MRJC, la polémique continue…

Comme nous le pressentions au sujet du MRJC, « le débat n’est pas clos » (cf. Golias Hebdo n° 513 et 514). Le 12 février dernier en effet, en direct de Cracovie où il était en visite jusqu’au 14 suivant, l’évêque de Viviers, Mgr Balsa, éditait ce communiqué1, sec comme un coup de crosse : « J’ai appris, par la diffusion d’un tract par le MRJC, que ce mouvement projetait l’organisation d’un ‘‘week-end de formation militant’’ intitulé ‘‘Genre Voilà !’’2, les 3 et 4 mars 2018 à Annonay. Etant donné la gravité de la teneur de la proposition et les propos obscènes employés sur le tract, je suis en total désaccord avec ce projet du MRJC et je demande à l’ensemble des acteurs de la pastorale des jeunes du diocèse de Viviers, en Ardèche, de ne pas participer à ce week-end, ni d’en faire la promotion. » De quoi alimenter davantage encore la haine de la catho/fachosphère à l’endroit des Jeunes Ruraux – et de l’ensemble des mouvements d’Action catholique – qu’elle voudrait voir excommuniés, voire brûlés.

Mgr Balsa (Viviers) enfonce le clou

Avouons-le : la réaction de l’évêque de l’Ardèche surprit. Ex-vicaire général de Nice, homme plutôt ouvert passé par les GFU (Groupe de formation universitaire), Mgr Balsa – quand bien même il fut vicaire épiscopal pour la pastorale des jeunes dans les Alpes-Maritimes – semble méconnaître certains mouvements, notamment ceux de jeunes se réclamant de l’Action catholique. En l’espèce, ce qui le défrisa, ce sont certains propos notés sur ce tract : une femme semble emprisonnée par une bulle constituée de propos machistes, homophobes…, toute la littérature que les femmes et les personnes homosexuelles doivent subir au quotidien. C’est le détour qu’ont trouvé les Jeunes Ruraux ardéchois pour faire comprendre l’objet de ce week-end. Par ailleurs, le thème – ici les questions liées aux études sur le genre – ne fut pas non plus du goût de l’évêque de Viviers. Or, le MRJC organise régulièrement des week-ends pour ses membres sur maints sujets, notamment ceux touchant aux études de genre. Ainsi, début janvier dernier, en Haute-Marne3, un week-end similaire à celui organisé en Ardèche en mars prochain permettait aux Jeunes Ruraux d’écouter – entre autres – le sociologue et économiste Bernard Friot, la journaliste Rokhaya Diallo, des représentants des associations David & Jonathan, des Maires ruraux de France… Mgr Balsa – en raison de sa méconnaissance – est allé un peu vite en besogne et, loin de décourager les éventuels participants, a au contraire aidé à la publicité de cet événement par ailleurs soutenu par le ministère de l’Education nationale (par le biais du Fonds pour le développement de la Vie associative [FDVA]) et l’Union européenne ([UE], à travers le programme Erasmus).

En réalité, bien des évêques de France sont dans cette situation : ils ne savent pas à quoi servent les mouvements d’Action catholique enracinés dans leurs diocèses et sont souvent bourrés de préjugés. De fait, ils n’ont quasiment plus de courroies de transmission : aumôniers, référents…, sont parfois si absents que les mouvements se développent en faisant une lecture de l’Evangile différente de celle de la hiérarchie. Autre conséquence liée à ce moindre accompagnement ecclésial, les mouvements d’Action catholique permettent une chose rare : ils accueillent en leur sein des membres pas toujours catholiques ou croyants mais qui pourtant trouvent totalement leur compte dans un mouvement chrétien. On voit ici que ces mouvements – loin de vouloir la polémique – interpellent les autorités ecclésiales sur leur pastorale : si ces mouvements n’existent pas, où iront ces gens non chrétiens qui s’y retrouvent ? Peut-on demander de promouvoir la foi chrétienne dans sa pureté, si l’on ose dire, à des gens qui en sont éloignés sans y être hostiles ? Une chose est sûre : les Jeunes Ruraux – ces derniers temps, épaulés par des membres du Conseil d’administration – se rendent chez les évêques afin d’expliquer leur travail, faire connaissance (car, avant que n’éclate la controverse, certains évêques ne cherchaient pas à les rencontrer ou ne répondaient pas aux demandes de rendez-vous), démontrer l’importance du MRJC – et des mouvements d’Action catholique – dans la pastorale diocésaine bien sûr mais surtout dans la société qui constitue le diocèse où il est implanté.

