DEFENSE DU DROIT A LA RETRAITE : La LDH aux côtés des organisations syndicales

Dans un contexte de crise sociale et de politiques publiques qui augmentent les inégalités, la grève et les manifestations de mardi 7 septembre revêtent une importance cruciale pour l’avenir de la solidarité sociale.

La LDH, qui défend depuis plus d’un siècle l’indivisibilité des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, appelle les citoyens à  ne pas se laisser duper par les discours qui prétendent que la seule solution pour financer la protection sociale consisterait à  …..

aggraver les conditions d’exercice de l’activité professionnelle de toute une vie pour pouvoir bénéficier d’une retraite digne de ce nom.

Parce que le droit à  une retraite décente fait partie des droits de l’Homme, la LDH rappelle les raisons de son engagement dans ce mouvement social :
La retraite par répartition est la seule qui garantisse les droits de tous. La crise des marchés financiers a détruit les retraites « par capitalisation individuelle » de dizaines de millions de personnes sur le continent américain. Et la capitalisation n’ouvre de droits qu’à  ceux qui peuvent se la payer…

L’argument démographique ne doit pas masquer l’essentiel : le nombre d’actifs et la création de richesse dans un pays donné. C’est dans la lutte contre le chômage et la précarité que se construit aussi l’avenir des retraites. Et le progrès qu’est l’allongement de la durée de la vie ne peut être confisqué pour favoriser ceux qui rêvent de vendre de l’ « épargne-retraite ».
L’idée que les vieux seraient privilégiés par rapport à  des jeunes pauvres est une insulte à  la masse des retraités qui perçoit le minimum vieillesse non contributif ou une pension proche du Smic. En fait les inégalités passent à  l’intérieur des générations, et s’il y a une opposition entre pauvres et riches, elle n’est pas entre classes…d’âge.

Tout discours sur le recul des prélèvements obligatoires et sur le développement de l’épargne-retraite a pour objet, et en tout cas pour effet, de renvoyer chacun à  son propre sort supposé mieux assuré par l’individualisation et l’assurance personnelle, avec comme seule perspective l’augmentation des inégalités tout au long de la vie.

Repousser l’âge minimal légal de départ à  la retraite et l’âge de retraite à  taux plein, après avoir indexé les pensions sur les vingt-cinq meilleures années et sur les prix, c’est imposer une considérable diminution des pensions des salariés les plus modestes, les plus précaires, les moins qualifiés, et notamment aggraver la situation de très nombreuses femmes exposées à  la précarité et aux carrières discontinues.

La retraite est le reflet du marché du travail. Prôner le recul de l’âge de départ à  62, voire à  67 ans, c’est faire semblant d’ignorer que 60% des salariés ne sont plus en activité à  60 ans, ce qui signifie, si la « réforme » devait passer, l’impossibilité pour le plus grand nombre d’avoir une retraite à  taux plein.
Sauver la retraite par répartition, refuser la baisse massive des retraites et l’explosion des inégalités devant le droit à  la retraite, c’est refuser un projet de société dans lequel les salariés pauvres seraient des retraités encore plus pauvres et les actifs privilégiés resteraient des rentiers protégés. C’est l’avenir de la solidarité qui se joue dès ce 7 septembre autour de la mobilisation à  laquelle la LDH appelle tous les citoyens attachés à  l’égalité des droits et à  la justice sociale.

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RUSSIE : Vladimir Poutine et les Etats-Unis

Alors que l’Occident s’ingénie à  tromper la Russie, le premier-ministre russe Vladimir Poutine a réaffirmé, dans un entretien accordé lundi au quotidien Kommersant, l’actualité de son intervention du 10 février 2007 à  la Conférence de Munich sur la politique de sécurité.

