CANADA : Les crises qui secouent l’à‰glise ramènent la question de l’apostasie

Chaque fois qu’une nouvelle crise secoue l’Eglise, les demandes d’informations sur l’apostasie affluent auprès du Mouvement laïque québécois. Avec les scandales sexuels qui continuent d’éclabousser l’Eglise catholique et les sorties du pape Benoit XIV qui se confond en repentir, la page Internet o๠est enregistrée une lettre type d’apostasie génère un plus grand nombre de clics.

« Lorsque l’à‰glise est ébranlée, on constate que la page sur l’apostasie est plus visitée et nous recevons aussi un plus grand nombre de courriels et de lettres », a confirmé la présidente du mouvement, Marie-Michèle Poisson.

Malgré la honte exprimée par le souverain pontife pour des gestes perpétrés par des prêtres, certains catholiques ont perdu la foi envers l’institution que représente toujours l’à‰glise. Une partie de ces personnes frappe à  la porte du Mouvement laïque québécois.

L’organisme se défend de prendre position au sujet de l’apostasie et ne cherche pas à  faire la promotion de cette démarche personnelle qui consiste à  rompre avec l’à‰glise. Il dit plutôt d’offrir de l’information dans le but de rendre service à  des gens qui s’adressaient à  lui de toute manière.

L’apostasie, à  titre d’acte officiel, requiert une démarche qui l’est tout autant. Le processus relativement rapide consiste à  écrire une lettre dans laquelle on précise son renoncement à  sa foi.

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Cette ambiguïté de l’image est responsable de la confusion qui persiste à  l’heure actuelle et des sorties répétées pour tenter de contenir le chapelet de réactions à  la culture du silence dans les rangs le l’à‰glise, a estimé un chercheur au Centre d’information sur les nouvelles religions (CINR), Alain Pronkin. «Cette nouvelle crise affecte tout le monde dans l’à‰glise, notamment parce qu’en temps qu’institution humaine, elle est attachée à  des valeurs. Cela dit, l’à‰glise traîne aussi une image «corporative» qui fait en sorte qu’elle tente de sortir de la crise pour préserver l’image qu’elle incarne», a-t-il affirmé.

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Malgré une procédure simple et un nombre élevé de non pratiquants, Alain Pronkin a précisé que la la rupture finale avec l’à‰glise demeure un geste que posent peu de catholiques. Pour lui, l’action d’apostasier est un geste à  la fois philosophique et politique qui reste isolé. Les quelques abjurations ne constituent d’ailleurs le principal problème de l’à‰glise, selon lui.

« Le mouvement de désertion des églises s’est amorcé depuis le début des années 60 et la pratique religieuse ne diminue pas qu’au Québec, mais aussi en Europe », a observé le chercheur du CINR.

[…]
Lire l’intégralité de l’article sur : http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201004/25/01-4274055-les-crises-qui-secouent-leglise-ramenent-la-question-de-lapostasie.php

Les reliques de la Passion du Christ

L’existence de reliques du Christ est liée à  l’exactitude du Nouveau Testament et en particulier à  l’authenticité chronologique des évangiles en rapport avec les prophéties concernant le Messie.

Trois reliques ont une importance particulière parce qu’il est possible de réunir sur elles de nombreuses preuves qu’elles sont contemporaines de faits touchant la vie du Christ, et spécialement sa passion et qu’elles sont des pièces mentionnées précisément dans les évangiles. Toutes trois concernent la passion du Christ, soit moins de trois jours sur les quatre années de son ministère public et les trente sept ans environ de son existence terrestre si l’on tient compte des recherches chronologiques d’Arthur Loth (Jésus-Christ dans l’histoire).

Elles n’ont de valeur qu’en fonction de la véracité des évangiles qui, eux-mêmes consacrent la plus grande partie de leurs témoignages sur la dernière semaine de la vie du Christ, celle de son témoignage suprême ,celle de ses souffrances et de sa mort atroce (autrement dit de son échec humain) et enfin de sa résurrection marquant sa victoire sur la mort.

Si les évangiles ont été rédigés tardivement par des générations qui n’ont pas été témoins visuels des faits vécus par les apôtres,les évangélistes et les contemporains des événements et s’ils doivent être considérés comme des élaborations tardives et mythifiées, autrement dit s’il faut faire une distinction entre le Christ de l’Histoire dont on ne connaitraît pas grand chose et le Christ de la Foi , alors il est inutile de nous battre pour les défendre. Dès lors les reliques de la passion seraient également de créations tardives, elles ne sont au mieux que des icônes pieuses pour lesquelles des faussaires de génie se sont donnés d’autant plus de mal qu’il leur fallait connaître à  l’avance des procédés de fraudes qui ne pourraient être détectés que par les moyens les plus modernes de l’évolution des sciences et techniques du XX°siècle.

Or,contrairement à  ce qui est soutenu trop souvent, il n’existe aucun argument historique ou scientifique sérieux pour justifier que les évangiles soient tardifs, nés d’une élaboration mystico-intellectuelle ou produits d’une évolution mythique des générations ultérieures.

Par contre, les arguments propres à  confirmer leur origine contemporaine des faits sont nombreux et les recherches actuelles aboutissent toutes à  en certifier la valeur même si l’on affecte trop souvent de les ignorer.
Un auteur contemporain,Didier Van Cauwelert (« Cloner le Christ ») stigmatise ceux qui recherchent à  tout prix les failles à  l’authenticité dans un chapitre plein d’esprit intitulé; « Cherche faussaire désespément ».

