Golias Hebdo : dix ans déjà !

Depuis dix ans que l’hebdomadaire existe (le n° 1 date de novembre 2007), Golias – qui a fêté ses trente-deux ans d’existence (n° 1 de la revue : mai 1985) – tente dans le fracas de ce monde toujours plus rapide, toujours plus complexe, toujours plus connecté, de décoder, d’apporter un autre regard, d’« empêcher de croire en rond ». Dans le domaine ecclésial, naturellement, notre singularité ; dans les domaines socio-économiques, politiques et sociétaux aussi, en cherchant à donner toutes les clefs, entre autres celles qui n’apparaissent pas dès l’abord. Notre objectif : que le lecteur puisse se faire une opinion en toute conscience, être éclairé.

C’est encore le cas à divers titres dans ce numéro spécial. Au sujet des ordonnances Travail qui vont profondément modifier les rapports employeurs/employés, par exemple. On s’en réjouirait si ce qui est présenté comme une réforme n’était en réalité qu’une régression : on fermera des entreprises plus facilement puisqu’on licenciera « sans problème ». Notre pays compte près de dix millions de demandeurs d’emplois et au lieu de les aider, on perfuse les entreprises, lesquelles, après avoir bénéficié de subventions multiples et autres crédits d’impôt, – depuis fort longtemps, avec un tournant radical en 2007 – pourront s’expatrier dans un autre pays où la main d’œuvre est moins chère. Sans rendre l’argent, bien sûr ! Il s’agit de leur donner des moyens d’investir, de leur rendre confiance… Il y a de quoi être révolté, à l’image de Serge Portelli, président à la cour d’appel de Versailles et membre du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), qui a bien voulu apporter son éclairage sur ces ordonnances et leurs graves conséquences. C’est l’homme qui est bafoué ; il ne s’agit pas de le rendre plus libre, plus adulte, plus indépendant : il s’agit de l’asservir, encore et toujours. L’homme, et la femme naturellement, qui souffrira davantage encore avec ces nouvelles dispositions jupitériennes, la femme encore et toujours considérée comme un sous-homme dès lors qu’il s’agit de la rétribuer pour son travail, que l’on viole parfois – la scandaleuse affaire Weinstein et ses répercussions dans les milieux politiques et artistiques de notre pays le démontrent affreusement – en échange d’un travail.

Dans la maison Eglise, elle n’est pas non plus très bien considérée, et Golias, dès sa création, appela à une meilleure reconnaissance de la place et du rôle des femmes dans l’Eglise. En vain jusqu’à présent, même si les choses pourraient changer. La réflexion théologique sur le diaconat féminin que nous proposons depuis le n° 498 se prolonge, de fait, dans ces pages, avec l’entretien accordé par le
P. Marcel Metzger – que nous remercions chaleureusement – et se poursuivra la semaine prochaine. L’enjeu est de taille car au-delà du diaconat féminin, c’est bien les ministères qu’il faut réformer ; repenser l’Eglise pour ce XXIe siècle si élastique (pour ne pas dire « liquide », cf. Golias Magazine n° 164 et Golias Hebdo n° 496), si déstructuré à bien des échelles. Débute par ailleurs aujourd’hui – et pendant six semaines – une réflexion sur « la prise de risque en christianisme » que nous confie le théologien Jacques Musset grâce à laquelle chacun pourra se rendre compte que le monolithisme romain actuel ne fait pas partie de la Tradition de l’Eglise, loin s’en faut, encore moins de la Tradition biblique. Un feuilleton riche qui touche aux grands dossiers que nous traitons depuis trois décennies et qui nourrit à maints égards le débat sur le service ecclésial. Bref, poursuivre le dialogue et le dialogue avec tous. C’est bien ce mot qui est au cœur du travail de Golias : un dialogue franc mais respectueux qui n’empêche pas la causticité, piment de cette actualité si triste bien souvent. Un dialogue qui n’empêche pas l’engagement, engagement qui ne se veut pas sectaire. C’est cela, Golias : dialoguant, engagé, ouvert mais nullement naïf et certainement pas béni-oui-oui ; Golias est une brebis, non un mouton. Mais Golias, c’est aussi et surtout le refus du centralisme, du repli sur soi, de l’affirmation identitaire, du rejet de l’autre qui menacent tant notre pays que notre Eglise. Il ne s’agit pas d’être des vigies mais de témoigner, à notre petite échelle, que là où est l’Homme, Dieu n’est pas loin ; que tout ce qui est humain est naturellement divin puisque Dieu en Jésus Christ a partagé « notre humanité commune », pour le dire comme Mgr Dagens, évêque désormais émérite d’Angoulême, dans nos colonnes (cf. Golias Magazine n° 159). C’est bien ce que nous nous répétons inlassablement même quand le découragement gagne – et cela arrive dans la rédaction parfois, pourquoi le cacher ?