« J’estime que mon intervention a été utile. Car ce que je disais était et reste absolument vrai. On nous a annoncé une chose et on à  fait le contraire. On nous a simplement trompés, au sens propre du terme. Au moment o๠la Russie retirait ses troupes d’Europe de l’Est, le secrétaire général de l’OTAN nous a déclaré que l’URSS pouvait être sà»re que la zone d’influence de l’OTAN ne dépasserait jamais les frontières existantes.
A quoi assistons-nous actuellement?
Je vois qu’on nous a carrément trompés, de la façon la plus primitive. A propos, force est de constater que dans la grande politique la duperie est monnaie courante, et nous sommes obligés d’en tenir compte
« , a déploré le premier ministre russe.

Et d’ajouter qu' »il avait très envie de croire » au redémarrage des relations russo-américaines. « J’ai très envie que la relance devienne réalité. Et puis, je m’aperçois que l’administration américaine fait preuve d’une très nette volonté d’améliorer les relations avec la Russie.
Malheureusement, il y a aussi autre chose. Par exemple, la Géorgie est en train est en train d’être réarmée. Dans quel but?
« , s’est interrogé M.Poutine.

Selon le premier ministre, il existe aussi d’autres problèmes dans les relations entre la Russie et les Etats-Unis.

« Nous avons plusieurs fois évoqué notre position concernant le déploiement du bouclier anti-missile en Europe. Il semble que nous avions convenu qu’il n’y aurait pas de missiles en Pologne et que l’installation de radars en Tchéquie était suspendue. Formidable! Mais pratiquement immédiatement après, on nous a annoncé l’intention de déployer le bouclier dans d’autres pays européens. Alors, je vous le demande, ce fameux redémarrage, en quoi consiste-t-il? » a conclu M.Poutine.

MOSCOU, 30 aoà»t – RIA Novosti

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PHILIPPINES : Attentat
à  la bombe dans une église catholique

Dimanche 29 aoà»t, vers 8 heures du matin, des jeunes, non identifiés, ont lancé deux grenades dans une église catholique de Kalilangan, dans la province de Bukidnon, à  Mindanao, avant de s’enfuir sur une motocyclette.

L’attaque a eu lieu pendant la messe, lors de la prière universelle, blessant au moins trois personnes et déclenchant une panique suivie d’une bousculade chez les fidèles, qui étaient quelque 200 à  assister à  cette première messe dominicale. Le P. Art Paraiso, curé de l’église San Vicente Ferrer, a achevé la célébration à  l’extérieur du bâtiment, après avoir rétabli le calme dans l’assemblée avec l’aide de policiers qui assistaient à  l’office au moment du drame.

« Heureusement, les explosifs n’ont fait que trois blessés. C’est l’affaire de la police, mais l’armée lui apportera tout le soutien nécessaire », a déclaré le 29 aoà»t le lieutenant-colonel Dominic Triumph Bagaipo, au nom de l’armée philippine stationnée dans la région en raison de la guérilla entre le gouvernement et les rebelles islamistes qui perdure sur l’île de Mindanao depuis des décennies. Selon les premières reconstitutions, « l’une des grenades a explosé prématurément près de la porte principale » et la seconde ne s’est pas déclenchée (elle sera ensuite désamorcée par les policiers présents à  l’office). Ce qui, pour la police, explique seulement l’impact limité de l’explosion, est considéré comme un véritable « miracle » aux yeux des paroissiens de San Vicente Ferrer. Pour le moment, on ne déplore que trois blessés légers, selon le diocèse de Malaybalay dont dépend la paroisse catholique.

« C’est la première attaque d’église dans l’histoire de notre ville et même de notre diocèse », a déploré Mgr Jose Araneta Cabantan, évêque de Malaybalay. La paroisse San Vicente Ferrer de Kalinangan, ville frontière des provinces de Lanao del Sur et de Bukidnon, compte plus de 20 000 fidèles, dans une région o๠les catholiques représentant environ 76 % de la population Le prélat, fervent partisan du dialogue interreligieux, a été directeur de l’action sociale de l’archidiocèse de Cagayan de Oro avant d’être élevé, en mai de cette année, à  l’épiscopat pour le diocèse de Malaybalay. Dans un communiqué de presse diffusé le 29 aoà»t, il a enjoint « les croyants de Bukidnon, spécialement ceux de Kalilangan, à  prier et à  garder leur calme, [afin de] ne pas laisser cet incident semer la discorde entre chrétiens et musulmans ». L’évêque a insisté également sur la nécessité de laisser les autorités faire leur travail et ne pas chercher à  se faire justice, recommandation adressée tout particulièrement « aux proches des victimes ».

