« Venez, famille de Jacob, marchons à  la lumière du Seigneur »

1er dimanche de l’Avent A – Lecture du livre d’Isaïe (2, 1-5)
Distraits et indifférents, nous pensons aux autres à  ceux qui sont loin¦ Et si le message était pour nous, actuel ! Isaïe entrevoit un futur étranger au présent. Au temps de l’auteur, le Royaume du Nord est menacé de disparition, tandis que le Royaume de Juda a pour souci de se ménager la protection de l’empire assyrien.

Or voici que l’avenir est substitué au présent en pensées et en paroles : il est vu, porteur d’une espérance universaliste. Au premier plan, le prophète érige la Montagne du Seigneur. Elle dépasse toutes les autres sans les écraser : des peuples toujours plus nombreux aspirent à  monter vers elle. L’envie est devenue universaliste, (mondialiste !), de se mettre à  l’écoute du Dieu de Jacob : de Sion vient la Loi, de Jérusalem la Parole de Yahvé. Et le résultat est époustouflant : cessent les clameurs de guerre, les armes deviennent instrument de développement ; nos voisinages jusque-là  indifférents, débarquent dans nos églises, dans la grande Assemblée du Peuple de Dieu. Telle est la vision futuriste, mais nous sommes ramenés fermement au présent : interrompu le rêve de cette humanité qui sera, mais qui n’est pas encore en marche vers le Seigneur ; fini de rêver à  un monde qui n’est pas encore de paix et de concorde. Le dernier verset est rupture de temps, de sujet ; il est commandement et l’ordre se décline à  la deuxième puis à  la
première personne du pluriel. « Venez, en route » Vous les chrétiens. De personnel l’ordre se fait communautaire : « marchons » nous qui avons déjà  la Foi, nous qui sommes déjà  du peuple croyant : baptisés, pratiquants. « Venez, marchons à  la lumière du Seigneur ». Le message n’est pas d’abord pour les autres, il est pour nous. Une lumière intense est déjà  présente. Laissons-nous éclairer par le Seigneur : prière et recueillement, dans la Maison du Dieu de Jacob, dans l’église de nos parents, amis, voisins.

Jean Doussal

PRà‰SERVATIF : VERTIGES DE L’EXà‰GàˆSE

Dieu soit loué, à  l’ère de la transparence universelle, il reste de riches zones d’ombre. La pensée du pape sur la sexualité, par exemple. Qu’avait en tête Benoit XVI, en parlant « d’un homme prostitué », dans la version originale allemande de son livre d’entretiens « Lumière du monde », pour illustrer son acceptation nouvelle, dans certains cas de risques de contamination par le virus du sida, de l’usage du préservatif ?

« Dans certains cas, estime le pape, quand l’intention est de réduire le risque de contamination, cela peut quand même être un premier pas pour ouvrir la voie à  une sexualité plus humaine, vécue autrement. » La phrase a légitimement été relevée : elle exprime exactement le contraire de ce qu’avançait jusqu’alors la doctrine du Vatican.

Et de donner un seul exemple : celui, donc, d’un « homme prostitué ». Vertiges de l’exégèse. Le pape imagine-t-il que seuls les prostitués mâles utilisent le préservatif ? Ne l’a-t-on pas mis au courant des risques de transmission hétérosexuelle ? Imagine-t-il que le rapport de prostitution homosexuelle est mieux à  même de mener vers « une sexualité plus humaine » que le rapport hétérosexuel ? L’évolution de la doctrine serait plus remarquable encore.
Dieu soit loué, les mécréants ne sont pas seuls à  s’y perdre. Qu’avaient en tête les traducteurs italiens d’une première version publiée par notre confrère le quotidien du Vatican, l’Osservatore Romano, qui ont traduit « un homme prostitué » par « une prostituée » ? Ont-ils été mà»s par l’homophobie, ou au contraire par un refus de stigmatiser les homosexuels ? Etaient-ils simplement pressés ? Ce significatif lapsus de traduction mériterait approfondissements, débats internes, un concile peut-être. Mais il est tout simplement inimaginable de questionner le pape. Pas seulement lui, d’ailleurs. Il est parfois aussi périlleux d’interroger un simple chef d’Etat, comm e le relèvent les revues de presse de ce matin. On n’ose imaginer la scène de Lisbonne, dans la salle de presse du Vatican.

Par Daniel Schneidermann | Fondateur d’@rrêt sur images |

Les fausses confidences du président Sarkozy à  Lisbonne : des médias désorientés !

On ne voit que le mot « désorientation » pour qualifier le lamentable spectacle offert par nombre de médias après les fausses confidences du président Sarkozy faites le 19 novembre 2010 à  Lisbonne aux journalistes accrédités. Ils paraissent n’avoir plus aucune idée des contraintes qui s’exercent sur la relation d’information. Ils en sont venus 1- à  faire dire au président ce qu’il n’avait pas dit et 2- à  ne pas percevoir l’opération à  laquelle il s’était livré à  leur égard.
L’accusation de rétro-commissions et l’image de l’accusation de pédophilie

La tempête a soufflé, semble-t-il, d’abord dans le verre d’eau de la brochette de journalistes accrédités qui avaient accès au Président Sarkozy à  l’occasion du sommet de l’OTAN à  Lisbonne. Visiblement indisposé par les accusations qui le visent dans l’affaire de possibles rétro-commissions versées lors de contrats d’armement avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite, il a voulu montrer qu’il existe des accusations contre lesquelles il est impossible de se défendre sitôt qu’elles sont portées même sans la moindre preuve. Le procès d’intention qu’on lui fait, serait, selon lui, semblable à  celui qu’il pourrait faire lui-même à  un journaliste en l’accusant de pédophilie sans plus de preuve. La pédophilie est, en effet, aujourd’hui une accusation infamante contre laquelle l’incriminé ne peut se défendre, en raison d’abord de l’odieux et imbécile proverbe : « Il n’y a pas de fumée sans feu », et ensuite des réflexes de répulsion et de condamnation que le viol de l’enfant déclenche aujourd’hui avant tout examen. Il arrive qu’un innocent ainsi accablé en vienne à  se suicider.

Les propos essentiels rapportés par l’AFP sont les suivants : « Et vous, a-t-il dit à  un journaliste, j’ai rien du tout contre vous. Il semblerait que vous soyez pédophile… Qui me l’a dit ? J’en ai l’intime conviction (…) Pouvez-vous vous justifier ? » Et, quelques instants plus tard, il a quitté ses interlocuteurs en leur lançant sur le mode de la plaisanterie : « Amis pédophiles, à  demain ! »

1- La pratique malhonnête de la mise hors-contexte

Aucune confusion ne peut donc être entretenue : jamais le président Sarkozy n’a accusé un journaliste d’être pédophile ni encore moins des journalistes. La pédophilie a seulement été prise par le président comme l’ image d’une situation o๠il est impossible de se défendre : l’accusation d’une possible implication dans l’obtention de rétro-commissions relèverait, selon lui, de la même infamie qui suscite les mêmes réflexes et anéantit toute possibilité de défense. On partage volontiers ce point de vue. De même, son salut « Amis pédophiles, à  demain ! » est un trait d’ironie, voire de sarcasme, mais qui dit le contraire de ce qu’il pense puisqu’il a laissé comme indice pour le deviner le contexte de l’entretien qui vient de s’achever.

