clan des opposants…

Il n’est nulle question de nier qu’il puisse y avoir un débat de société autour de ce projet de loi. Ce n’est pas parce que la proposition était dans le programme de François Hollande et dans ceux des députés issus de la majorité qui a été élue à l’Assemblée Nationale qu’une telle modification n’invite pas à en parler. La légitimité du vote n’est pas contestée mais elle ne suffit pas à faire l’économie d’un véritable travail de pédagogie. Car tout passage en force sur un tel sujet de société n’aboutirait qu’à une incompréhension des Français. Un tel sujet nécessite que l’on prenne le temps de mettre à plat les vraies questions.

Christ Blues Stèles pour Xavier Grall

Xavier Grall nous a quittés voici trente ans déjà.

Il n’a pas fini de nous transmettre « la soif de l’Inconnu ».

Xavier Grall a marqué la Bretagne et sa littérature.

Derrière ce visage sombre et tourmenté, se cache un homme en perpétuelle quête de lui-même, de son identité, de ses racine. Au bout de cette quête : la Bretagne rêvée et sublimée.
Son livre-posthume « L’inconnu me dévore » surligne une quête inaltérable. . .

Ses voyages au Maghreb l’avaient définitivement ouvert à l’indissociable du soleil et de la mort. Grall, homme de foi et de colère, tient durablement du barde et du prophète.

La fin d’un règne sans partage

Monseigneur Bagnard devrait, à 75 ans, quitter bientôt le diocèse de Belley-Ars après vingt-cinq années d’une présence écrasante. A son arrivée, en 1987, il avait annoncé sa volonté de restaurer le sacerdoce catholique et de remettre de l’ordre dans un diocèse qu’il jugeait trop ouvert à la modernité. Son départ appelle des questions : à quoi ressemble aujourd’hui un diocèse, après vingt-cinq ans d’un épiscopat au pouvoir sans partage et sans humanité ? Pourquoi autant de chrétiens se retrouvent-ils dans un affrontement presque constant avec leur évêque ?

La première partie du livre tente une analyse. La deuxième partie est résolument tournée vers l’avenir. Comment reconstruire avec le nouvel évêque tout ce qui a été cassé ?…

Ce livre se veut un appel à une Nouvelle Pentecôte.

ATHÈNES une tragédie grecque

Depuis 2008, les images d’Athènes en feu égrènent les actualités de nos pays d’Europe de l’Ouest comme une triste rengaine. L’opinion plaint les premières victimes de l’austérité tout en présumant qu’ils doivent bien y être pour quelque chose, ces matelots dont le bateau chavire…

Raoul Follereau, la contre enquête

Éditions Golias 200 pages – 15 euros

Dans l’opinion publique, la Fondation Raoul Follereau est encore souvent auréolée de considération et même de prestige. Or, le livre de Romain Gallaud, Fondation Raoul Follereau, la contre-enquête, sur la base d’une enquête très fouillée et dedonnées circonstanciées, lance un message de prudence et de vigilance.

Éditions Golias 200 pages – 15 euros

Dans l’opinion publique, la Fondation Raoul Follereau est encore souvent auréolée de considération et même de prestige. Or, le livre de Romain Gallaud, Fondation Raoul Follereau, la contre-enquête, sur la base d’une enquête très fouillée et dedonnées circonstanciées, lance un message de prudence et de vigilance.

Les marchands d’âmes

L’objectif de l’ouvrage « Les marchands d’âmes » vise à  comprendre puis à  montrer les éléments qui ont fait basculer progressivement les responsables des communautés charismatiques – en particulier les Béatitudes – vers une manipulation mentale et spirituelle des personnes qu’elles accueillent pour un «discernement» dans le cadre notamment de «thérapies chrétiennes» très contestables. Le grand intérêt du livre de Pascal Michelena est de faire rentrer petit à  petit le lecteur dans un univers spirituel liberticide dont les schémas sont proches de certaines sectes. Et cela, sur fond de silence des institutions ecclésiales officielles.

Pascal Michelena, accompagné de son épouse Myriam et de leur premier enfant, sont entrés à  la communauté des Béatitudes en 1999 à  la maison de Château Saint Luc dans le Tarn. Particulièrement interpellés par le psycho-spirituel enseigné, poussé par un idéalisme largement inspiré par le Renouveau charismatique catholique, ils laissèrent famille, amis, travail, maison pour se lancer dans l’expérience communautaire. Ils en sortirent trois années plus tard…

L’affaire DSK

Que s’est-il donc passé dans la chambre 2806 de l’Hôtel Sofitel à New-York, vers midi, le 14 mai 2011 ?

À en croire l’accusation – « la victime », la police et le procureur – qui a monopolisé la parole dans la première semaine, DSK a commis une agression sexuelle sur la personne d’une femme de chambre.

En position d’attente, imposée par la procédure accusatoire de la justice américaine, la défense s’est contentée de nier farouchement les faits dont on l’accuse. Par deux fois, dans sa lettre de démission au conseil d’administration du FMI, le 19 mai 2011, et dans un courriel adressé le 22 mai à ses anciens collaborateurs, DSK « nie avec la plus grande fermeté possible toutes les allégations qui ont été faites contre (lui), confiant que la vérité va sortir et qu’(il sera) disculpé ».

Selon un sondage CSA réalisé dans les jours qui ont suivi, « 57 % des Français croient ou probablement ou certainement à une machination ». Nombre de médias français ne partagent pas cet avis et condamnent DSK avant tout débat contradictoire et tout jugement, violant la présomption d’innocence.

Qu’en est-il ? Ce livre fait de cette affaire un cas pratique d’une approche prudente de l’information, comme on avance sur un chemin de crête vertigineux en se gardant de verser d’un côté ou de l’autre, faute d’indices décisifs.

Mon combat pour un Tibet moderne

Mon combat pour un Tibet moderne raconte la vie peu banale d’un
Tibétain, né en 1929 (et toujours en vie).

Pour rédiger ses mémoires, Tashi Tsering a pu compter sur la collaboration de Melvyn Goldstein (un anthropologue américain, spécialiste du Tibet) qui l’a aidé à  accoucher de ses souvenirs et les a restitués dans l’histoire générale, et de
William Siebenschuh (un autre professeur américain, spécialisé dans la littérature anglaise des XVIIIe et XIXe siècles, auteur de biographies) qui a su donner forme à  ses souvenirs épars pour en faire un récit captivant qui se lit comme un roman.

(Traducteur : André Lacroix)