Pour l’heure, l’attentat n’a pas été revendiqué, mais la police le soupçonne d’être en lien avec la mort récente d’un garçon musulman, écrasé accidentellement par un autocar du Réseau rural de Mindanao (RTMI) dont le conducteur était un chrétien. Selon elle, les proches du jeune garçon seraient derrière les attaques de deux bus du RTMI (à  Wao dans la province de Lanao del Sur, et à  Kapatagan dans la province de Lanao del Norte), attaques dans lesquelles quatre personnes ont été tuées. Les assaillants, déguisés en policiers, avaient exécutés les conducteurs ainsi que deux voyageurs qui s’étaient avérés être des policiers.

Mgr Cabantan souscrit également à  cette hypothèse et rapporte que, selon les témoins, les deux assaillants étaient des adolescents dont « l’un ne paraissait pas avoir plus de 12 ans (…) », un élément qui semble davantage privilégier la piste de la vendetta.

dépêche envoyée par la Rédaction d’Eglises d’Asie
agence d’information des Missions Etrangères de Paris
contact : Régis Anouil (réd chef)
e-mail : eglasie@mepasie.org
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Le parc d’attractions du Hezbollah…

‘ »Le parc d’attractions du Hezbollah avec beaucoup de guillemets »
C’est ainsi que la présentatrice annonçait un reportage dans le journal de France culture le 24 aoà»t au matin.

Et pourtant c’est bien d’un musée dont il s’agit, le musée de la résistance, celui du peuple du sud Liban à  une occupation de trente ans de toute la zone frontalière, puis à  l’invasion brutale des chars israéliens en aoà»t 2006. On ne s’y trompait pas d’ailleurs à  entendre les commentaires impressionnés des visiteurs, en totale opposition avec l’ironie méprisante et les insinuations du commentaire.

Mais à  l’heure du petit dej et des tartines , le  » parc d’attractions » et ses nombreux « guillemets « , annoncé en titre du reportage et répété par la suite à  trois reprises, faisaient surgir par antithèse un lieu livré au déchaînement de la barbarie o๠le mot « butin » ajoutait le lucre et la rapacité inhérents aux sauvages . Quant à  la touche finale sur le lieu » financé par des donateurs du monde entier, nous dit-on sans plus de précision », elle faisait se se profiler l’ombre d’el Qaida, manipulant dans l’ombre tout ce monde de bandits sanguinaires.

On imagine facilement le ton à  France-Culture si le parc avait été situé de l’autre côté de la frontière…!

A. B.

ISRAEL : L’importance de la colonisation juive en Cisjordanie

L’ONG israélienne pour les droits de l’homme, B’Tselem, a publié, le 6 juillet, un rapport, selon lequel les 121 colonies juives en Cisjordanie contrôlaient 42 % des terres.

Les confiscations se réalisent « grâce » aux diverses méthodes dont dispose l’à‰tat : réquisitions pour nécessités militaires, enregistrement comme terrain de l’à‰tat, expropriation pour des « besoins publics ». Pour satisfaire le président Obama, le gouvernement Netanyahu a accepté un gel temporaire de cette colonisation jusqu’au 26 septembre prochain . Une ministre, Limor Livnat, membre du Likoud, a déjà  déclaré sur la radio militaire que la colonisation de la Cisjordanie allait reprendre après cette date.