Mais ces adversaires ,s’ils impressionnent le grand public par la publicité de ce qu’ils affirment, sont néanmoins utiles en provoquant un approfondissement des recherches qui de plus en plus viennent confirmer nos certitudes d’authenticité.

Le Christ est bien un juif de son temps, une époque troublée dans un pays occupé qui rêve de retrouver son indépendance politique même au prix d’une guerre qui accumule massacres et déportations dont l’historien juif Flavius Josèphe nous révèle l’étendue et le tragique.

Le Christ ne peut donc proclamer ouvertement sa messianité qui serait comprise politiquement et aggraverait les désastres. Son Royaume n’est pas de ce monde.

Le Messie a été annoncé par les prophètes et c’est dans leurs écrits et la citation de leurs paroles qu’il laisse entendre qu’il est vraiment celui qui vient de Dieu.

Les textes multiples des prophètes vont permettre aux juifs qui vivent dans la droiture de discerner qui il est: « Interroge donc les Ecritures »
C’est dans leur réalisation totale jusqu’au supplice que le Christ signe ce qu’il est et sa mission divine. Et sa résurrection, victoire sur la mort, miracle qui ne peut venir que de Dieu, est la preuve suprême qu’il a tout accompli, conformément aux Ecritures.

Son dernier cri sur la croix sera: « Tout est consommé. »
C’est-à -dire tout est achevé de ce qui avait été annoncé. Les textes de l’Ancien Testament sont confirmés et seront pour les premiers témoins la preuve de l’authenticité de sa mission.La Nouvelle Alliance est proclamée et va construire le monde nouveau.

Et cette Nouvelle Alliance est fondée sur la confirmation des Dix Commandements de la Loi de Moïse d’une part, et le sacrifice du Christ scellant en son sang l’amour indéfectible du Père avec tous ses enfants du monde entier: « Allez, enseignez toutes nations ».

Notre Foi est fondée sur le Christ mort et ressuscité et c’est ce que nous proclamons chaque fois que nous l’exprimons à  nouveau dans les paroles du symbole des apôtres.

« Je crois en Dieu le Père tout puissant… Et en Jésus-Christ , nouvel Isaac, son Fils unique, notre Seigneur »

Et que proclamons nous de lui ? Sa Passion et sa Résurrection:
« Conçu du Saint Esprit, né de la vierge Marie: A souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité d’entre les morts,est monté aux cieux, est assis à  la droite de Dieu… d’o๠il viendra juger les vivants et les morts…

Dès lors, linceul de Turin, suaire d’Oviedo, Tunique sans couture d’Argenteuil deviennent des preuves complémentaires irréfutables de la réalité des écrits évangéliques: « Si vous ne croyez pas à  mes paroles, croyez en mes actes ».
Les linges que nous vénérons nous apportent confirmation sensible de la Foi que nous sommes appelés à  vivre et proclamer.

Les quatre évangiles nous apportent confirmation de l’insistance qu’ils donnent
à  la passion du Christ: La Semaine Sainte est la semaine au cours de laquelle nous revivons la dernière semaine de la vie terrestre du Christ. Elle s’achève sur sa Résurrection.

Elle débute par l’Onction de Béthanie qui fait suite à  la résurrection de Lazare.
Jésus voit dans cette onction au cours d’un repas l’annonce des rites funéraires de sa mort prochaine: «Laisse-la, répond il à  Judas qui critique le geste de Marie. Elle observe cet usage en vue de mon ensevelissement ».

Quelle importance donnent les quatre évangélistes à  cette semaine de souffrance qui commence pour le Christ ? L’évangile de Matthieu qui comporte au total 28 chapitres en consacre 2 pour cette seule semaine de la Passion. L’évangile de Marc comporte 16 chapitres, il en consacre 2 pour la seule semaine sainte.

L’évangile de Luc comporte 24 chapitres, il en consacre 2 pour la seule semaine sainte,mais ne mentionne pas l’onction de Béthanie.
L’évangile de Jean le disciple bien aimé comporte 21 chapitres.Témoin immédiat de toute la passion , il consacre à  la semaine sainte depuis l’onction de Béthanie, la Cène, la trahison de Judas cinq chapitres de 12 à  17 puis 2 autres chapitres, (18 et 19) à  la passion, et enfin les chapitres 20 et 21 à  la résurrection et aux apparitions.

En tout 9 chapitres sur 21.
Au total 15 chapitres sur 89.

La victoire sur la mort est le critère absolu de l’authenticité du Messie appelé à  régner pour toujours.

Le peuple juif vit alors dans la certitude bien ancrée que les prophéties sont vraiment une parole adressée par Dieu à  son peuple, de génération en génération.et s’exprimant par le canal d’êtres humains choisis pour préparer ce peuple à  reconnaître le Messie quand les temps seront accomplis.