Or, une revue des titres sur Google montre qu’au moins vingt médias soutiennent le contraire, même si dans le cours de leur article ils le démentent. Un titre est pourtant la vitrine d’un article pour capter l’attention du lecteur qui souvent ne retient que lui. Peut-il énoncer le contraire de ce que l’article développe ? Sans doute mais seulement si des indices d’ironie sont perceptibles. Or, on n’en perçoit aucun dans la liste affligeante des titres choisis par ces vingt médias atteints de psittacisme o๠l’on ne sait plus qui plagie l’autre :

– « Quand Nicolas Sarkozy traite les journalistes de « pédophiles » », 20 minutes, le 23.11. 2010 .

– « Le dérapage de Sarkozy contre un « journaliste pédophile » », Le Nouvel Obs.com, 22.11. 2010.

– « Journalistes « pédophiles » : Quand Sarkozy dérape », Le Journal du dimanche.fr, 22.11.2010.

– « Journalistes œpédophiles : Quand Sarkozy dérape », à‰toile rouge, 23.11.2010

– « Journaliste pédophile : le dérapage de Sarkozy », Charente libre, 23.11.2010.

– « « Journaliste pédophile » : Sarkozy esquive (encore) Karachi », Rue 89, 23.11.2010.

– « Karachi : Nicolas Sarkozy et « les journalistes pédophiles » », Metro, 24.11.2010.

– « Sarkozy et les « journalistes pédophiles » », Le Figaro.fr, 23.11.2010.

– « Sarkozy et le journaliste « pédophile » », Slate.fr, 23.11.2010.

– « Sarkozy et le journaliste « pédophile » », Le Monde.fr, 23.11.2010.

– « Sarkozy et les journalistes pédophiles », Sud Ouest, 24.11.2010.

– « Sarkozy et les journalistes pédophiles », La Dépèche.fr, 23.11.2010.

– « Sarkozy à  des journalistes : « Amis pédophiles, à  demain » », Médiapart, 22.11.2010

– « Dérapage “ Sarkozy aux journalistes : « Amis pédophiles, à  demain » », France-Soir, 23.11.2010.

– « « Amis pédophiles, à  demain ! » : quand Nicolas Sarkozy passe un savon aux journalistes », France Info, 23.11.2010.

– « Sarkozy aux journalistes : « Amis pédophiles, à  demain ! », Tribune de Genève, 23.11.2010.

– « Sarkozy aux journalistes : « Amis pédophiles » », Lesoir.be, 22.11.2010.

– « Sarkozy aux journalistes : « Amis pédophiles, à  demain ! » », La Provence.com, 24.11.2010.

– « Sarkozy aux journalistes : « Amis pédophiles, à  demain ! » », 24 heures, 26.11.2010.

– Guy Birenbaum, quant à  lui, se distingue : « Naît-on journaliste comme on naît pédophile ? »

Qui a dérapé ? Qui est sujet ici à  désorientation ? Le président ou ces vingt médias ?

2- Les fonctions des fausses confidences dites  » off « 

Une seconde leçon de cette incident est inspirée par le contexte de l’entretien. C’était un échange privé que les journalistes opposent à  l’interview publique en qualifiant l’un et l’autre du nom des deux positions prises par l’interrupteur de magnétophone ou de micro, « arrêt » et « marche », en sabir anglo-saxon « Off » et « On ». Ainsi est-il avoué qu’il existe au moins deux variétés d’informations : l’une publique qu’on livre volontairement, appelée « information donnée » car elle sert les intérêts de l’ émetteur ou du moins ne leur nuit pas, et une autre qu’on ne livre pas mais confie seulement en privé, sans être vraiment secrète sauf pour la majorité de citoyens exclus des divers cercles du pouvoir.

Or, qu’apprend-on de ces fausses confidences dites « off » dont les journalistes sont si friands et aiment à  se prévaloir pour montrer leur proximité avec le pouvoir ?

1- Le canal de  » la fuite organisée « 

On savait déjà  que ce canal d’information par fausses confidences était celui qu’empruntaient les gens de pouvoir pour diffuser « une fuite organisée ». L’information donnée volontairement n’est pas fiable parce qu’elle passe au crible de l’autocensure de son auteur. L’astuce consiste donc à  la déguiser en information extorquée par le canal de ces fausses confidences données en « off » et donc censées ne pas être publiées, mais que leur auteur livre pourtant avec l’espoir qu’elles le seront, dotées par ce biais de la crédibilité d’une information qui passe pour avoir échappé à  l’autocensure de sa source, comme l’information extorquée à  son insu ou contre son gré.

2- Une incitation à  l’autocensure

On découvre aujourd’hui qu’un président peut affectionner aussi cette proximité qui flatte tant les journalistes, pour les manipuler. L’image de l’accusation de pédophilie est ni plus ni moins qu’une leçon pour les inviter à  une extrême prudence dans l’exercice de leur métier, comme s’ils n’étaient pas correctement formés.

Le président les soumet, en fait, à  un chantage simulé par réciprocité (accusation de rétro-commissions contre accusation de pédophilie) pour activer leur autocensure à  l’avenir. Leur statut de journalistes accrédités doit les rendre d’autant plus réceptifs à  cette leçon présidentielle qu’une indocilité les expose à  perdre leur accréditation..

La leçon s’inscrit visiblement dans le contexte de ce cours général de journalisme que le président avait inauguré le 8 janvier 2008 lors de sa conférence de presse à  l’à‰lysée devant un parterre réjoui de journalistes accrédités, et dont le principe directeur se résumait à  ceci : quand vous êtes près de moi, c’est que je vous ai sifflés, sinon vous ne pouvez pas m’approcher. Autrement dit, je ne vous livre que les informations que je décide de diffuser (1). Le contraire eà»t été étonnant !

On est donc étonné que l’incident ait donné lieu dans ces vingt médias à  un pareil leurre de diversion qui par mise hors-contexte a fait dire au président ce qu’il n’avait pas dit et s’est bien gardé d’identifier ce cours d’autocensure qu’il avait voulu dispenser aux journalistes accrédités à  Lisbonne. Il semble qu’il faille chercher la raison d’une telle  » désorientation  » dans le conflit vécu par les médias entre cette relation de proximité du pouvoir qu’ils recherchent et l’image d’indépendance qu’en même temps ils veulent pourtant donner d’eux-mêmes. à€ ce jeu, ils finissent par ne plus savoir o๠ils en sont et la qualité de l’information est la première à  en faire les frais.

Pierre-Yves Chereul

(1) Paul Villach,  » L’humiliante leçon de journalisme donnée par le président Sarkozy pendant sa conférence de presse « , AgoraVox , 9 janvier 2008.

BURKINA FASO :
Des imposteurs valident la nouvelle imposture électorale de Blaise Compaoré

Alors que le Burkina Faso vient de connaître une des pires parodies
électorales de son histoire, la France et l’Union Européenne observent
un silence complaisant et laissent des observateurs illégitimes valider
le sacre d’un des meilleurs gardiens des intérêts français dans la
sous-région.