Par ailleurs, le New York Times vient d’exposer comment les organisations pro-israéliennes les plus radicales bénéficiaient aux à‰tats-Unis de déductions fiscales. Or, ce sont les colonies les plus isolées et éloignées de la « ligne verte » (frontière de1967) et des grands blocs de colonies qui bénéficient de ce financement ! Histoire de rendre plus difficile encore leur abandon en cas de paix…

TOUS LES CHEMINS NE MENENT PAS AUX ROMS

Le Président part, une nouvelle fois, en croisade contre la délinquance.
Qui pourrait l’en blâmer ? Chacun peut constater que des territoires entiers échappent aux lois de la République. Dans ces zones de « non droit », des bandes organisées se livrent à  des trafics très lucratifs en toute impunité.
Le Président va mettre fin à  de telles pratiques, qui polluent tant de « quartiers » et de «cités » de notre belle France.

Chacun a reconnu là , les lieux o๠règnent les « caïds » de la Bourse et la « loi du marché » : le 8ème et le 16ème arrondissements, Neuilly, Versailles et Saint-Germain en Laye, o๠se concentrent le plus grand nombre administrateurs de sociétés, de délinquants en col blanc au Km carré. Leurs bandes, on les connaît. Elles ont pour nom le « CAC des 40 voleurs », le Premier Cercle, officine qui rançonne pour alimenter leurs fonds secrets, les Amis du Fouquet’s, o๠se retrouvent les plus huppés d’entre eux, leurs hommes de main et leurs donneurs d’ordre.

Ne dit-on pas, que pour tourner la loi, ils multiplient les associations, dites de bienfaisance, chargées de répartir leur rackets. Et pire, que des procureurs ferment les yeux, laissant faire.

A-t-on entendu parler de « comparution immédiate » pour de tels délinquants ?

Tout cela, c’est fini, le Président a prévenu (et Le Figaro s’en est fait l’écho, c’est tout dire), ces pratiques illicites, c’est du passé.

Et pour mettre en musique la partition élyséenne, le Président a décidé de nommer préfet des Yvelines (le département de France le plus fourni en richesses mal acquises), le secrétaire du syndicat de la Répression des Fraudes.

De plus, des pelotons d’agents du fisc vont patrouiller jour et nuit dans cet ouest parisien et dans sa banlieue proche, près des hôtels 5 étoiles et des résidences particulières, o๠se négocient tant de contrats délictueux.

Le Président a décidé, dans le même élan, de déclarer la guerre aux « gens du voyage en jets privés », Renvoyer nombre d’entre eux dans leurs îles lointaines, les Bahamas, Caïmans, Guernesey et autres paradis fiscaux, constitue le premier objectif. Qu’ont-ils à  faire chez nous ces possesseurs de yachts, amarrés à  l’année dans nos ports, sans travail avéré qui justifie leur train de vie ?

Ne constituent-ils pas une insulte permanente à  notre population laborieuse qui se lève tôt pour un dérisoire salaire ?

A l’annoncé de ces mesures, l’inquiétude a gagné Auteuil et Passy, les hauteurs de Saint-Cloud et jusqu’à  la Lanterne. On peut aussi parler de panique dans tout le 7/8 (comme on dit dans le département), o๠des vols groupés vers des cieux plus cléments se sont organisés.

Enfin la France qui travaille va pouvoir vivre, en pleine sécurité, dans la quiétude et la tranquillité : le grand banditisme en col blanc est maté.

Un nouveau jour se lève : c’est l’horreur Oréal.

Une bière prétendument érotique sur les murs de Wien, cet été

Comme Heineken, la brasserie Hirter mise sur le leurre d’appel sexuel d’une année sur l’autre pour promouvoir sa bière. Il est difficile d’échapper cet été à  ses affiches dans Wien qui exposent un trio d’allumeuses, un verre de bière bien mousseuse à  la main.

La méthode ostentatoire

Le leurre est d’abord employé dans sa méthode ostentatoire. Les trois filles se pavanent nues, comme si l’acte de boire un verre de bière impliquait cette tenue de rigueur. Mais le double jeu de l’exhibition et de la dissimulation satisfait aux exigences de la morale du groupe en matière d’exposition sexuelle publique comme aux nécessités de ne pas détourner le regard de la bière à  promouvoir. Aux réflexes d’attiranceet de voyeurisme stimulés doit, en effet, à  ce jeu, succéder la stimulation du réflexe de frustration : bras et mains soigneusement cachent ces « seins qu'(on voudrait mais) ne saurait voir ».