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Gain

Le désir qu’on en éprouve semble ne pas avoir de limites, et s’accompagne d’un énorme aveuglement. Ainsi beaucoup d’agriculteurs protestent contre l’interdiction programmée chez nous d’utiliser le glyphosate, un pesticide fortement suspecté d’être cancérigène, et aussi de perturber le système endocrinien. Ils ne voient pas la contradiction où ils se trouvent : d’une part vouloir persister à utiliser un produit dangereux, au motif qu’il est effectivement très efficace, et de l’autre le fait qu’ils en sont potentiellement, eux-mêmes et leurs proches, les victimes. D’ailleurs il vient d’y avoir dans le Bordelais une manifestation contre ce produit des ouvriers agricoles qui, eux, n’ont pas le choix de l’utiliser. Sans parler des pétitions que le grand public a lancées en faveur de l’interdiction.

Cet aveuglement laisse rêveur. Ainsi on raisonne à très courte vue. On ne voit que l’intérêt immédiat, sans se préoccuper du lendemain. L’intérêt financier à court terme passe avant le souci de la santé sur le long terme. Comme dit le vieux proverbe : Auri sacra fames !  (Maudit soit l’amour de l’or !).
Ce qui fait un homme est l’idée d’anticipation, de prévoyance. Les animaux, pour autant que nous puissions le savoir d’après leur comportement, vivent dans le seul présent. Ils ne diffèrent pas une satisfaction immédiate au profit d’un avantage escompté pour l’avenir. Seul l’homme peut le faire. Il est une différence différante.
« Quand les sauvages de la Louisiane veulent avoir du fruit, ils coupent l’arbre au pied, et cueillent le fruit. » Cette remarque de Montesquieu dans l’Esprit des Lois (V, 12) dit exactement ce qui se passe dans notre cas. Mais il me semble qu’elle peut s’appliquer à bien d’autres circonstances et comportements visibles aujourd’hui : on n’anticipe plus, on jouit du seul présent, et on ne pense pas au lendemain qui peut être catastrophique. Si toute civilisation, comme disait Valéry, est perspective, le sens du futur, essentiel pour la définir, disparaît. Aussi meurt-elle, quand ainsi on lâche la proie pour l’ombre.

Mgr Castet part… Le diocèse de Luçon exsangue

Au suivant ! C’est le troisième évêque français nommé par Benoît XVI qui démissionne ! Certes, les trois cas sont différents mais ils interrogent sur le recrutement épiscopal et le discernement…

Après Mgr Le Vert, nommé auxiliaire de Meaux en 2005 puis évêque de Quimper-Léon en 2007 démissionnaire en 2015 (cf. Golias Hebdo n° 334, 337 et 370) ; après Mgr Gaschignard, nommé auxiliaire de Toulouse en 2007 puis évêque d’Aire et Dax en 2012 démissionnaire en avril dernier (cf. Golias Hebdo n° 476) ; voici Mgr Castet, nommé évêque de Luçon en 2008 qui vient de jeter l’éponge pour raisons de santé le 12 octobre. Soit. Il s’agit là d’une honorable porte de sortie pour cette calamité épiscopale (cf. Golias Hebdo n° 334, 341, 349 et 364). Et ce, dès sa nomination.