Blaise Compaoré, qui a renversé Thomas Sankara en 1987 avec la
bienveillance de la France puis a installé son régime dans la répression
des journalistes et opposants, se succède à  lui-même en remportant la
pseudo-élection présidentielle du 21 novembre dernier. Une nouvelle
fois, cette élection est entachée d’irrégularités. Le tribunal
administratif, saisi par les partis d’opposition, a jugé non conforme au
code électoral la carte d’électeur. La suite sera donnée par le Conseil
Constitutionnel qui pourrai décider d’annuler le scrutin. Sentant que
l’élection était jouée d’avance, seule la moitié des 7 millions
d’électeurs potentielss’était inscrite sur les listes électorales, et
seulement 1,7 millions d’entre eux se sont rendus aux urnes. Cette
mascarade prend une signification d’autant plus particulière que Blaise
Compaoré entend modifier la constitution pour pouvoir se représenter
indéfiniment à  la présidence, à  l’instar de son ami camerounais Paul
Biya. C’est pourtant sans complexe que le président du Burkina Faso va
endosser ce dimanche son costume de médiateur pour aller donner des
leçons de paix et de démocratie aux Ivoiriens lors du deuxième tour de
la présidentielle, alors que par ailleurs des soupçons de soutien
matériel aux rebelles pèsent sur lui.

Après avoir hypocritement célébré le cinquantenaire des indépendances de
ses anciennes colonies d’Afrique subsaharienne, la France ne s’émeut
nullement de cette situation, pas plus que lors des récentes successions
dynastiques au Gabon et au Togo. Rappelons au contraire qu’elle n’a eu
de cesse d’accompagner le régime en place, par exemple en augmentant
régulièrement son aide budgétaire aux autorités burkinabé (4 millions
d’euros en 2008 contre les 2,5 provisionnés, et 19,5 millions sur la
période 2009-2011). Le nouvel ambassadeur de France dans le pays est
sans doute plus préoccupé par les questions sécuritaires que par les
questions démocratiques: le général quatre étoiles Emmanuel Beth,
routier des bases africaines de l’armée française et frère du commandant
des troupes d’élites du COS (Commandement des Opérations Spéciales), a
été nommé à  Ouagadougou cet été, juste en amont du discret redéploiement
de troupes françaises dans le pays au titre de la « lutte contre le
terrorisme ».

L’Union Européenne n’a pu envoyer d’observateurs, une place vite prise
par l’Observatoire Européen pour la Démocratie et le Développement
(OEDD). Cette fumeuse association, cofondée entre autres par Pierre
Messmer, a envoyé sur place une douzaine d’observateurs qui disent avoir
constaté «/le/ /sérieux, la courtoisie, la discipline, l’ordre et la
maturité /» des Burkinabè lors du scrutin, alors que seuls les
représentants du candidat Compaoré et les forces de l’ordre étaient
présents dans les bureaux de vote visités. Dans cette délégation
« européenne » composée aux trois-quarts de Français, souvent liés aux
réseaux françafricains, on retrouve notamment Jacques Godfrain (ancien
ministre de la Coopération de Jacques Chirac), Jacques Perget (général
français, contrôleur général des armées), Françoise Casano
(Vice-Présidente des Femmes de l’UMP), Michel Voisin (député UMP,
Vice-président de la commission de la défense nationale et des forces
armées), Fouad Benhalla (Président de Havas Médias International, lié au
groupe Bolloré).

L’association Survie dénonce le soutien officieux des autorités
françaises et l’absence de réactionsdes autorités européennes à  la
tacite reconduction de la dictature de Compaoré. Survie dénonce
également cette parodie d’observation qui ne vise qu’à  offrir une
légitimité usurpée à  un chef d’Etat criminel.

Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque, chargée de communication
stéphanieduboisdeprisque@survie.org
Association Survie
107, boulevard Magenta
75010 Paris
Tél : 01 44 61 03 25
Fax : 01 44 61 03 20

Les verrous inconscients de la fécondité

En France, un couple sur sept consulte parce que l’enfant désiré ne paraît pas¦ et se retrouve parfois entraîné dans un parcours lourdement médicalisé, coà»teux à  tout point de vue, et auquel les femmes payent le plus lourd tribut. Pour un résultat très aléatoire puisque toutes techniques confondues, les tentatives n’aboutissent à  une grossesse que dans 16 % des cas. Un taux particulièrement faible que les médias et les services d’assistance médicale à  la procréation taisent volontiers.

Venant déranger ce bel ordre médical établi, Joà«lle Desjardins-Simon, psychanalyste dans un service d’AMP depuis 15 ans, et Sylvie Debras, journaliste engagée dans une réflexion féministe, soutiennent que l’infécondité est orchestrée par l’inconscient¦ et qu’elle est le résultat d’une dynamique de couple. Parfois, une femme et un homme se rencontrent pour ne pas concevoir d’enfant ensemble malgré leur désir affirmé.

Au fil de nombreux récits de vie, les auteures montrent que le psychisme peut verrouiller l’accès à  la maternité et à  la paternité. Pour chaque personne en quête d’enfant, les mêmes questions se posent. Quelles relations infantiles a-t-elle établies avec ses propres parents ? Comment est composée sa fratrie ? La place de l’enfant n’est-elle pas déjà  prise ? Que risqueraient le couple et l’enfant à  naître ?

Les deux auteures expliquent qu’au-delà  du vécu individuel, l’histoire familiale, avec ses drames et ses secrets, pèse sur plusieurs générations. L’arrêt de la transmission est parfois capital pour la survie du sujet ou du couple. Elles affirment que la maternité ou la paternité ne sont pas les seules voies de réalisation de l’être humain.

Source et lien url : http://www.egalite-infos.fr/2010/11/16/les-verrous-inconscients-de-la-fecondite-de-joelle-desjardins-simon-et-sylvie-debras/

Les verrous inconscients de la fécondité, Joà«lle Desjardins-Simon et Sylvie Debras, novembre 2010. Albin Michel, 252 p. 16 €

Le pape Benoît XVI envisage un procès canonique pour l’évêque belge pédophile Mgr Roger Vangheluwe

Manifestement Benoît XVI a été ébranlé par la cascade de révélations scandaleuses concernant des abus sexuels commis par des membres du clergé. Selon nos sources, il serait intervenu pour que le Vatican intente bien un procès canonique à  Mgr Roger Vangheluwe, ex-évêque de Bruges, qui abusa de façon répété de son neveu.

Le 19 novembre les cardinaux se sont réunis en consistoire. Le Pape a
évoqué cette question douloureuse et délicate de la pédophilie dans le
clergé et chez les religieux. C’était la première fois que ce sujet
était abordé à  si haut niveau, dans un collège cardinalice représentatif
de l’à‰glise universelle, autour du pape.

La discussion avait été ouverte par le cardinal William J. Levada,
préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, et elle a duré
plus d’une heure, dans le cadre d’un huis clos rigoureux. Comme on peut
l’imaginer !

La congrégation va bientôt envoyer aux conférences épiscopales une
lettre circulaire donnant des indications  » pour un programme coordonné
et efficace
« . à‰galement pour aborder le phénomène en amont et de manière
préventive.