Environ deux siècles avant Jésus-Christ nait la secte des pharisiens. Pour eux la croyance en la résurrection de la chair et à  la vie éternelle ne pose pas question et beaucoup d’entre eux préféreront subir la peine de mort plutôt que d’accepter les compromissions avec les pouvoirs politiques et l’apostasie.
La victoire sur la mort devient ainsi le critère absolu de la vérité messianique, le Messie étant appelé à  régner éternellement.
Ceci aide à  comprendre pourquoi la dernière semaine de la vie du Christ occupe une si large place chez les quatre évangélistes et l’on comprend mieux St Paul affirmant:« Si le Christ n’est pas ressuscité, notre Foi est vaine » (I Corin. ch.15, 17) C’est pourquoi le mot « résurrection » se retrouve 112 fois dans le Nouveau Testament et le tout premier enseignement de Pierre dans le Temple au matin de la Pentecôte sera de déclarer:
« Jésus, cet homme…vous l’avez livré et supprimé en le faisant crucifier par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort car il n’était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir.
»
(Actes ch 2, v,22)

L’importance de cet événement va rapidement changer la face du monde ancien et conduire depuis 2000 ans tant des chrétiens à  préférer la mort à  toutes les compromissions, sà»rs que leur fidélité au Christ vivant les introduit déjà  dans une nouvelle vie o๠nul ne connaîtra plus la souffrance et la mort.

Cette certitude de la résurrection ne pouvait pas ne pas inciter les disciples à  sauvegarder et à  mettre en lieu sà»r les preuves matérielles du supplice de la croix.
Mais il fallait les protéger contre ceux qui chercheraient à  les faire disparaître (et ce ne fut pas sans raisons à  travers les siècles) et, en même temps, les abriter contre l’usure du temps. Cela a rendu difficile de retrouver la filière exacte de l’histoire de chaque relique et de la protéger des falsifications.

Dès le début, ce fut sà»rement la préoccupation de l’apôtre Pierre, de Jean le disciple bien aimé, de Joseph d’Arimathie et d’autres que de mettre les linges à  l’abri.
Ainsi le Codex de Beroia (l’évangile selon les hébreux) cité par Eusèbe de Césarée
dans son « histoire écclésiastique,(livre 3,ch.25) » affirmait que le linceul retrouvé dans le sépulcre vide fut confié à  Pierre.

Les générations passées ont vécu dans la religieuse tradition du respect:
De la Sainte Tunique rappelant l’agonie de Gethsémani, le portement de croix, le dépouillement au Calvaire…

Du Suaire d’Oviedo qui entourait le visage du Christ lors de la descente de croix, …

Du linceul de Turin rappelant les supplices, la mort, mais aussi le fait mystérieux de la résurrection.

Et voici que les découvertes scientifiques des temps actuels, permettent de redécouvrir de visu tout ce que le Christ a souffert, de retrouver son visage et ses formes humaines grâce à  la photographie, de le retrouver d’une façon poignante tel que les premiers disciples l’ont vu, de le resituer dans son temps grâce aux études historiques.

En un mot d’évoquer et de faire revivre au milieu de nous celui qui est ressuscité et vivant hier, aujourd’hui et demain, le Messie annoncé progressivement par les prophètes bien avant sa venue et qui se rend visible parmi nous bien avant son retour.

Nous le savions par les évangiles, nous le constatons par ces reliques.

Comme Thomas qui ne voulait pas croire, notre temps est rempli de ceux qui doutent ou qui refusent, de ceux qui multiplient les arguments de toutes sortes pour fuir la vérité.

Déjà , lorsque les femmes vinrent annoncer aux disciples ce qui s’était passé au matin de Pâques, ceux-ci refusaient de croire:
« Aux yeux de ceux-ci ces paroles semblèrent du délire et ils ne croyaient pas ces femmes.(Luc ch 24 v,11)

Tant mieux que soient nombreux ceux qui restent aveuglés et mettent en cause la vérité de ces reliques car c’est grâce à  eux que la vérité peut progresser.
La science et la Foi ne peuvent au terme s’opposer car toutes deux relèvent de Dieu.

Mais cela oblige le chercheur à  une loyauté totale cherchant dans la droiture et l’humilité la découverte de la vérité par delà  souvent de longues incertitudes pour accéder à  la possession de la vérité. Vient le temps o๠les conflits s’apaiseront dans la sérénité de la possession tranquille.

Les textes des évangiles ont tous connu leurs heures de démolition avant que nous n’accédions à  la possession tranquille de la valeur de leur témoignage.Les reliques du Christ constituent bien un cinquième évangile et connaîtront leur reconnaissance car n’est-ce pas Jésus-Christ qui nous enseigne:
« Je suis la voie, la vérité, la vie »

François Le Quéré
Décembre 2007

BRUXELLES : Léonard mis en difficulté par Joà«l Devillet, victime d’un prêtre pédophile

La nouvelle vient de tomber. Plutôt comme une bonne surprise : elle concerne l’affaire Joà«l Devillet, du nom de celui qui, jeune adolescent, fut en son temps abusé par un prêtre pédophile, à  Aubange, dans le Luxembourg belge, et donc dans le diocèse de Namur. A l’époque celui de Mgr André Léonard.

Ce dernier fut vivement critiqué pour sa gestion très passive de l’affaire. Alors que cette agression sexuelle sur celui qui était alors enfant de choeur provoqua chez lui de grands dégâts.

L’année dernière Joà«l Devillet avait tenté d’obtenir réparation suite à  trois ans passés au séminaire de Namur pour de devenir prêtre. Ce qui avait abouti à  un échec. Douloureux. Et imputé justement aux séquelles psychologiques de l’agression sexuelle passée. D’o๠l’idée de réparation.

Une expertise psychologique toute récente établit aujourd’hui la réalité des dommages. Ce qui place Mgr Léonard en situation délicate, surtout après l’affaire de Mgr Vangheluwe, évêque de Bruges qui renonce à  sa charge après avoir reconnu des abus pédophiles sur un jeune garçon de sa famille.