à€ cette méthode ostentatoire s’ajoute simultanément une de ses variantes par le procédé de l’image mise en abyme qui feint d’instaurer une relation interpersonnelle entre les trois filles et le lecteur : elles l’aguichent et le racolent en le fixant des yeux. Leur regard entendu par en dessous est à  lui seul un leurre d’appel sexuel : elles jaugent le désir qu’elles cherchent à  provoquer chez lui en s’offrant dans le même temps o๠elles se refusent. Le réflexe de frustration d’abord suscité par leur seule nudité doit en être réactivé.

La méthode par insinuation

Dans sa seconde méthode, le leurre d’appel sexuel use des procédés d’insinuation. L’action par dissimulation qui leur est propre, permet de transgresser allègrement les règles de la morale du groupe sans encourir la réprobation. Ainsi par leurs lignes droites masculines ou légèrement convexes, les trois verres se prêtent-ils à  devenir des symboles selon le contexte. La mousse dont ils débordent sous la pression des mains féminines, est précisément ce contexte orienté par une intericonicité évidente : il est difficile, en effet, de ne pas y voir les effets d’une métonymie dont les causes, faciles à  imaginer, sont les caresses d’un jeu sexuel. Le verre de bière mousseux devient alors étonnamment la métaphore d’une éjaculation qu’il serait impensable de représenter sur les murs d’une ville.

En cela rien de nouveau ! Les brasseries Heineken et Hirter ont déjà  fait usage par le passé de ces procédés (1) : sur la carte du menu de la Bierbeisel Einstein de Wien près du Rathaus, on voit en gros plan des doigts féminins effleurer un verre de bière Hirter dont la mousse déborde ; et, dans un cartouche, l’air méditatif d’une jeune femme devant un verre semblable ne laisse aucun doute sur l’objet de sa rêverie (voir photo).

Pour les incrédules, on recommande la vidéo publicitaire que l’établissement passe ces jours-ci en boucle sur un écran et qui est encore plus explicite : une jeune femme feint de jouer les prudes en s’étonnant que la serviette de bain de son ami, ceinte en pagne, conserve une saillie même après en avoir extrait la canette d’Hirter qu’il vient de lui donner¦

L’échange mental entre « l’objet du désir » et « le désir de l’objet »

Le réflexe de frustration ainsi triplement stimulé doit créer un inconfort qui conduise le lecteur à  un échange mental, puisque l’activité sexuelle humaine est avant tout cérébrale. Faute de pouvoir jouir des services alléchants que les trois filles lui font miroiter en restant évidemment hors de portée, il est, en effet, possible au lecteur, pour apaiser son éventuel inconfort, d’échanger « l’objet du désir » inaccessible avec « le désir de l’objet », c’est-à -dire d’accéder au verre de bière associé aux filles et à  leurs manigances, mais qui, lui, est à  sa portée au prix modique de 3,50 euros les 50 cl à  Wien au lieu du double à  Venise ou à  Paris.

Si des brasseries comme Hirter ou Heineken y restent attachées depuis des années, il faut croire que cette stratégie sexuelle est efficace pour vendre leur bière. Une bière devient ainsi une femme brune, blonde ou rousse et un verre de bière la métaphore d’un assouvissement sexuel inattendu sous la caresse experte de doigts féminins. On est loin de « la première gorgée de bière » qui suffisait à  enchanter Philippe Delerm.

Pierre-Yves Chereul

(1) Paul Villach, « Un objet érotique inattendu, le verre de bière », Agoravox, 18 septembre 2008.
http://www.agoravox.fr/tribune-libr…

ROMS/GENS DU VOYAGE : Boucs émissaires des carences de l’Etat

La Ligue des Droits de l’Homme est indignée et inquiète devant les propos de Nicolas Sarkozy. Suite aux violences qui ont éclatées dans le Loir-et-Cher dimanche, dans laquelle des Roms ont été impliqués, le président de la République a en effet indiqué ce matin vouloir organiser le 28 juillet une réunion spéciale sur « les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms ».