Pour Benoît XVI, il faut nettoyer les écuries d’Augias. La  » tolérance zéro  » s’impose. Comme le note le journaliste italien Sandro Magister,  » les objections sont surtout de nature juridique « . En effet, « un élément clé des innovations normatives a été, à  partir de 2001, l’attribution de la compétence en matière de délits de pédophilie exclusivement à  la congrégation pour la doctrine de la foi. En pratique, lorsqu’un évêque se trouve en présence d’un cas de pédophilie il doit, après une première vérification de la crédibilité de la plainte, transmettre l’affaire à  Rome. Cette centralisation a été fortement voulue par Joseph Ratzinger, aussi bien
avant qu’après son élection comme pape. Et l’exécutant de cette volonté a été le promoteur de justice de la congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Charles J. Scicluna. La principale raison qui a poussé dans cette direction est le manque de fiabilité dont beaucoup de diocèses ont fait preuve dans le traitement de telles affaires (…) Cette centralisation comporte un risque. Elle prête le flanc “ d’un point de vue rhétorique sinon concrètement “ aux tentatives de traîner même le pape en justice, pour des délits commis par ses « employés ». Dans des procès qui sont actuellement en cours aux à‰tats-Unis, l’accusation traite l’à‰glise comme une « corporation », demandant que ses plus hauts dirigeants répondent de tout acte et attendant également d’eux le versement de dommages-intérêts aux victimes ».

De plus, pendant des années, et ce de façon récurrente, sur les 3 000 affaires de prêtres et de religieux accusés de pédophilie qui ont été traitées par la congrégation pour la doctrine de la foi au cours des dix dernières années, 20 % seulement ont donné lieu à  un procès canonique proprement dit, judiciaire ou administratif. Toutes les autres affaires ont été traitées par la voie extrajudiciaire. Y compris des affaires de grande ampleur et très scandaleuses. Telle celle, largement médiatisée depuis du fondateur des Légionnaires du Christ, le père Marcial Maciel.

La congrégation pour la doctrine de la foi a simplement mené une enquête pour vérifier les accusations portées contre lui. Après quoi elle a émis, le 19 mai 2006, avec l’approbation explicite du pape, un communiqué pour  » inviter le père à  mener une vie retirée de prière et de pénitence, en renonçant à  tout ministère public « . Un peu court, non?

Outre le fait qu’une semblable façon de procéder présente le risque d’un traitement arbitraire, ou injustement sévère ou au contraire laxiste et inconséquent, d’un point de vue strictement juridique il y a le risque de transgresser des principes fondamentaux de l’organisation canonique de l’à‰glise et l’exigence même d’un procès juste.

Selon le cardinal Julian Herranz Casado, on limite ainsi sérieusement les possibilités de défense de l’accusé quand on évite de recourir au procès canonique. Mais ce n’est pas tout. Même lorsqu’une affaire de pédophilie donne lieu à  un
procès canonique, de plus en plus souvent la tendance dominante est de
procéder non pas par la voie judiciaire mais par la voie administrative.

Il revient au juge canonique “ c’est-à -dire en définitive à  l’évêque du lieu, sauf dans les affaires o๠c’est la congrégation pour la doctrine de la foi qui est compétente, comme celles de pédophilie “ de décider s’il va ouvrir un procès judiciaire ou administratif par ordonnance. Il y a risque d’un conflit de compétence et d’intérêt. Il est difficile à  l’évêque directement touché par une telle affaire d’être à  la fois juge
et partie.

Le droit canonique prétend certainement des qualités par rapport aux législations, comme cette affirmation selon laquelle le bien des individus est la loi suprême. Néanmoins il y a des aberrations comme ce canon 1348 du code de 1983 qui autorise au fond d’imposer une peine sans motif fondé sinon le bien de l’individu et de la communauté. *

Comme le note Sandro Magister; le procès judiciaire canonique est beaucoup plus respectueux des droits de l’accusé qu’une décision administrative souvent incertaine ou partisane. Mais il est rarement utilisé dans les cas de pédophilie, car il s’agit de faire vite, et ce, avec le moins de remous possibles. On procède presque toujours par ordonnance pénale ou par sanctions extrajudiciaires.

La pression médiatique pourrait conduire les hiérarchies à  passer du laxisme à  la « tolérance zéro » généralisée. C’est déjà  le cas dans une Amérique. N’y a-t-il pas une sagesse médiane et supérieure entre d’une part le classement vertical d’un Mgr Pican qui fermait les yeux sur des abominations et l’attitude, en plus maladroite, de l’évêque de Meaux, Mgr de Monléon qui se constitua partie civile dans une affaire de pédophilie en 2007. Les évêques sont aussi mal inspirés de faire preuve
de complaisance que de succomber à  la panique.

Il est vrai que le dossier n’est pas aisé à  traiter. La juste procédure n’est pas facile à  trouver. De plus les hiérarchies condamnent les effets sans trop s’interroger. Il est un peu facile de traquer la brebis galeuse que l’on a d’une certaine manière façonnée. Une gestion malsaine et anxiogène de la sexualité n’est évidemment pas pour rien dans ces dérapages très graves. Mais ce constat, le Pape qui demeure prompt à 
fustiger l’impact de la sécularisation et du relativisme moral, ne semble guère prêt à  l’affronter.

Il remettrait trop de choses en cause.

Création, suite

J’ai dit dans le billet précédent que la création du monde, ou plutôt son organisation, se fait selon le début de la Genèse dans la Bible, par séparations successives. Par exemple on lit en Genèse 1/9-10 : « Dieu dit: ˜Que les eaux inférieures au ciel s’amassent en un seul lieu et que le continent paraisse !’ Il en fut ainsi. Dieu appela ˜terre’ le continent ; il appela mer l’amas des eaux. Dieu vit que cela était bon. » Sont donc séparées ici la mer et la terre ferme.

Cependant cette séparation, nécessaire pour que le monde soit mis en ordre et pour que l’esprit rationnel puisse s’y retrouver dans le chaos de ses sensations, pose, comme toutes les autres dont il est question dans ce début de la Bible, quelques problèmes.

Un processus d’organisation par séparations peut en effet être meurtrier. Voyez le double sens du mot « trancher » en français : distinguer, et tuer. Ou encore celui de « décider », qui est de la même racine latine qu’« occire ». Quant à  « achever », il signifie de la même façon « terminer », mais aussi donner le coup de grâce à  un blessé. Et que veut-on dire quand on dit de quelqu’un qu’il est « fini » ? Il a reçu une borne, une frontière (latin finis), mais aussi il n’est plus bon à  rien.

Notez que Dieu lui-même a quelques doutes sur la bonté générale de ce qu’il a fait. En effet, lors du « Jour Un » ou « Jour de l’unité », o๠sont séparées lumière et ténèbres (Genèse 1/3-5), la lumière est certes dite « bonne ». C’est la magie de tous les commencements. Suit alors le « deuxième jour », et là  le nombre ordinal, séquentiel, figure bien dans le texte, en opposition au nombre cardinal, essentiel, qui le précède.