S’il se targue aujourd’hui de pratiquer avec rigueur une opération  » main propre  » contre la pédophilie dans le clergé, il n’est pas certain que Mgr Léonard ait toujours fait preuve d’une semblable détermination…

EXPOSITION :
« Désirs d’éternité, rituels pour l’au-delà « 

Comment, à  travers le temps et l’espace, l’humanité compose-t-elle avec la mort, jusqu’à  tenter de l’apprivoiser, voire de s’en affranchir ? « Désirs d’éternité, rituels pour l’au-delà  » est une exposition hors les murs qui permet de découvrir, en avant première, une partie des collections ethnologiques, archéologiques et contemporaines, qui sera présentée par la suite, au Musée des Confluences, dans l’exposition de synthèse et de référence consacrée à  l’origine et au devenir.

Désirs d’éternité témoigne de la richesse des représentations liées à  la mort, préoccupation universelle, qui traverse l’ensemble des sociétés. Dans notre société occidentale, et en particulier en Europe, depuis un siècle, notre rapport à  la mort évolue. Aujourd’hui encore, de nouveaux enjeux relationnels se tissent. Patrick Baudry, sociologue, et Pierre Gibert, jésuite et historien de la culture, mettent en perspective cette question de société.

Les rituels funéraires, les croyances en l’au-delà  sont, avant tout, les expressions de l’impossibilité d’admettre que tout finira un jour. Le dernier passage est entouré de rituels destinés à  rendre paisible la séparation des vivants et des morts. Les gestes, les paroles, la symbolique remettent de l’ordre, rendent une place à  chacun, matérialisent l’insensé.

Par la conception qu’en ont les sociétés, par les attitudes et les croyances qu’elle suscite, la mort apparaît comme un fait culturel inséparable des lieux, des milieux, des époques et des civilisations. La mort est une épreuve qui oblige nos cultures à  s’organiser.

Aujourd’hui, dans les sociétés contemporaines, de nouveaux enjeux relationnels se tissent autour de la mort.

Une grande diversité d’objets, provenant principalement des collections du Musée des Confluences, est présentée dans l’exposition : collections archéologiques provenant de l’à‰gypte des pharaons, d’une nécropole caucasienne (1er âge du Fer), d’Asie du Sudest (Xe siècle) ; collections ethnologiques de la province du Fujian en Chine, d’Afrique, d’Australie (Aborigènes), de Nouvelle Calédonie (Kanaks) et de France ainsi que des collections contemporaines (photographies, peintures, sculptures).

Désirs d’éternité est une exposition présentée ˜hors les murs’ par le Musée des Confluences actuellement en phase de construction à  Lyon sous la conduite du

Département du Rhône. Elle est accueillie au musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal “ Vienne, autre établissement culturel créé et géré par le Département du Rhône.
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Informations pratiques
Musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal – Vienne
Route départementale 502
69560 Saint Romain-en-Gal
Tel : 04 74 53 74 01
www.musees-gallo-romains.com

L’exposition est ouverte jusqu’au dimanche 14 novembre 2010
tous les jours de 10h à  18h (sauf les lundis et le samedi 1er mai 2010).
Le musée est accessible aux personnes à  mobilité réduite.

Plein tarif (exposition seule) : 3 €
Gratuit (sur présentation d’un justificatif) : jeunes jusqu’à  18 ans, groupes
pédagogiques, personnes en situation de handicap, chômeurs et bénéficiaires du R.M.I.,
personnel départemental.
Tarif réduit (sur présentation d’un justificatif) : 2€
Etudiants, familles nombreuses, groupes à  partir de 10 personnes
Entrée gratuite pour tous les jeudis.

Musée des Confluences
28 boulevard des Belges
69006 Lyon
04 72 69 05 00
www.museedesconfluences.fr

Contact presse
Heymann, Renoult associées
29, rue Jean-Jacques Rousseau – 75001 Paris
01 44 61 76 76
p.hamamssi@heymann-renoult.com
www.heymann-renoult.com

La pauvreté augmente chez les jeunes et les seniors

Pour la première fois depuis de nombreuses années le nombre de personnes pauvres de plus de soixante ans augmente, et de façon non-négligeable : + 100 000 personnes entre 2005 et 2007, selon les données de l’Insee en utilisant le seuil de pauvreté à  50 % du revenu médian [1]. Une progression de 25 %. Le phénomène est plus connu, mais encore plus marqué, chez les jeunes : + 300 000 entre 2001 et 2007, soit une hausse de 27 %.

Il est trop tôt pour parler de mouvement de fond pour les plus âgés. La récession amorcée en 2008 a surtout pesé sur les plus jeunes, mais rien ne dit que la situation des seniors se soit améliorée. Depuis des années, les politiques publiques de lutte contre la pauvreté se concentrent sur le retour vers l’emploi, oubliant de fait les aînés. Le gouvernement a revalorisé le minimum vieillesse (709 euros en 2010), mais celui-ci demeure nettement sous le seuil de pauvreté (757 euros en 2007). Pour les moins de 30 ans, la dégradation est considérable. Compte tenu de la hausse du chômage, il est probable que le nombre de jeunes vivant sous le seuil de pauvreté a encore progressé.

L’état des lieux

La pauvreté touche 1,5 million de moins de 20 ans en France selon l’Insee, si on utilise le seuil de 50 % du revenu médian. Cette pauvreté est la conséquence du bas niveau de revenus de leurs parents dà» en particulier au chômage ou à  la précarité de leur emploi : un tiers des enfants pauvres vivent dans un couple o๠aucun parent ne dispose d’un emploi (voir notre article).