C’est en effet nécessaire. Depuis le début de la polémique, la catho/fachosphère se déchaîne. Il faut lire ces torrents de boue qui ne pèsent pas lourds eu égard aux tombereaux d’injures que les Jeunes Ruraux peuvent recevoir, suscitant le « dégoût » chez certains membres (confidence d’un membre du Conseil d’administration, NDLR). Ces bons chrétiens marcheurs pour la vie, plein de morgue, veulent des têtes, appellent à des représailles exemplaires, et réclament même – en plus des comptes – une « condamnation » (pas moins) du MRJC aux évêques français, si l’on en croit la pétition4 qu’ils viennent de lancer. Pensez ! Ces jeunes qui se disent chrétiens utilisent même l’écriture inclusive ! Cette violence influe sur l’épiscopat, sommé de réagir et de prendre des mesures sans appel à l’endroit de ces jeunes déviants du MRJC, lesquels ont bien l’intention de réunir leurs soutiens – notamment la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), les Chrétiens en monde rural (CMR), eux aussi attaqués par l’extrême droite du Christ – dans les semaines qui viennent et réfléchir à davantage d’actions coordonnées pour pouvoir peser et faire entendre efficacement une autre voix d’Eglise, tout aussi légitime que celle portée par les marcheurs pour la vie.

La pression des ultras-catholiques

Toujours est-il que les ultras-catholiques ont installé une chape de plomb sur l’épiscopat français, entre le marteau et l’enclume sur ces questions. Ce n’est un secret pour personne : ces questions touchant à la contraception, au genre…, ne font pas l’unanimité, ne serait-ce que sur la forme et l’approche que le microcosme catholique peut en avoir. Une partie des évêques militent pour le combat frontal, l’autre partie pour une approche plus circonstanciée, dans le dialogue, les deux se réclamant de Rome : d’une part s’agissant de la défense de la doctrine, d’autre part s’agissant de l’obligation de dialogue chère à François. La prochaine assemblée plénière devrait nous en apprendre davantage sur le devenir de ces mouvements qui seront, à n’en pas douter, au cœur des discussions à Lourdes. Assurément, le MRJC a mis le doigt là où ça fait mal, a soulevé un lièvre qui doit obliger les évêques à se risquer et accepter le débat. Ne pas dialoguer, même sur ces questions, c’est – pour reprendre les mots de la théologienne Marie-Christine Bernard (http://golias-editions.fr/article5512.html), que nous remercions chaleureusement d’avoir bien voulu répondre à nos questions –, avoir le comportement d’un « parti » que nous qualifierons de soviétique. Les jeunes des mouvements demandent simplement de pouvoir dialoguer, d’être formés et de répondre à cette question, qui devrait être celle de tous les chrétiens : « Comment témoigner de l’Evangile dans une société qui ne veut plus entendre parler de Dieu ? » Ce défi ne saurait être relevé à coups d’anathèmes ou de communiqués véhéments : c’est justement cette attitude qui rend méfiant le grand nombre à l’égard de l’Eglise.