Après que le ciel ait été créé, Dieu ne dit pas que cette séparation est bonne (Genèse 1/6-8). Il ne reprend son auto-félicitation qu’au troisième jour. Comme si quand quelque chose a commencé d’être, on perdait la magie de l’indistinction initiale, grosse de tous les possibles, qui désormais ont commencé de se réduire. Toute oeuvre, disait Walter Benjamin, est le masque mortuaire de son intention.

Dans ce film, Noces, dont le début peut paraître énigmatique et dont le sens ne se révèle qu’à  la fin, on verra ce qu’il advient de la séparation mer / terre ferme. Je redis donc ce que j’ai dit précédemment, que le rôle de l’artiste est de défaire ce que Dieu a fait, pour retrouver un état de porosité ou de mélange, que nous avons perdu depuis les séparations inaugurales, et dont nous avons toujours la nostalgie.

La création artistique apparaît donc ici encore comme l’exact inverse de la création divine. Et l’artiste, comme le rival de Dieu. Voyez là  encore mon billet : « Création », mon émission de radio « Création », faite à  partir d’une entrée du tome 1 de ma « Théologie buissonnière », ainsi que mon article : « La Création comme catastrophe », extrait de mon ouvrage « La Source intérieure ». Ces deux ouvrages sont parus chez Golias.

à€ ce thème de la « Création », je consacre donc ici un feuilleton. La suite au prochain numéro¦

GOLIAS Hebdo n° 160

Le mariage Gates et Monsanto : attention, danger pour la planète !


La puissante Fondation Bill et Melinda Gates, dédiée officiellement à  des projets
philanthropiques, vient d’acquérir 500 000 actions de la société Monsanto. Grâce à  un large réseau de connivences, c’est l’ouverture de nouveaux marchés pour le géant des semences agricoles génétiquement modifiées, et des menaces sur la sécurité alimentaire balayées par le grand vent des profits et de la spéculation. Enquête.

La dépendance : de « l’or gris » pour les assureurs


D’une contre-réforme, l’autre. Après les retraites, Nicolas Sarkozy s’apprête à  sauter sur la « dépendance ». Les chevau- légers de l’assurance ronge leur frein. Analyse.

Le calvaire des chrétiens d’Irak continue


Une semaine jour pour jour après la clôture du Synode spécial pour le Moyen-Orient, l’attaque d’une église de Bagdad donne la cruelle mesure du calvaire des
chrétiens d’Irak.

Le virage conservateur des évêques américains


Ce n’est pas véritablement une bonne nouvelle même si le principal intéressé n’est en rien un extrémiste, un fanatique ou un homme antipathique. Au contraire, débonnaire, jovial et plein d’humour, Mgr Timothy
Dolan, archevêque de New-York a bien des qualités personnelles. Agé de 60 ans il vient d’être élu président de l’assemblée des évêques des états-Unis.

Benoît XVI ne met plus le préservatif à  l’index


Même au Vatican les choses finiraient-elles par bouger enfin? On peut se le demander et espérer une suite à  une avancée réelle du Pape sur une question particulièrement délicate et sensible, celle du préservatif.

La « Parole de Dieu » au risque des communautés


Benoît XVI vient de rendre compte des travaux du Synode sur la Parole de Dieu tenu à  Rome en octobre 2008. Il nous livre ainsi une belle méditation sur l’importance du Verbe de Dieu pour la vie de l’Eglise : « Dieu se communique lui-
même », sa Parole éternelle « est entrée dans le temps » comme le rappelle le Prologue de Jean qui sert de fil rouge à  cette exhortation « Verbum Domini »

Rembrandt : la femme adultère : Les pierres de la haine


Rembrandt n’a cessé tout au long de sa vie de s’affronter à  l’à‰criture, qu’il s’agisse du Premier ou du second Testament. Au delà  de la Ronde de nuit , il mérite aussi d’être découvert pour quelques oeuvres qui nous introduisent au mystère du visage : l’Enfant prodigue ou le Cantique de Siméon. Il nous a laissé, en outre, à  côté de ces oeuvres « majeures » de multiples études et esquisses préparatoires, ainsi que de magnifiques gravures ( comme celle dite « des cent florins » par exemple mais il y en a tant d’autres ! )

Jésus, l’Eglise et le pouvoir.

L’ Evangéliste Matthieu (ch.16,v.13/20) rapporte qu’un jour, Jésus interroge ses disciples au sujet de ce qu’on dit de lui. Les disciples répondent que pour les uns, il est Jean-Baptiste, pour d’autres Elie, ou encore Jérémie ou l’un des prophètes. Et eux, qu’en pensent-ils ?

Pierre est le premier à  répondre : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.
Jésus lui déclare alors :
Heureux es-tu, Simon Baryona, car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi je te le déclare, tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et les puissances de la mort n’auront pas de forces contre elle.
Et Jésus ajoute ces mots que ne rapportent pas les Evangiles de Marc ni de Luc :
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aux cieux et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aux cieux
Ce qui emble attribuer à  Pierre un pouvoir exceptionnel au sein du collège apostolique dans le Royaume que fonde Jésus.

Pourquoi Marc, pourtant si proche de Pierre, ni Luc, ne rapportent-ils pas ces dernières paroles qui semblent attribuer à  Simon à  qui Jésus vient d’accorder le surnom symbolique de Pierre un rôle qui semble faire de lui en quelque sorte son homme de confiance et même son successeur sur la terre ?
Or, curieusement, c’est à  partir de ce moment que les trois évangélistes placent l’annonce répétée par Jésus de ses prochaines souffrances et de sa mort et laissent entendre sa Résurrection. Sont-ce déjà  des dispositions testamentaires ?
Par de telles paroles ; il semble que Jésus remettre entre les mains d’une créature humaine les pouvoirs particuliers qu’il a reçu de Dieu dont il dit par ailleurs :
Seul, Dieu peut pardonner les péchés (Matthieu ch. 9, V ; 1/7)

S’il en est ainsi, ces pouvoirs sont-ils accordés à  Pierre seulement ou sont ils aussi accordés aux autres apôtres et disciples, et, à  travers eux à  l’Eglise qui est à  la fois le nouveau peuple de Dieu et le nouveau Sacerdoce.
Faut-il entendre ces paroles comme une habilitation donnée non seulement à  Pierre mais à  ceux qui lui succéderont et en quoi consiste le pouvoir donné ?

Plusieurs papes interpréteront ces paroles progressivement à  partir de la fin du deuxième siècle comme établissant Pierre et ses successeurs sur le siège de Rome comme les détenteurs d’un pouvoir souverain sur le monde, conception qui s’est affirmée peu-à -peu et a voulu aller jusqu’à  une interprétation temporelle du pouvoir pontifical qui parait en contradiction avec ce que Jésus a pourtant vécu, lui qui n’avait pas une pierre o๠reposer la tête et ce que Pierre, constamment obligé comme son Maître à  se cacher, était loin d’envisager.
Ainsi la Bulle « Unam sanctam»de Boniface VIII va jusqu’à  déclarer :
Nous disons, déclarons, définissons et proclamons qu’il est absolument nécessaire à  toute créature humaine pour sauver son âme de se soumettre au Pontife Romain.