La pauvreté touche par ailleurs de plus en plus les jeunes adultes : 800 000 personnes âgées de 20 à  29 ans sont concernées. Le taux de pauvreté est à  cet âge à  son niveau le plus élevé, avec 11 %. Une partie des jeune adultes qui ne disposent pas d’un soutien familial, se trouvent en grande difficulté car écartés des minima sociaux (il faut avoir 25 ans ou au moins deux ans d’activité pour toucher le RSA).

Chez les plus âgés, le taux de pauvreté est nettement inférieur, entre 3 et 4 %. Ce qui représente tout de même 500 000 personnes, en forte hausse entre 2005 et 2007 (voir plus haut).

source : observatoire des inégalités
lien url : http://www.inegalites.fr/spip.php?article373&id_mot=76

SHOAH : La conversion
de l’Abbé de Tanouarn…

Directeur de publication de « Respublica Christiana », l’abbé Guillaume de Tanouarn a consacré le deuxième numéro de sa revue à  un thème passionnant « les Catholiques et la Shoah ». Sur un ton apocalyptique, dans un entretien au blog internet de Monde et Vie, il y décrit les menaces qui pèsent sur le monde moderne. Revenant par exemple sur ce mal apocalyptique qu’est à  ses yeux la libéralisation de l’avortement.

En revanche, sur la question de la shoah, ses propos sonnent étonnement juste. Ce qu’il déclare à  propos du révisionnisme de l’évêque lefebvriste Williamson est au demeurant tout à  fait intéressant :  » Pour moi, les dix minutes durant lesquelles Mgr Williamson a expliqué à  la télévision suédoise qu’il y avait eu « seulement » 100 000 ou 200 000 morts juifs à  Auschwitz, ont constitué un véritable traumatisme. Je n’ai pas été ordonné prêtre par Mgr Williamson mais par Mgr Tissier de Malleray, mais j’avoue que je ne peux pas comprendre (je l’ai écrit sur mon blog en janvier 2009) comment il a pu engager médiatiquement un combat aussi absurde alors qu’il était évêque “ et donc, comme tous les évêques, l’évêque de tous, l’homme de tous. En tout cas, c’est lui qui m’a donné l’occasion de lire, de réfléchir et d’écrire sur ce sujet décisif dans l’histoire de la culture occidentale qu’est le génocide des Juifs par l’un des pays les plus civilisés du monde « .

Par la suite, l’abbé de Tanouarn écrit encore : « Je crois qu’il ne faut pas essayer de christianiser les Juifs malgré eux, comme si l’on s’appropriait théologiquement leur mort« .

Guillaume de Tanouarn est né le 2 novembre 1962. Il est membre de l’Institut du Bon Pasteur que fonde et dirige l’abbé Philipe Laguérie. Dont on se demande ce qu’il pense des déclarations de son subordonné… Intellectuel brillant, de Tanouarn est avec Claude Barthe l’une des têtes cléricales les mieux faites de la galaxie traditionaliste. Il est directeur du Centre Saint-Paul et de la revue Objections.

On dit de source autorisée qu’il a beaucoup évolué. Dans le passé, en octobre 2002, il a été condamné comme directeur de la publication de Pacte, à  3 000 euros d’amende par le Tribunal de grande instance de Paris pour injures à  caractère raciste et incitation à  la haine raciale.

BELGIQUE : du risque d’éclatement aux graves effets domino possibles

On peut rire irresponsablement des rebondissements de la crise politique récurrente qui opposent les partis bourgeois belges, de la droite à  la social-démocratie et aux écolos, profondément divisés entre « flamands » et « wallons ». Comme si ce n’était pas une richesse pour un pays de posséder deux langues et deux cultures… à  condition que chacun étudie la langue de l’autre et que les deux langues, le néerlandais et le français, ne se laissent pas rapidement phagocyter par le Raminagrobis de l’anglo-américain, qui aura tôt fait, en les avalant toutes les deux, de « mettre d’accord » Dame Belette néerlandophone et le Jeannot Lapin wallon…

Mais en réalité, ces querelles ont un autre but, dénoncé par le PTB: celui de diviser profondément la classe ouvrière belge en proie à  de lourdes régressions sociales et aux suppressions d’emploi à  répétition (par ex. Opel/Anvers après Renault/Vilvoorde), de désosser la Sécu belge au profit du grand patronat. Et cela alors qu’une majorité de Belges reste très attachée à  la Belgique.

Mais au-delà  du Barnum politicien, l’ingouvernabilité belge est lourde de menaces pour la Belgique, pour la France et pour l’Europe. Pour la Belgique: si le patronat flamand, qui est derrière les partis indépendantistes et semi-indépendantistes, finit par l’emporter en transformant l’Etat fédéral belge en coquille vide, la situation deviendra explosive à  Bruxelles (francophone, mais dont la périphérie est néerlandophone).

Dans le pire des cas, si la Belgique éclate, si la Flandre « indépendante » devient un nouveau confetti d’Empire de la R.F.A., qui plus est dominé par des partis franchement xénophobes (rappelons que depuis que l’Allemagne s’est réunifiée sur des bases contre-révolutionnaires en absorbant la RDA, ses voisins proches ou moins proches ont bizarrement été presque tous démantelés: Tchécoslovaquie, Yougoslavie, partie balte de l’URSS; et la Ligue du nord italienne regarde plus vers les grands voisins nordiques que vers le « pouilleux » (sic) Mezzogiorno…).