Cette désignation de boucs émissaires est inadmissble pour la LDH qui a a publié ce communiqué le21 juillet 2010

Suite aux violences intervenues à  Saint-Aignan (Loir-et-Cher), et au lieu de réaffirmer la nécessaire primauté de la justice pour instruire ce dramatique fait divers et les inexcusables dégradations qui s’en sont suivies, le président de la République a choisi la stigmatisation raciste des populations Roms et Gens du voyage par des amalgames inacceptables, en annonçant l’expulsion, ciblée ethniquement, de tous les campements en situation irrégulière. De telles annonces, si elles étaient suivies d’effet, ne feraient ….
qu’envenimer les choses en renforçant des préjugés séculaires.

Plus de dix ans après l’adoption d’une loi imposant aux communes la réalisation d’aires d’accueil et de stationnement pour les Gens du voyage, à  peine la moitié des places prévues sur toute la France sont aujourd’hui ouvertes. Les personnes vivant en caravane sont contraintes de s’installer là  o๠elles le peuvent, faute de possibilités régulières. Les premiers responsables de cette situation tendue sont ceux des maires qui ne respectent pas leurs obligations légales, sans que les préfets ne les y contraignent, comme la loi le prévoit. L’injustice serait patente de sanctionner aveuglement les victimes de ces carences de l’Etat et des collectivités territoriales, sans offrir de perspectives d’accueil.

A la différence de tous les autres français, une loi discriminatoire de 1969 impose toujours aux personnes vivant en caravane un contrôle policier régulier, avec l’obligation de carnets de circulation à  faire viser tous les trois mois au commissariat ou en gendarmerie. Ainsi sous surveillance constante, avec une liberté de circulation en France sous contrainte, incapables de s’arrêter là  o๠ils le souhaitent, exclus en pratique du droit de vote du fait d’un délai dérogatoire de trois ans pour s’inscrire, ces « Gens du voyage » peuvent légitimement être défiants envers des pouvoirs publics qui les traitent en citoyens de seconde classe.

L’amalgame avec les Roms présents en France qui sont essentiellement venus de Roumanie et de Bulgarie, confirme l’ethnicisation de l’action publique du gouvernement. Ces ressortissants européens, libres de circuler au sein de tous les pays de l’Union, sont frappés, du fait de la décision du gouvernement français, de mesures transitoires qui les excluent en pratique du marché de l’emploi. Faute de pouvoir travailler légalement et d’avoir des ressources régulières, ils ne peuvent louer un appartement. Des bidonvilles sont ainsi réapparus aux périphéries des grandes villes, témoignant du manque criant de logements en France particulièrement ceux accessibles aux plus faibles revenus. Expulser ces personnes des terrains qu’elles occupent sans solution alternative ne fait que déplacer le problème et accroître la précarité. Là  encore, les Roms ne sauraient être les victimes de l’incurie de l’Etat, qui refuse d’imposer aux communes leur obligation légale de réaliser 20 % de logements sociaux et les hébergements d’urgence nécessaires sur leur territoire.

Les rapports officiels se succèdent pour dénoncer la situation des Roms et des Gens du voyage en France (CNCDH 2008, Halde 2009, Ecri /Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe 2010…). Plutôt que d’en faire des boucs émissaires et d’exacerber les passions, le gouvernement se devrait de suivre enfin les recommandations qui lui sont faites pour affirmer l’égalité des droits.

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JAPON : Pendant les persécutions des siècles passés, des moines bouddhistes cachaient des chrétiens

Une délégation de pèlerins catholiques venus de Yamaguchi a rendu hommage aux moines bouddhistes qui ont caché des chrétiens lors des grandes persécutions, dans une pièce secrète de leur monastère (1).