Et une telle affirmation n’a pas été unique dans l’histoire des Papes. Pouvait-elle être du domaine de l’Infaillibilité proclamée plus tard au Concile de Vatican I en 1870 ?
1
Restons en là  pour l’instant car une affirmation aussi péremptoire oblige, afin d’en découvrir la signification à  définir d’abord ce qu’est un pouvoir et comment il s’exerce.
Il faudra ensuite rechercher en quoi consiste le pouvoir qui existe en Dieu, Créateur et Tout-Puissant, car, de ce fait, se pose la question de l’origine du mal que Dieu semble permettre dans le monde.
Autrement dit, quel usage Dieu fait-il de sa Toute Puissance par rapport aux hommes, quels pouvoirs le Père remet-il entre les mains du Fils et quelle puissance le Fils remet-il entre les mains de ceux qu’il a choisis, lui qui déclare (Matthieu, ch.28 v.18) :
Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre, allez donc¦

Or les Evangiles précisent que ce pouvoir, c’est celui de pardonner les péchés, et celui de chasser les mauvais esprits.
Il choisit les douze pour être avec lui et pour les envoyer prêcher avec pouvoir de chasser les démons (Marc,ch.3,v.15/16)
Et cela sans prendre appui sur tout un ensemble de moyens humains et matériels :
Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac , ni pain, ni argent (Luc,ch.9,v.14)

Qu’entend-on par « Pouvoir » ?

Le dictionnaire définit ainsi ce mot :
C’est avoir la faculté d’agir, d’être en état de faire, d’être capable de¦

Le pouvoir suppose donc comme préalable à  son bon fonctionnement la possession d’un ensemble de capacités physiques, intellectuelles, morales, spirituelles sans lesquels celui qui détient le pouvoir serait dans l’incapacité de s’imposer en quelque domaine que ce soit et serait un objet entre d’autres mains ce qui conduirait à  son impuissance.
Tout pouvoir suppose capacité d’influer sur la nature, de lui faire porter ses fruits, de la transformer. C’est le cas de l’agriculteur qui fait produire la terre ou du spécialiste qui maîtrise les techniques de sa spécialité. Mais c’est aussi la capacité de s’imposer aux hommes soit par son ascendant moral pour obtenir d’eux une libre adhésion, soit par la force.
C’est agir ou parler comme ayant autorité.
C’est ainsi que Marc présente l’autorité du Christ (ch.1,v.22/27) :
Ils étaient frappés de son enseignement car il enseignait les hommes en homme qui a autorité et non pas comme les scribes¦.. Qu’est cela ? Voilà  un enseignement nouveau, plein d’autorité, il commande même aux esprits impurs et ils lui obéissent.
D’o๠lui vient donc cette autorité ? Sinon d’une conviction d’un envoi en mission, d’une vocation reçue d’un tiers , d’un charisme qui a saisi la personne.

Ce pouvoir peut être ou non détenu sans partage. Si l’autorité qui s’exprime n’a de compte à  rendre à  aucun pouvoir supérieur à  elle, elle exerce alors un pouvoir souverain.
Si l’autorité est exercée en fonction d’un mandat ou d’une délégation totale ou partielle reçue de celui qui détient le pouvoir souverain, c’est alors un pouvoir participé ou vicaire qui oblige son détenteur à  rendre des comptes à  son mandant.
Le mandat peut être donné pour un temps déterminé ou indéterminé. Il est toujours résiliable..

Dieu, défini comme l’Etre Suprême est par là  même détenteur du Pouvoir Souverain le plus total et sans limite.
2
Sur terre, chaque Etat indépendant des autres et donc autogestionnaire est dit Souverain dans les limites de cet Etat. A ce titre, il détient un certain nombre de droits dits régaliens que nul ne peut lui contester légitimement, comme ceux de rendre la Justice, le droit de punir, d’utiliser légalement des armes, de battre monnaie, d’établir des Lois qui obligent les sujets, de contracter des traités avec d’autres Etats, etc¦
Mais tout Etat reste soumis néanmoins aux prescriptions de la Loi Naturelle et de la Loi Morale qui sont les références permanentes et obligatoires des rapports des hommes entre eux.
C’est pourquoi il peut arriver qu’ils commettent des abus inadmissibles en contradiction avec le respect dà» à  la personne humaine et à  la création comme réduire ses semblables en esclavage, les priver du minimum de liberté sans quoi l’homme devient un animal ou même une chose, d’attenter à  la vie à  laquelle chacun a droit ou de porter atteinte à  son intégrité physique ou morale.

Bien des hommes, les « Monarques », se sont attribués ou se sont vus attribuer un pouvoir personnel si étendu qu’il en devient arbitraire et qu’ils ont considéré n’avoir à  rendre compte qu’à  Dieu.
Cette Monarchie dite de Droit Divin a longtemps existé même en Europe Chrétienne et existe encore de nos jours dans certains pays arabes et dans certaines sociétés religieuses fondant sur une décision divine le démesuré de leur pouvoir.
Le Droit Divin repose sur la conception que toute autorité découle de Dieu seul Souverain, Juge suprême et possesseur de toute autorité qu’il peut seul confier à  qui il veut. II a été longtemps considéré comme obtenu par la succession héréditaire (droit de naissance) mais aussi , encore de nos jours, par voie élective ou consécration religieuse.
Ainsi s’exprime Paul (Romains, ch.13, v.1/2)
Que tout homme soit soumis aux autorités qui exercent le pouvoir car il n’y a d’autorité que par Dieu et celles qui sont établies par Lui. Ainsi celui qui s’oppose à  l’autorité se rebelle contre l’ordre établi par Dieu et les rebelles attireront la condamnation sur eux-mêmes¦
L’autorité de Droit Divin est souvent confirmée par une consécration de caractère religieux (sacre des rois ou des prêtres) qui fait du titulaire une personne sacrée n’ayant le plus souvent de ne rendre des comptes qu’à  Dieu. Toute atteinte portée à  sa personne revêt dès lors un caractère sacrilège (crime de lèse majesté) passible des pires chatiments .

Les sujets risquent d’être considérés comme des mineurs qui n’ont qu’à  obéir sans discussions à  celui qui est jugé ne pas être capable de se tromper par sa référence immédiate à  Dieu : On aboutit alors à  l’Absolutisme.

Si tout pouvoir peut aboutir à  une perversion, Plus que tout autre pouvoir, le pouvoir absolu y tend presque fatalement puisque le détenteur considère ne plus avoir de comptes à  rendre à  personne si ce n’est à  un dieu trop lointain et finalement peu encombrant.
Il est toujours extrêmement dangereux de se considérer humainement comme le porte-parole de Dieu et il est encore plus grave d’en venir à  se considérer comme son défenseur officiel.
D’abord parce que c’est préjuger de la pensée divine analysée par la finitude d’une pensée humaine et cela conduit au blasphème dont Jésus lui-même a été accusé par ceux qui récusaient son message.

Mais par ailleurs cela invite à  conduire les hommes à  la plus grave atteinte à  leur liberté
de conscience qui se trouve faussée.
Cela engendre de graves abus en les égarant dans un climat de peur des châtiments éternels..
3
Mais c’est encore pire si le pouvoir est négation de toute instance suprême qui dès lors refuse tout contre-pouvoir capable de le contrer . L’usurpation d’un tel pouvoir tend à  faire de lui sa propre divinité et s’impose de façon autoritaire : C’est la Dictature .