Resterait-il alors d’autres ressources à  la Wallonie que d’être satellisée par la France ou rattachée au voisin francophone? Paradoxalement, une telle annexion pourrait accélérer le démembrement de notre pays. Il est évident que la Wallonie négocierait son entrée dans la République en obtenant un statut spécial de type alsacien mosellan Mais plus gravement encore, ce rattachement « linguistique » activerait les revendications séparatistes ou ulra-régionalistes dans les régions françaises dont la langue d’origine n’était pas le français.

Et comme la pression de l’Europe des régions, relayée par l’UMPS est très forte, la République « une et indivisible » déjà  très affaiblie par les « décentralisations » successives, n’y résisterait sans doute pas. Ajoutons que la France aurait immédiatement des problèmes avec Strasbourg, l’autre « capitale » européenne, car une partie de la bourgeoisie alsacienne ne cache pas son voeu de transformer cette ville, jadis « ville d’Empire », en ville européenne découplée du territoire français.

Bref, c’est l’Europe issue de la Révolution française qui se détricote, pendant que réapparaît l’Europe impériale et vaticane d’avant 1789… au nom de la « modernité »!

Quant à  Bruxelles, que deviendrait-elle ?

Un territoire « indépendant » o๠la guerre entre francophones et néerlandophones serait de moins en moins larvée? Et, cerise sur ce gâteau maastrichien, le territoire bruxellois ne serait-il pas « idéal » pour devenir la capitale… anglophone, du nouvel Etat fédéral et supranational maastrichien, sur le modèle du district fédéral de Mexico ou de Washington DC?
Bref, les peuples ont tout à  perdre, en Flandre, en Wallonie, en France et en Europe, à  un éclatement belge, car la mise en place d’un ETAT européen serait une avancée majeure pour l’impérialisme, y compris pour l’impérialisme US qui, avec son acolyte allemand, domine le port d’Anvers.

Certes ce scénario reste aujourd’hui de l’ordre des hypothèses, car la crise de l’UE et de l’euro est éclatante. Mais ces gens ont l’habitude de régler leurs problèmes par la fuite en avant… et la devise de Gramsci doit nous préoccuper: « pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ».

C’est pourquoi nous sommes solidaires de ceux qui, sur des bases de classe, par ex. en demandant une circonscription électorale unique pour la Belgique (pour casser le monopole des partis pseudo-« linguistiques »), veulent sauver l’unité belge et nous invitons les Français frontaliers qui travaillent en Belgique, à  soutenir nos camarades belges, tout en prenant très au sérieux le danger euro-séparatiste, car il se pourrait qu’un jour la « blague belge » finisse par tourner très mal!

George Gastaud
source url : http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-belgique-du-risque-d-eclatement-aux-graves-effets-domino-possibles-par-georges-gastaud-49527087.html

« SAINT SUAIRE » DE TURIN :
Les dessous d’une exposition
ou le mélange détonant de sexe
et de religion pour vendre un jean

Parmi les entreprises italiennes qui parrainent l’exposition du « Saint Suaire » à  Turin, Le Canard Enchaîné n’a pas manqué, dans son numéro du 21 avril dernier, d’épingler le groupe turinois de prêt-à -porter BasicNet. Il habille d’un k-way les bénévoles qui accompagnent les pélerins dans leur visite. Il s’est pourtant signalé par une publicité qui a indisposé l’à‰glise catholique avec raison. Détenteur d’une marque de jeans curieusement baptisée « Jesus Jeans », il ne répugne pas à  composer un mélange détonant pour faire parler de lui et stimuler la pulsion d’achat.

Cette affiche, publiée par Le Canard Enchaîné , présente de dos une jeune femme en short avec pour slogan incrusté sur ses fesses « Chi mi ama mi segua », « Qui m’aime me suive ». Deux procédés d’expression incompatibles sont ainsi associés pour provoquer la détonation qui doit capter l’attention.

Un leurre d’appel sexuel ordinaire

L’un est évidemment le leurre d’appel sexuel le plus ordinaire qui soit, puisque le short se prête par fonction à  sa mise en scène. Le postérieur féminin est photographié en gros plan entre taille et mi-cuisses dans une totale mise hors-contexte sur fond clair uni pour à  la fois ne pas distraire le regard et faire ressortir chair et short par contraste. Le voyeurisme du lecteur peut se repaître à  volonté des courbes féminines offertes, d’autant que le short est volontairement ultra court pour n’envelopper que partiellement des formes généreuses qui débordent.

Le double jeu rituel de l’exhibition et de la dissimulation est ainsi assuré par le jean lui-même dont la toile moule les hémisphères fessiers de si près qu’il montre autant qu’il cache les zones sexualisées revêtues. Le peu qui est dissimulé vise toutefois à  stimuler le réflexe de frustration dont est attendue pour son soulagement la pulsion d’achat. « L’objet du désir » qu’est le mannequin exhibé, n’étant pas accessible, il ne reste au lecteur, pour apaiser son inconfort, qu’à  le convertir dans un échange mental en  » désir de l’objet  » : il lui suffit de déplacer son désir et de le reporter sur l’objet associé qui ressort de cette proximité auréolé des feux de l’érotisme : le short, lui, est à  portée de bourse, si l’on ose dire.

Paradoxe et parodie profanatrice

à€ cette stratégie ordinaire du leurre d’appel sexuel, l’affiche « Jesus Jean s » associe un contexte qui, en revanche, ne l’est pas. Cette exhibition sexuelle est, on ne sait pourquoi, placée dans un univers totalement inattendu, celui de la religion chrétienne ouvertement symbolisée, d’abord, par le nom insolite donné aux jeans, « Jésus », et, ensuite, par le slogan qui est la parodie d’une parole fondatrice de son créateur : « Chi mi ama mi segua ».