Quand Alain Castet, jusqu’alors curé-doyen dans le très huppé VIIe arrondissement de Paris après avoir faire l’essentiel de sa carrière presbytérale dans les si bourgeois VIe, XVIe et XVe arrondissements, est nommé évêque, c’est la consternation. A plus forte raison que le bureau des cultes au ministère de l’Intérieur a émis un avis négatif mais à l’Elysée, on passe outre : l’ultra-catho conseillère du président Sarkozy, Emmanuelle Mignon, une de ses paroissiennes, apprécie beaucoup ce curé en tout point conforme ! Réputé vaniteux, mondain, ami des puissants, sa candidature est donc poussée dans le dos du cardinal Vingt-Trois (toutefois heureux de se débarrasser de cet obséquieux patenté) par la présidence de la République et le vicomte de Villiers, alors président du Conseil général de Vendée, lequel avait obtenu les départs de Mgr Garnier (1991-2000) puis de Mgr Santier (2001-2007), trop à gauche à son goût. De fait, ce dernier avait lancé un synode – encore vivace dans la mémoire des Vendéens aujourd’hui – qu’il avait conclu par une demande de pardon. Cela avait particulièrement déplu au seigneur de Vendée qui avait mis en branle ses réseaux romains pour obtenir et le départ de Mgr Santier à Créteil en 2007 et la nomination d’Alain Castet qu’il fréquentait à Paris et qui avait – à ses yeux – toutes les qualités requises. A peine nommé évêque de Luçon le 14 avril 2008, Mgr Castet termine sa conférence de presse en rappelant aux journalistes qu’il est chevalier de la Légion d’Honneur ; à peine ordonné évêque (il ne parlera jamais que de « consécration », une erreur théologique) le 29 juin suivant, il indique aux Vendéens qu’il « déplacer[a] des cloisons » et « changer[a] des tapisseries » au mépris de l’histoire diocésaine. Même l’archevêque de Paris, dans son homélie d’ordination, ne cache pas ses doutes : « Comme évêque, vous devenez le père commun d’un diocèse qui a son histoire et ses traditions. Vous ne réécrirez pas l’histoire et si vous souhaitez faire évoluer les traditions, comme c’est normal, vous le ferez en bon père de famille, c’est-à-dire sans brutalité, avec le souci de faire progresser et de faire grandir ceux qui vous sont confiés. Vous êtes le père du presbyterium : vos prêtres sont vos collaborateurs les plus précieux. Vous devez devenir leur ami plus que leur patron. Ils sont encore nombreux en Vendée. Prenez le temps de les connaître, de les estimer et enfin de les aimer. » Cela tomba pourtant dans l’oreille d’un sourd car, dès le départ, les choses coincent. [découvrez l’ensemble de notre article dans Golias Hebdo 499]

Débaptisage

Des mouvements antiracistes veulent faire enlever le nom de Colbert au fronton de nos établissements publics, dont les lycées, au motif qu’il a rédigé, sur demande de Louis XIV, le Code noir entérinant et réglementant l’esclavage. Ce fait est exact, mais je me demande si on bien raison d’aller jusque là.

Tout homme a sa part d’ombre, même si par ailleurs il peut avoir des qualités, qui le font paraître lumineux aux yeux de la postérité. À suivre ces iconoclastes, il faudra faire la chasse à tous ceux qui ont pu avoir dans l’histoire des sympathies pour le racisme, ou simplement pour des causes moralement discutables. On pourra incriminer Louis XIV lui-même, puis Napoléon, qui a donné sa bénédiction à l’esclavage en le réactivant. Mais aussi je suis bien sûr qu’on trouvera jusque chez le général de Gaulle des zones d’ombre en telle ou telle de ses positions. Est-ce une raison pour débaptiser rues et avenues, déboulonner les statues sur les places publiques, etc. ?
Partie en si bon chemin, la chasse aux sorcières pourra s’en prendre à quasiment tous les écrivains. Il y a de l’antijudaïsme chez Shakespeare, avec le personnage de Shylock dans Le Marchand de Venise. Chez Voltaire, où la rapacité d’un « marchand juif » est mentionnée dans Candide. Chez Balzac, avec le personnage du baron Nucingen. Chez Baudelaire aussi (« Une nuit que j’étais près d’une affreuse Juive… »), etc. Et pour prendre un autre domaine les admirateurs de Zola lui-même savent-ils comment il traite la Commune de Paris dans La Débâcle ? Les Versaillais y sont présentés comme la partie saine de la France amputant cette dernière de sa partie gangrenée. Est-ce ce qu’on attend d’un écrivain progressiste ?
En vérité, nul n’est parfait. C’est pour chacun le bilan général de l’œuvre qui compte, et c’est aux historiens de le dresser impartialement. Il y a un angélisme exterminateur, qui anime les mouvements susdits. Leur zèle de purification oublie que sauf à critiquer à peu près tout le monde il y a toujours une mesure à garder en toutes choses : Est modus in rebus.