Un groupe d’une soixantaine de catholiques, sous la direction du P. Makoto Onchi, curé de l’église de Hagi dans la préfecture de Yamaguchi, au sud-ouest de l’île principale de Kyushu, a visité le monastère bouddhique de Houonji, le 4 juillet dernier. Tous les ans, l’Eglise catholique du Japon propose la visite de lieux liés aux persécutions contre les chrétiens, qui ravagèrent l’île à  partir du XVIIe siècle.

Le monastère de Houonji, qui appartient à  la branche du Rinzai-zen, a été construit au XVIIe siècle. Ce temple, établi à  Wakayama, capitale de la préfecture du même nom, dans le sud-est de l’île de Honshà», est célèbre notamment pour les arbres vieux de 800 ans qui s’élèvent dans son jardin.

Les moines bouddhistes ont découvert la cache secrète, tout contre la pièce principale de leur monastère, avec un tunnel conduisant à  l’extérieur, a raconté au P. Onchi, le Vénérable Toshiaki Namba, leur supérieur. Il a ensuite expliqué à  ses hôtes que pendant que les chrétiens priaient dans la pièce, les moines chantaient les soutra le plus fort possible, afin de couvrir tout bruit susceptible de signaler la présence de la communauté cachée.

Les visiteurs chrétiens ont exprimé leur gratitude à  leur hôte pour la grande générosité et le courage que les moines avaient montrés en protégeant leurs prédécesseurs dans la foi.

Ce temple n’est que l’un des nombreux lieux de culte bouddhistes qui étaient en lien avec les premiers chrétiens japonais. Des monuments commémoratifs en l’honneur des chrétiens persécutés ont été érigés dans des temples bouddhistes à  travers tout le pays.

Pendant les persécutions du XIXe, les chrétiens de cette communauté cachée par les moines bouddhistes de Houonji, furent déportés à  plus de 200 km de là , au sud-ouest, à  Nagasaki, à  l’extrême sud de l’île. Encore aujourd’hui, la région de Nagasaki reste toujours le symbole de l’Eglise cachée mais survivante, malgré les milliers de martyrs que firent à  plusieurs reprises les violentes persécutions qui s’abattirent sur les chrétiens. En novembre 2008, la béatification des 188 martyrs du Japon à  Rome, nous a rappelé l’existence de cette terre de martyrs depuis les débuts de l’évangélisation au Japon (3).

Les pèlerins de la paroisse catholique de Hagi viennent eux-mêmes d’une région o๠les persécutions furent nombreuses. La région de Yamaguchi fut la première communauté chrétienne du Japon, fondée par saint François-Xavier lors de son voyage d’évangélisation au début du XVIe siècle, sur l’emplacement d’un temple désaffecté prêté par le seigneur du lieu (avril 1551) (4). A cette époque, l’Eglise à  peine naissante était tolérée, mais un changement de régime politique marqua un tournant décisif et, à  la fin du XVIe siècle, commencèrent les premières persécutions, qui s’échelonnèrent par paliers, jusqu’à  l’interdiction totale du christianisme sur le territoire et le renvoi ou l’exécution de tous les missionnaires étrangers en 1614.

Aujourd’hui, dans les montagnes de Yamaguchi, un lieu de pèlerinage, Otome Tôge (le col de la Vierge), garde le souvenir de ces grandes persécutions et des célébrations y ont lieu régulièrement.