Un rapprochement aussi incongru de deux domaines aussi opposés est au minimum un paradoxe, c’est-à -dire une contradiction apparente. Au pis, c’est une contradiction irréductible qui ne se résoud que par l’humour, cette façon de parler sérieusement de quelque chose de léger ou inversement, fà»t-il de mauvais goà»t. L’association entre sexe et religion chrétienne est d’autant plus incompatible que la seconde est connue pour réglementer sévèrement l’usage du premier. Or, la formule fondatrice christique « Chi mi ama mi segua » devient ici par parodie un slogan vantant le dérèglement sexuel.

Au-delà  du choc asséné à  la raison, le coeur du lecteur peut en être affecté, s’il est chrétien. La religion est une autorité que ses fidèles ne peuvent supporter de voir tournée en dérision sans éprouver une violente aversion contre l’agression. Ce détournement de la parole même du Christ en manifeste de licence sexuelle ne peut que déclencher en eux de violents réflexes de répulsion et de condamnation, voire d’humiliation et donc de légitime défense. Ce qu’ils considèrent comme sacré est à  leurs yeux profané.

L’attrait de la transgression

Cette stratégie présente donc un autre paradoxe : vendre ne nécessite-t-il pas de susciter le réflexe d’attirance ou d’identification et non le réflexe de répulsion ? En fait, « Jesus Jeans » ne s’adressent pas aux fidèles mais à  des consommateurs baignant dans une société encore imprégnée de culture chrétienne, comme l’est celle d’Italie. Sous couvert d’humour, dans une société qui règlemente strictement nombre de conduites, il leur est proposé, comme exutoire à  la façon du Carnaval dans le passé, un acte de transgression provisoire sans conséquence. Car l’interdit et sa transgression rendent l’objet défendu plus désirable encore. Le Christianisme est même la religion à  en avoir offert une belle illustration dans cette scène de transgression qu’est le péché originel d’àˆve et d’Adam goà»tant aux fruits défendus de l’arbre de la connaissance au Paradis Terrestre. Ici la transgression est d’autant plus tentante qu’elle peut se faire sans risque ni châtiment.

Cette publicité n’est pas la première à  jouer ainsi sur l’association détonante entre sexe et religion chrétienne. On a déjà  vu sur une affiche de film une jeune femme demi-nue parodier le Christ en croix (« Ave Maria » de Jacques Richard, 1984), ou Volkswagen, le dernier repas du Christ, la Cène, peinte par Léonard de Vinci pour promouvoir un nouveau modèle. Les Chrétiens ont raison de crier à  la profanation de leurs croyances. Mais n’assiste-t-on pas, même si elle est d’un goà»t douteux, à  une revanche inévitable dans une société civile sécularisée qui pendant des siècles a subi le joug du puritanisme pudibond d’une religion dominante ?

Pierre-Yves Chereul

ROME : François-Xavier Dumortier, jésuite d’ouverture, nouveau recteur
de la Grégorienne

Voilà  enfin une bonne nouvelle ! Le Pape a accepté de désigner comme nouveau Recteur de l’Université pontificale grégorienne de Rome – la plus important dans la Ville éternelle – le Père François-Xavier Dumortier, un jésuite de 62 ans . Français et universellement reconnu pour ses travaux bibliques.

‘homme est courtois, affable et compétent. Il remplace un jésuite italien, nettement conservateur il est vrai, le Père Gianfranco Ghirlanda, 68 ans, spécialisé en droit canon.

Très compétent en de nombreux domaines, y compris la philosophie, le droit et les sciences politiques, François-Xavier Dumortier est également polyglotte. Il a vécu et étudié aux USA.

Inséré un temps dans l’aumônerie des prisons, en Ile-de-France, il est très sensible aux questions sociales. Il a été provincial des jésuites de France de 2003 à  2009, o๠il rappelait à  ses frères dans la Compagnie le talent tranquille et rayonnant d’un de ses prédécesseurs, le Père Henri Madelin.

Le nom de François-Xavier Dumortier circula en 2008 pour la succession de Gérard Defois comme archevêque de Lille .

L’homme a de l’étoffe. Tant mieux !

MARSEILLE :
L’homélie de Mgr Pontier pour la sépulture du Père Hugues Madesclaire

Lundi 26 avril 2010 “ Basilique du Sacré-Coeur à  Marseille

Comprendre et expliquer : voilà  ce que nous voudrions depuis maintenant six longues journées. Comprendre comment le P. Hugues Madesclaire a pu en arriver là , expliquer ce qui s’est passé [le prêtre s’est suicidé, NDLR). Et nous qui le connaissions, nous qui l’estimions, nous qui avons bénéficié de son ministère et nous qui nous voulions proches de lui, nous sommes stupéfaits et interloqués.

Nous avons besoin que Jésus nous rejoigne sur la route de nos pourquoi pour les éclairer de la lumière de sa mort et de sa résurrection. Nous avons besoin qu’Il refasse pour nous le chemin d’Emmaà¼s, qu’Il nous entende parler de ce qui vient de se passer, de nos explications et de nos suppositions, qu’Il voit notre air tout triste.