Pour aller plus loin : téléchargez http://golias-editions.fr/article5512.html

1. https://www.ardeche.catholique.fr/connaitre-l-eglise-catholique-en/l-eveque/textes-et-communiques/textes-officiels-2171/communique-de-mgr-jean-louis-balsa.html
2. https://www.facebook.com/mrjcrl/photos/pb.1717262045229358.-2207520000.1518877197./2026393724316187/?type=3&theater (inscription ici : https://framaforms.org/genre-voila-inscription-1518001940)
3. http://www.mrjc.org/index.php/bilan-stage-egalite/
4. http://www.citizengo.org/fr/sc/157095-574-000-eu-subventions-episcopales-pour-le-mrjc-cest-trop?tc=gm

Tricherie

Ce mot est ordinairement connoté négativement, et personne ne voudrait avouer s’en rendre coupable. Pourtant la perception inverse vient de se produire. En effet, Hasbro, le fabriquant du jeu mythique Monopoly, vient de commercialiser, pour répondre selon lui à la demande de nombreux joueurs, un « Monopoly des tricheurs ». Cette version ajoute 15 cartes représentant les arnaques les plus communes tentées par les participants : sauter une case, changer un hôtel de place ou voler quelques billets… Si la supercherie n’est pas révélée avant la fin d’un tour, le tricheur gagne un hôtel ou de l’argent. Mais tout de même, s’il est pris la main dans le sac, il va directement en prison (Source : AFP, 03/02/2018).

Assurément la possibilité de tricher va donner du piment au jeu : le cœur bat davantage quand on prend des risques et quand on s’aventure hors des clous. Qui ne l’a pas essayé déjà, dans un jeu quelconque ? C’est de tout temps, comme il se voit par exemple dans le tableau de Georges de La Tour Le Tricheur à l’as de carreau.
Mais le problème est d’insérer cette possibilité dans un jeu qui déjà incarne le capitalisme le plus impitoyable et dépourvu de sens moral, où tout est fait pour favoriser gain et profit. Son principe, immuable depuis sa création en 1935, est de devenir le plus riche possible en achetant des terrains pour y construire des hôtels rapportant des loyers. Le jeu était interdit dans l’ex-URSS, précisément car incarnant le capitalisme le plus sauvage et le plus débridé.
L’idéologie en était et demeure une version du darwinisme social : dans la lutte pour la vie, seul survit le plus adapté, ou le plus malin et le plus écraseur des autres, et pour le reste « Malheur aux vaincus ! ». Toujours le « maillon faible » doit sortir.
Finalement le jeu initial ignorait évidemment toute éthique, et la nouvelle version pour tricheurs ne fait que pousser à son point normal d’aboutissement sa philosophie première. Il semble même qu’elle colle de plus en plus à l’actualité, les tricheurs étant aujourd’hui de plus en plus nombreux.

Portugal : une église aux accents bergogliens

Ces dernières semaines, trois informations émanant du Portugal ont retenu l’attention : deux relatives aux divorcés remariés, une autre aux prêtres. Trois évêques ont décidé de se risquer un peu plus que la majorité de leurs confrères – de tous pays – très circonspects sur ces sujets quand bien même à Rome l’étau semble moins serré que sous les deux précédents pontificats. N’oublions pas qu’exceptés les épiscopats maltais, sicilien, campanien, belge1, allemand et argentin, peu de conférences épiscopales ont fait connaître leurs directives s’agissant de l’accueil des divorcés remariés et leur accès aux sacrements. Encore que l’un de ces trois évêques portugais ne fit jamais que rappeler le dogme, ce qui n’a pas manqué de faire réagir dans un pays où sept mariages sur dix se concluent par un divorce…

Il faudra s’y faire : avec ce pape, unité ne signifie pas uniformité. C’est difficile à admettre, tant dans le catholicisme ces deux concepts ont été longtemps confondus. François ne croit pas en cette confusion qui accroît davantage encore le pouvoir absolu du pape et de sa Curie, à l’affût du moindre écart par rapport aux dogmes ou à la doctrine. Que ce soit dans le domaine théologique ou pastoral, les exemples de chercheurs et pasteurs tancés par Rome fourmillent. Mais désormais l’audace est au contraire encouragée, l’évêque de Rome expliquant à maintes reprises que les évêques devaient parler, faire des propositions, se montrer créatifs.