Presque fatalement, tout pouvoir qu’il soit civil ou religieux, tend à  pervertir celui qui le détient s’il n’est pas au moins limité dans sa durée. Il y a très vite danger d’identifier sa vérité avec La Vérité car tous les moyens deviennent bons pour exiger la soumission.

Le refus des excès du droit divin et des diverses formes dictatoriales par lesquelles un homme impose sa volonté est à  l’origine de la naissance du principe démocratique qui par ailleurs s’enrichit de la mise en concertation des opinions légitimes des richesses humaines de chacun pour le libre choix des moyens qui seront jugés les meilleurs dans l’intérêt commun.
L’Etat reste souverain mais il est régi par des responsables choisis librement pour leurs capacités reconnues, mais pour une durée déterminée au-delà  de la quelle ils ont à  leur tour à  rendre des comptes de leur gestion par ceux qui les ont choisis et devant lesquels ils sont responsables de leurs actes.

Un tel mode d’exercice du pouvoir tend à  se répandre et de plus en plus particulièrement dans les pays de civilisation inspirée par le christianisme.
Ce qui est logique à  partir de Jésus-Christ qui a bien différencié de savoir rendre à  César ce qui est à  César et à  Dieu ce qui est à  Dieu.
Dieu a donné à  l’être humain une liberté pour gérer la terre comme le champ de son travail
et de ses initiatives à  la recherche du partage entre tous et cela s’enrichit dans le respect des personnes sans que cela puisse nuire à  l’épanouissement de tous .

La conscience humaine est gérée par la Morale Naturelle inscrite par le Créateur dans le coeur de l’Homme. La force de la Démocratie repose sur le respect dà» à  chaque individu. .

En résumé, Le Pouvoir, capacité d’agir, peut être :
Physique “ Moral _ Arbitraire – Arbitral

Physique, il permet d’accomplir les actions que les forces de l’organisme rendent réalisables, non pour le profit égoïste mais dans le souci des plus faibles. Priorité doit donc de se préoccuper d’abord des plus faibles, enfants, malades, vieillards.

Moral, il est devoir de veiller avec constance sur toutes les possibilités de servir ses frères humains et de leur manifester attention et amour.

On peut donc maintenant définir le pouvoir comme la capacité attentive à  réaliser l’épanouissement de tous ceux dont le détenteur a reçu la responsabilité. C’est le bon intendant qui n’est pas maître des biens qu’il possède mais qu’il doit gérer en bon serviteur de tous.

Arbitraire : (contrainte physique, sociale, morale, religieuse) s’il dépend de la seule volonté propre et déboucher sur le caprice ou le despotisme surtout s’il n’existe en face de lui nulle instance de contrôle suffisante pour en limiter le « bon plaisir », dès lors que son détenteur n’a de compte à  rendre à  personne sinon à  la rigueur à  un dieu lointain et peu encombrant.
4
Cela peut même conduire à  la pire des perversions si le « Prince » (au sens de Machiavel, c’est-à -dire le chef ) se considère comme le défenseur incontournable des droits de la divinité , s’il en profite pour se faire louanger comme bienfaiteur de l’humanité, s’il ne connaît que la raison d’Etat pour justifier toute mauvaise action.
C’est la pire des dictature que celle qui soumet les êtres humains au nom même de la divinité car ils n’ont plus aucun recours sinon en répondant par la violence à  la violence, pour se protéger des excès auquel elle peut conduire. Elle est à  l’origine de toutes les guerres de religion ou d’idéologies et conduit aux pires formes de la haine. Elle est destructrice de l’humanité.
Toute forme de pouvoir souverain fondé sur l’égoïsme forcené d’un homme ou d’un groupe qui cherche sa propre justification et impose aux autres unilatéralement sa volonté constitue
Le Mal par excellence, fondé sur le mensonge et tandis qu’il transforme un humain en un dieu tyran, il réduit les autres en esclavage en annexant pour son profit leur liberté et ceci est à  l’origine de toutes les haines.
Se faisant être suprême, il devient fatalement l’adversaire et le singe de Dieu puisqu’il confisque la création à  son profit et à  celui de son groupe.. Il se dresse en face du divin et , en s’annexant l’homme, il détruit ce qui fait la grandeur de l’être humain aux yeux de Dieu ; un être créé libre pour la libre détermination de son engagement de vie.

Arbitral, c’est-à -dire en référence aux lois morales et encore mieux, en référence aux lois divines. Le détenteur du pouvoir, intendant de Dieu et des hommes, doit former sa conscience dans la droiture et se souvenir sans cesse qu’il n’est lui-même qu’un passager dans le monde, qu’il ne détient le pouvoir que pour un temps , qu’il doit s’efforcer de remplir au mieux la tache à  laquelle il a été appelé non pour son avantage mais pour le bien de tous ceux qui lui font confiance pour leur bonheur terrestre.

Mais n’existe-t-il pas d’autres formes de pouvoir qui ne soit pas contraignant et qui puisse convaincre par son seul prestige et la richesse de ce qu’il apporte aux hommes sans jamais chercher à  s’imposer et dans le respect absolu des Personnes ?
Le modèle et l’exemple de ce pouvoir, c’est Jésus-Christ.
Or Jésus Christ déclare que ce pouvoir il le tient de Dieu lui-même avec qui il le partage étroitement.

Nous étudierons donc en deuxième partie « Le Pouvoir en Dieu.
Puis comment concilier un Dieu , Bon, parce qu’il est Père qu’il soit « Tout Puissant et que pourtant le Mal puisse subsister :
Ce sera la suite du présent travail.

François Le Quéré

L’attentat de Karachi : le président Sarkozy empêtré dans ses leurres ?

L’affaire de l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 qui a fait 14 victimes dont 11 ingénieurs et techniciens français de l’armement, suscite des commentaires variés de la part du président Sarkozy.

Perpétré, selon une des hypothèses aujourd’hui retenue, à  la suite de l’interruption par le président Chirac du versement des commissions promises aux intermédiaires intervenus dans l’obtention d’un contrat d’armement, avec possibles rétro-commissions attribuées à  M. Balladur qui l’auraient aidé à  financer sa campagne présidentielle, il met l’actuel Chef de l’à‰tat en difficulté puisqu’il était en 1995 ministre du budget et porte parole du candidat Balladur.
Un premier leurre : l’illusion de l’exhaustivité de l’information

Dans un premier temps, le 19 juin 2009, le président Sarkozy a rejeté avec mépris cette hypothèse : « Qui peut croire à  une fable pareille ? avait-il répondu indigné lors d’un point de presse à  un journaliste de l’AFP. Que voulez-vous que je vous réponde ? » Et il avait ajouté cette énormité : « On est dans un monde o๠tout ce sait, o๠la notion de secret d’à‰tat n’existe plus ». Le leurre choisi par le président était alors de faire croire à  l’illusion de l’exhaustivité de l’information.(1)

Qu’à  la tête de l’à‰tat on soit capable d’opposer un tel argument, en dit long sur la représentation qu’on s’y fait de l’ignorance des citoyens. Certes bien des indices la confirment. L’à‰cole leur enseigne avec constance depuis longtemps des erreurs empruntées à  la mythologie des médias qui sont les premiers à  faire croire qu’ils percent tous les mystères et révèlent tous les secrets :

– les mots « décrypter » ou « décoder » font partie de leur lexique familier même pour les journalistes en studio d’Europe 1 !