à‰coutons-le prendre la parole et rejoindre ses amis, non pas pour leur expliquer l’enchaînement des faits ou la responsabilité des uns et des autres dans les événements de sa passion, mais pour leur révéler le mystère pascal, celui de ce Dieu d’amour qui emprunte et subit le chemin inexplicable du délire humain, dans ses diverses manifestations, pour y faire triompher la lumière de la victoire sur le péché et sur la mort, la victoire du Père qui ne peut laisser son Fils bien-aimé connaître la corruption.

Oui, mes amis, je crois très fort que c’est ce passage que nous sommes invités à  faire : ne pas attendre que les explications, même utiles, puissent nous donner la paix, mais recevoir la paix du coeur, de la force de la résurrection de Jésus qui triomphe, dans la faiblesse humaine, du péché des hommes et de ses oeuvres de mort. Il nous associe à  sa victoire, Il nous rejoint pour rendre nos coeurs tout brà»lants, pour nous redire sa présence, pour revivre avec nous le mystère pascal et nous relancer sur les routes de la vie et celle de la communauté chrétienne.

Oui, nous croyons que sa prière au Père du haut de la croix est aussi pour notre
frère Hugues et pour nous autres : Père, pardonne-lui, Père, pardonne-lui, Père, pardonne-nous surtout quand nous ne savons pas ce que nous faisons, ce que nous nous faisons les uns aux autres !

Oui, Père, redis-nous que Tu es plus grand que notre coeur et que notre coeur a beau nous accuser, Toi, Tu es plus grand que notre coeur et Tu connais toute chose. Toi, Seigneur, Tu connais chacun de nous mieux encore que nous nous connaissons, et jusque dans la profondeur de nos fragilités, la réalité de nos erreurs, la permanence de nos blessures cachées et aussi dans la beauté de nos richesses humaines et de nos dons ! Tu sais tout et c’est pour cela que Tu es rempli de miséricorde. Tu sais qu’argile nous sommes. Mais nous sommes à  Toi ! Et Tu n’abandonnes pas celui que Tu as appelé à  la vie, celui que Tu as appelé au baptême, celui que Tu as appelé au sacerdoce voici cinq ans !

Oui, redis-nous qu’il y a mort et mort. Redis-nous aujourd’hui, par ton apôtre Jean : « parce que nous aimons nos frères, nous savons que nous sommes passés de la mort à  la vie. Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans se laisser attendrir, comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ? Mes enfants, nous devons aimer : non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité ».

Oui, redis-nous cela. Que ta parole nous permette de relire la vie de Hugues à  cette lumière et aussi nos vies personnelles et communautaires. Oui, Seigneur, fais-nous entendre le chemin de l’amour en actes et en vérité comme un chemin porteur de vie et que la mort ne peut atteindre.

Et puis, Seigneur, Tu avais saisi notre frère Hugues par le mystère de l’Eucharistie, partagée, célébrée, vécue, ce sacrement de ta présence réelle, de ta vie donnée pour que le monde ait la vie. Hugues a vécu de l’Eucharistie, il l’a célébrée avec bonheur et profondeur. Souvent, il priait devant le Saint-Sacrement. Il y reconnaissait le signe de ta présence, comme Tu l’avais fait expérimenter aux disciples d’Emmaà¼s. Nous te rendons grâce pour son ministère de prêtre au milieu de nous. Nous te rendons grâce pour ce que, les uns et les autres, nous avons reçu de lui et par lui.

Frères et soeurs, c’est à  un pas de plus dans la foi que nous invite cet événement ! Seul Dieu peut tirer la vie de la mort. Nous venons de le célébrer. Le temps pascal nous permet d’en saisir les multiples facettes. Nous remettons entre ses mains de Père notre frère et ami, Hugues.

C’est à  un pas de plus dans l’amour que nous invite cet événement ! Seul Dieu peut nous tenir dans l’amour, la délicatesse, l’écoute, la compréhension, la modestie, le soutien, le partage, l’engagement auprès de ceux qui n’ont rien. Qu’Il nous tienne dans l’amour, dans la vie de nos communautés chrétiennes et dans nos vies de tous les jours.

C’est à  un pas de plus dans l’espérance que nous invite cette mort ! Seul Dieu peut dominer les tempêtes que subissent les barques de nos vies personnelles, et de nos vies ecclésiales. Nous connaissons le terme de notre espérance, c’est cette vie en Dieu ! Mais en attendant, nous croyons qu’Il ne nous abandonne pas et qu’Il nous rejoint sur nos chemins d’Emmaà¼s, pour nous redire qu’Il est bien là , ressuscité, vivant et que son Esprit nous accompagne et nous donne et nous donnera tout ce dont nous avons besoin pour poursuivre notre route, et que même Il nous donnera les prêtres dont notre Eglise a besoin, alors que nous pleurons celui qui vient de mourir trop tôt.

Oui, frères et soeurs : il est grand l’amour dont le Père nous a aimés. Il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes vraiment ! Telle est notre foi ! Telle est la lumière qui nous habite ! Telle est la source de notre espérance et de notre vie !

La Vierge Marie avait l’habitude de garder dans son coeur ce qui se passait et elle en accueillait toute la profondeur. Qu’elle nous soit un modèle pour relire tout comme elle et avancer dans une confiance sans faille en Celui qui a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour condamner le monde mais pour que, par Lui, le monde soit sauvé.


Qu’Il soit béni et loué. C’est à  Lui que nous remettons avec respect et affection notre
frère Hugues et que nous nous confions nous-mêmes, les uns les autres, et en premier sa maman et sa soeur.

Amen.

+ Georges PONTIER
Archevêque de Marseille