Ainsi, au Portugal, Mgr Cavaco Carrilho, évêque de Funchal (Madère), vient-il d’autoriser l’un de ses prêtres, père d’une petite fille depuis l’été dernier, à poursuivre son ministère tout en assumant sa paternité, ne le déchargeant que de sa charge curiale. A notre connaissance, il s’agit là d’une première dans l’histoire récente de l’Église. Il s’agit aussi d’une transgression salutaire, en l’espèce : quantité de communautés n’ont plus accès aux sacrements en raison de la raréfaction presbytérale ; se priver des prêtres pères ou conjoints est d’une grande absurdité dans le contexte actuel. Du reste, n’oublions qu’en novembre 2016, le pape argentin rendait visite à des prêtres mariés à Rome dans le cadre de ses actes de miséricorde1, les derniers clôturant l’Année sainte extraordinaire. Beaucoup y virent un signe en faveur de l’assouplissement de la discipline ecclésiastique. Du Portugal viennent aussi les orientations pastorales de l’archevêque de Braga et primat d’Hispanie, Mgr Ferreira da Costa Ortiga, lequel écrit à l’attention des divorcés remariés qu’ils décideront, en définitive, en conscience et devant Dieu, si oui ou non ils communieront. Les prêtres n’ont pas à « se substituer à la conscience des gens », selon lui, ce qui n’est pas vraiment la ligne du cardinal-patriarche de Lisbonne, Mgr Clemente (jusqu’alors vu comme ouvert), qui continue de conseiller l’abstinence sexuelle et l’accès aux sacrements que dans des « circonstances exceptionnelles » (et si les remariés ne consomment pas leur union). Une ligne qui ne manqua de surprendre dans ce pays où sept mariages sur dix se soldent par un divorce…

Si les évêques de Braga et Funchal, il n’y a pas dix ans, auraient été convoqués par Rome, sommés de se déjuger, il est à peu près certain que François n’en fera rien. A bien des occasions, il a fait savoir que l’Église était diverse, et qu’en fonction des histoires, des cultures, de la vie des gens, le message évangélique se colorait pour mieux se diffuser. Ce qui est bon ici ne l’est pas nécessairement ailleurs et pourtant, c’est bien la même Église, qui a pour forme le polyèdre, respectant les particularités de chacune des Églises locales. C’est une nouveauté qui n’en finit pas d’étonner et parfois contrarie ceux qui croient toujours en la verticalité ecclésiale, souvent ceux-là qui par ailleurs souhaitent la fin de l’expérience bergoglienne dans les plus brefs délais. Et il est vrai que François entre dans un mois dans la sixième année de son pontificat et que les réformes semblent au point mort. C’est en mettant un coup d’accélérateur sur ces chantiers qu’il pourra, sait-on jamais ?, récupérer un peu de crédibilité après son catastrophique voyage au Chili.

[Pour aller plus loin : téléchargez l’intégralité de notre dossier : http://golias-editions.fr/article5511.html]

1. http://plein-jour.eu/wordpress/surprise-pape-francois-rend-visite-a-des-foyers-de-pretres-maries-a-rome-meme/

Consommation

On vient d’avoir un sidérant exemple du désastre où elle conduit. Je pense à ces bagarres auxquelles a donné lieu, dans plusieurs magasins Intermarché, une promotion sur la crème à tartiner Nutella. Le pot familial de 950 grammes était proposé à prix cassé de 70%, à 1,40 euro au lieu de 4,50 euros. On a assisté à des scènes d’émeute : des clients dans la Loire, le Nord, le Pas-de-Calais ou le Rhône se sont battus, se sont tiré les cheveux et se sont arraché les vêtements, et les magasins ont été en rupture de stock en moins d’une heure (Source : LesEchos.fr, 25/01/2018). J’ai même entendu à la radio que la police ou la gendarmerie est intervenue à cette occasion.