Notes :
(1) Ucanews, 15 juillet 2010
(2) Le Rinzai est l’une des trois écoles du bouddhisme zen japonais. Venu de Chine, il aurait été introduit au Japon au XIIe siècle.
3) En 1587 déjà , le shôgun Hideyoshi fait arrêter à  Kyôto l’embryon d’une communauté qui y vit, 26 chrétiens, pour les envoyer à  Nagasaki afin qu’ils y soient crucifiés. En 1614, le shôgun Tokugawa Ieyasu fait publier un édit qui interdit la religion chrétienne, expulse les missionnaires et fait détruire toutes les églises de Nagasaki, soit douze églises. La Conférence des évêques du Japon actuelle estime qu’il y avait alors dans tout le Japon quelque 220.000 chrétiens baptisés. En 1622 a lieu la « grande persécution » de Nagasaki o๠une cinquantaine de chrétiens, hommes, femmes et enfants sont brà»lés vifs, suivie de la jacquerie de 1637 et sa répression meurtrière. La dernière persécution à  Nagasaki eut lieu en 1870, juste avant la restauration de la liberté religieuse mais après que l’autorisation de pénétrer au Japon fut rétablie pour les étrangers. C’est en 1865 que des chrétiens cachés du village d’Urakami qui avaient conservé leur foi pendant plus de 200 ans sans aucun contact avec l’Eglise, vinrent se faire reconnaître comme chrétiens auprès des Pères des Missions Etrangères de Paris dans l’église de à”ura qu’ils venaient de construire sur le terrain de la concession française.

(4) Selon des historiens de plus en plus nombreux et en raison du fait que le Japon a toujours été une puissance maritime, l’arrivée du christianisme au Japon serait bien antérieure, théorie attestée par des preuves archéologiques, notamment la présence de documents et symboles chrétiens dans de nombreux monastères bouddhiques, antérieurs à  leur construction.

dépêche envoyée par la Rédaction d’Eglises d’Asie
agence d’information des Missions Etrangères de Paris

contact : Régis Anouil (réd chef)
128, rue du Bac
F – 75007 Paris
e-mail : eglasie@mepasie.org
site : http://eglasie.mepasie.org

09h15 le neuf-quinze : Dà‰CROCHER

On ne connait pas assez Pierre Méhaignerie, qui vient de se distinguer en imposant le huis-clos, sur les débats de la commission des affaires sociales de l’Assemblée sur la réforme des retraites. « Les députés sont plus directs et plus naturels, si les débats ont lieu à  huis-clos » a expliqué le président de ladite commission. Seuls les mauvais esprits y verront une crainte de la médiatisation de quolibets ou d’allusions anti-Woerth. Rien à  voir.

Le député est un être par essence timide, qu’inhibe la présence des caméras. On se demande même pourquoi les séances de l’hémicycle ne se déroulent pas, elles aussi, à  huis-clos. Les d& eacute;putés y seraient tellement plus « directs », tellement plus « naturels » ! Que la presse, et les syndicats, aient abandonné à  un député UMP, Lionel Tardy, la protestation contre cette décision, en dit long sur l’apathie générale. Mais peut-être se trouvera-t-il un majordome, ou un huissier, pour abandonner un dictaphone sur la table de la commission. On verra bien.

En tout cas, ce sera sans moi. Matinautes, chers matinautes, je vous abandonne pour de longues semaines. Il faudra matiner tout seuls. De mon côté, je tenterai de matiner déconnecté. L’année a été longue, très longue, et le feu d’artifice final a mis tout le monde sur les rotules, moi le premier. Il faut savoir décrocher avant d’écrire une grosse bêtise, d’autant que le poulpe exclusif d’@si me dit que l’année prochaine risque d’être encore plus longue. Je décroche à  regret : c’est un vrai plaisir de vous parler chaque matin. Plaisir partagé, si j’en crois les chiffres : vous n’avez jamais été aussi nombreux (12 712) à  demander de recevoir cette chronique dans votre boite mail.

Pendant les vacances du capitaine, le site continue, évidemment. Dès vendredi, vous pourrez voir la première de nos émissions spéciales d’été. Leur thème commun : le rire, et ses limites. De quoi acceptons-nous de rire ? Quels sont les rires qui se bloquent dans notre gorge, et pourquoi ? Je ne vous en dis pas plus, pour l’instant. Vous serez surpris par la pluralité de nos approches, et de nos invités. Pourquoi avons-nous choisi ce thème ? Dans la foulée des licenciements de Porte et Guillon, évidemment. Mais aussi, parce que notre poulpe exclusif (décidément très en verve) croit savoir qu’on aura spécialement besoin de rire, dans les mois qui viennent. Donc, autant prendre de l’élan. Bonnes vacances à  tous.

Daniel Schneidermann

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