Au-delà du diaconat féminin, repenser les ministères

L’Association des prêtres catholiques d’Irlande a appelé les évêques irlandais à mettre un terme à l’introduction de diacres permanents dans leurs diocèses jusqu’à ce que la commission des diacres féminins du Vatican ait terminé son rapport et que le pape François ait pris une décision basée sur ses conclusions.

Le 5 septembre dernier, nous avions vent de cette information par le National Catholic Reporter (NCR), hebdomadaire libéral nord-américain : l’Association
des prêtres catholiques d’Irlande réclame une « pause diaconale (…) jusqu’à ce que la commission des diacres féminins du Vatican ait terminé son rapport et que le pape François ait pris une décision basée sur ses conclusions »1. L’Association craint en effet que « procéder à l’introduction de diacres masculins en ce moment ajouterait ‘‘une autre couche cléricale masculine au ministère’’ ». Emmenée par le P. Donovan de l’archidiocèse de Cashel et Emly (sud des Midlands), elle estime qu’il n’est plus possible d’éloigner les femmes de l’autel d’autant qu’elles exercent déjà d’immenses responsabilités dans les paroisses. Le P. Donovan pointe également une problématique : « La réalité est que les prêtres meurent rapidement et que ceux qui restent vieillissent et ne sont pas remplacés. Il est triste que la seule solution que nous aient donnée les évêques soit le diaconat masculin. Il est incompréhensible que les prêtres ne trouvent pas d’autres solutions ».

De fait, cet article pose différentes questions : quelle place pour les femmes dans l’Eglise ? Que devient le ministère diaconal alors que le nombre de prêtres chute ? Que doit-on attendre de la commission sur les femmes diacres créée à l’été 2016 et présidée par l’alors secrétaire jésuite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Ladaria Ferrer, depuis juin dernier préfet de cette même congrégation ? Et nous, en France, où en sommes-nous vis-à-vis de cette éventuelle ordination de femmes diacres ? Nous avons proposé cet article de la journaliste Sarah Mac Donald, pigiste à Dublin, à quatre évêques français qui n’ont même pas pris la peine d’accuser réception… Une patate chaude, visiblement, et pas que pour eux : différentes théologiennes saisies ont botté en touche, arguant même çà et là que vouloir ce ministère pour les femmes serait contribuer au cléricalisme vu comme la panacée dans l’Eglise… Ce sont donc deux théologiens, cette semaine, qui ont bien voulu se pencher sur ce thème du diaconat féminin et la proposition de prêtres irlandais de « pause » : le père jésuite François Euvé, rédacteur en chef des Etudes, et le père Alphonse Borras, vicaire général du diocèse de Liège. Nous les remercions vivement pour leurs réponses qui nourriront assurément la réflexion des chrétiens français. Tous deux, par des biais différents, arrivent peu ou prou à la conclusion qu’il s’agit en définitive de repenser les ministères. Car ce serait en effet verser dans le cléricalisme s’il s’agissait de reproduire ce qui se fait depuis des centaines d’années dans l’Eglise (et qui ne fonctionne plus).

Or, il s’agit de profiter de l’opportunité de cette commission pour élargir le débat et repenser les ministères, voire cette notion de « service » souvent avancée par les opposants à l’ouverture des ministères aux femmes qui, en dépit de leurs dénégations, s’apparente à un « pouvoir ». Argument clérical et masculin, pour ne pas dire machiste, comme si des femmes et des hommes réclamant l’ouverture des ministères aux femmes le faisaient pour une question de pouvoir… Au nom de l’égalité ? Il y a de cela, en vérité ; le P. Euvé préfère parler de « réciprocité » et donner le primat à la relation. Il est rejoint par le P. Borras sur le fondement des ministères : doivent-ils être institués par le sacrement de l’Ordre ou par celui du Baptême ? Si la commission réunie par François s’attachera avant tout à l’aspect historique du diaconat féminin exercé dans la primitive Eglise, il appartient aux chrétiens, aux théologien(ne)s et aux évêques de creuser ses conclusions et de faire des propositions innovantes. Pas forcément applicables à la totalité de l’Eglise mais plutôt dans des secteurs géographiques spécifiques de l’Eglise (on pense en particulier à l’Amazonie et… à la sphère nord-occidentale), le catholicisme étant pluriel, pour paraphraser le P. Borras. Dès la semaine prochaine, nous proposerons une troisième contribution : ce débat ne fait que commencer. Pour aller plus loin : http://golias-editions.fr/article5488.html

1. https://www.ncronline.org/news/world/irish-priests-call-diaconate-pause