Ainsi, non content d’empoisonner régulièrement leur progéniture à grand renfort d’huile de palme et de sucre, les parents n’ont pas hésité à prendre des risques physiques pour se jeter sur ce produit, qui fait le bonheur des cardiologues. Et d’autre part on peut se demander où s’arrêtera cette frénésie de consommation, cette fièvre acheteuse, si elle se manifeste déjà de cette façon pour de vulgaires pots de Nutella.
On a déjà vu des ruées de ce type lors de l’ouverture des soldes. C’est un comportement animal, sans aucune réflexion : finalement, qu’est-ce qui intéresse nos contemporains, sinon la fripe et la frite ? Leur but ? « Vivre et penser comme des porcs », selon le titre d’un livre de Gilles Châtelet. Tout cela est orchestré par les supermarchés, ces Temples modernes : si les églises sont vides, eux sont pleins. Le cantique est la publicité, que l’on ingère à tout bout de champ.
Au fond de tout cela, il y a un grand nihilisme. On ne pense qu’à bâfrer et à frimer par des fringues, et on emplit son caddie, quitte à écraser les autres. Du néant sous des néons… Le système perdure, dit Baudrillard dans La Société de consommation, « avec une fixité obscène ». S’écroulera-t-il un jour ? Je ne sais. En attendant, même si on ne voit pas de dieu de remplacement, la seule chose à faire est la sécession. Comme dit René Char : « Obéissez à vos porcs qui existent, je me soumets à mes dieux qui n’existent pas. »

Relativité

Nos jugements moraux sont relatifs à l’état de nos organes et à l’acuité de nos perceptions. Diderot l’a bien montré dans sa Lettre sur les aveugles. Ces derniers n’ont pas la même éthique que nous. La plus grande faute pour eux est le vol, parce qu’on peut les voler sans qu’ils s’en aperçoivent. Et à l’inverse de nous, puisque ne voyant pas, ils ne font aucun cas de la pudeur : n’était l’inclémence du temps ils iraient volontiers tout nus.

C’est à quoi j’ai pensé en lisant un intéressant article : La Suisse interdit de plonger les homards vivants dans l’eau bouillante, au nom du bien-être animal (Franceinfo avec AFP], 11/01/2018). Désormais ces crustacés devront être assommés au moyen de chocs électriques entraînant la destruction de leur cerveau avant d’être mis à mort. On pense qu’ils possèdent des systèmes nerveux complexes et qu’ils ressentent de la douleur lorsqu’ils sont ébouillantés. Il est vrai qu’ils ne crient pas, pas plus que le pauvre poisson agonisant de longues minutes à l’air libre, victime du brave pêcheur à la ligne qu’on dit pourtant bien pacifique ! S’ils le faisaient, notre ouïe les prendrait en pitié.
« Nous avons, dit Diderot, de la compassion pour un cheval qui souffre, et aucune pour une fourmi que nous écrasons sous notre talon ». Ici c’est la vue qui est en question : le gros animal nous émeut, pas le tout-petit. Pourrions-nous faire comme ces disciples du jaïnisme indien, chez qui le principe de non-violence (ahimsâ) est si respecté que certains portent devant leur bouche un écran qui les empêche d’avaler les insectes, ou balaient la route devant eux pour ne pas écraser un animal ?
Les végétariens même oublient qu’un végétal, quel qu’il soit, est lui aussi vivant. Que sait-on de ce qu’il ressent ? En fait nous ne vivons qu’en tuant du vivant. La vie de tout être n’est possible que par la mort d’autres êtres. C’est à ce prix qu’elle se perpétue, et le monde n’est qu’un immense massacre. – Faut-il alors être reconnaissant à l’imperfection occasionnelle de nos organes, qui nous aveugle à cette vérité ?