– La révélation du « dessous des cartes » est souvent leur argument d’appel pour faire croire à  leur recherche de « l’information extorquée » quand ils sont le plus souvent au service de « l’information donnée » ou de « l’information indifférente » (2).

– Ils ne cessent pas non plus de vanter leur transmission de l’information « en direct » ou « en live », dans le sabir anglo-saxon, comme s’ils n’avaient rien à  cacher et se passait de la médiation forcément déformante tant des médias personnels (cinq sens, postures, apparence physique, mots images, silences) que des médias de masse. Et, c’est vrai, les performances des médias électroniques sont telles qu’on se laisserait volontiers prendre à  ce leurre. Temps et espace sont abolis et ne représentent plus aucun obstacle à  la diffusion de l’information du bout du monde et dans l’instant.

Cela n’empêche pourtant pas qu’une contrainte demeure et demeurera envers et contre tout, quelle que puisse être la puissance de la technologie médiatique. C’est celle des motivations de l’émetteur gouvernées par un principe immuable : nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire. Le secret est une condition de survie et on ne pourra jamais y rien changer. Il n’est donc pas anormal que le secret régisse toute situation o๠la survie et le pouvoir d’un individu ou d’un groupe sont en jeu. En revanche, il est amusant d’entendre de la bouche d’un chef d’à‰tat qu’il n’a plus cours quand une large part de son activité et de sa stratégie est légitimement dissimulée. Cette prétendue transparence n’est qu’un leurre.

Le leurre de l’indépendance de la justice

Ce leurre de l’exhaustivité de l’information ayant fait long feu, le président Sarkozy a, depuis Lisbonne, servi le 20 novembre 2010 deux autres leurres. « La justice est saisie, qu’elle fasse son travail, voilà  ! a-t-il déclaré. Qu’on n’essaie pas de coller dessus des commentaires politiciens qui ne sont vraiment pas à  la hauteur de la douleur des familles qui ont perdu leurs proches. C’est ça la seule chose qui compte. » (3)

Le premier leurre est celui de l’indépendance de la justice française. Trop d’affaires se sont succédé depuis des années pour qu’on continue à  y croire quand une autorité est impliquée dans un litige. Les dernières en date comme toutes les affaires qui ont assiégé le président Mitterrand et le président Chirac ou plus récemment l’ancien ministre Woerth, ont achevé de discréditer la justice française. Et il arrive même qu’elle se discrédite toute seule même quand aucune autorité n’est mise en cause au départ comme dans l’affaire d’Outreau : un juge d’instruction, pourtant fort bon élève (4) , et la cinquantaine de magistrats qui ont eu à  en connaître, ont réussi un des plus beaux scandales judiciaires de l’Histoire française en incarcérant des innocents pendant des mois, l’un d’eux finissant même par se suicider de désespoir !

Le leurre d’appel humanitaire

Le second leurre est le leurre d’appel humanitaire. En se déclarant prêt à  donner tous les documents secrets demandés sur l’affaire de l’attentat de Karachi, le président dénonce « des commentaires politiciens qui ne sont vraiment pas à  la hauteur de la douleur des familles qui ont perdu leurs proches. » Pour lui, insiste-t-il,« c’est ça, la seule chose qui compte. » Ce leurre d’appel humanitaire qui exhibe la souffrance d’autrui pour stimuler un réflexe de compassion envers les victimes et un autre d’approbation envers celui qui prétend les défendre, se brise malheureusement sur deux écueils.

– L’un est un nouveau sophisme. L’hypothèse de possibles rétro-commissions est présentée comme une atteinte à  « la douleur des familles » et donc est ainsi stimulé un réflexe de condamnation envers ceux qui manquent au devoir de respect devant la souffrance d’autrui. Est-ce si sà»r ? Si l’hypothèse venait à  être vérifiée, ne seraient-ce pas au contraire, ceux qui auraient entravé la recherche de la représentation la plus fidèle des causes de cet attentat, qui auraient manqué à  ce devoir ?

– Le second écueil vient de membres de ces familles endeuillées elles-mêmes qui ne veulent pas de ce réflexe de compassion simulé : « Cela sonne comme un aveu, déclare la fille d’une des victimes, Magali Drouet, dans une interview au Parisien.fr (5) (Le président) reconnaît qu’il existe des documents intéressant l’instruction qui n’ont pas encore été transmis. En expliquant qu’il les donnerait « en temps et en heure », il ignore cette séparation des pouvoirs qu’il nous opposait avant pour ne pas s’exprimer sur le dossier. Mais il ne s’agit pas d’un remaniement ministériel. Ce n’est pas à  lui de décider. Nous exigeons qu’ils transmettent ces documents le plus tôt possible. » « Le divorce est consommé, explique-t-elle encore. Si nos dirigeants avaient été plus malins et plus respectueux, nous n’aurions pas développé le caractère que nous avons aujourd’hui. Ils nous ont méprisées, et ils sont tombés sur deux petites pestes qui ne lâcheront rien. Karachi a été pour nous comme une école de la vie. Ce combat, c’est le dernier cadeau que l’on puisse faire à  nos pères et à  nos mères. »

On le voit, ce n’est pas de compassion que les familles des victimes de Karachi ont besoin mais de justice. On ne peut pas dire que les trois leurres qu’a cru pouvoir opposer le président Sarkozy répondent à  cette attente. Il existe donc des citoyens comme « (ceux qu’)on appelle les Karachi » qui ne s’en laissent pas compter (6). On s’en réjouit et on les en remercie. Ils ne pouvaient mieux réussir

Pierre-Yves Chereul

(1) Paul Villach, « L’attentat de Karachi, le sophisme « abracadabrantesque » du président Sarkozy », AgoraVox, 22 juin 2009 “ « L’heure des infos, l’information et ses leurres », à‰ditions Golias, Lyon/Villeurbanne, 2009.

(2) Paul Villach,
– « Fillon 2 ou 3 : « mayonnaise » et « encéphalogramme plat » sur France Inter ! », AGORAVOX, 16 novembre 2010
http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/fillon-2-ou-3-mayonnaise-et-84473
– « M.-O Fogiel chez Mme Bettencourt : la promotion des servitudes de l’information donnée », AgoraVox, 2 novembre 2010.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/m-o-fogiel-chez-mme-bettencourt-la-83838

(3) Le Monde.fr, « Attentat de Karachi : Nicolas Sarkozy promet la transmission de documents à  la justice », 20 novembre 2010.

(4) Paul Villach, « Un bon élève à  Outreau », AgoraVox, 13 février 2006.

(5) Magali Drouet, « ENQUETE SUR LES RETROCOMMISSIONS – Karachi : « Les déclarations de Sarkozy sonnent comme un aveu », Le Parisien.fr, 21 novembre 2010.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/karachi-les-declarations-de-sarkozy-sonnent-comme-un-aveu-21-11-2010-1159295.php

(6) Magali Drouet, Sandrine Leclerc, « On nous appelle « les Karachi » », à‰ditions Fleuve Noir, 2010.