GOLIAS Hebdo Numéro 78

Sommaire de Golias hebdo du jeudi 30 avril

Les subventions Sant’Egidio : laïcité positive oblige !
Romano Libero
L’association catholique de Sant’Egidio, organisatrice en 2005 à  Lyon de
la 19ème Rencontre internationale pour la paix, a obtenu jeudi en appel
l’octroi de 600.000 euros de subventions des collectivités locales dont
le versement avait été annulé en première instance.

Réunion au sommet pour la prochaine encyclique du pape
Christian Terras
Le Pape Benoît XVI vient de convoquer un sommet pour évaluer les
contenus de l’encyclique sociale «Caritas in veritate» à  la lumière de
la crise économique et financière actuelle.

Benoît XVI resserre son équipe… à  droite toute !
Reginald Urtebize
Trois nominations récentes au Vatican, non remarquées par la plupart des
observateurs, sont pourtant très significatives de l’orientation
ultraconservatrice du Pape, en particulier en matière liturgique.

GOLIAS Hebdo Numéro 78

Sommaire de Golias hebdo du jeudi 30 avril

Les subventions Sant’Egidio : laïcité positive oblige !
Romano Libero
L’association catholique de Sant’Egidio, organisatrice en 2005 à  Lyon de
la 19ème Rencontre internationale pour la paix, a obtenu jeudi en appel
l’octroi de 600.000 euros de subventions des collectivités locales dont
le versement avait été annulé en première instance.

Réunion au sommet pour la prochaine encyclique du pape
Christian Terras
Le Pape Benoît XVI vient de convoquer un sommet pour évaluer les
contenus de l’encyclique sociale « Caritas in veritate » à  la lumière de
la crise économique et financière actuelle.

Benoît XVI resserre son équipe… à  droite toute !
Reginald Urtebize
Trois nominations récentes au Vatican, non remarquées par la plupart des
observateurs, sont pourtant très significatives de l’orientation
ultraconservatrice du Pape, en particulier en matière liturgique.

Esprit Saint et Eglise 2/3

Nos traditions souvent vieillies doivent se réveiller pour présenter de façons plus adaptées et plus vivantes le message du Christ vivant qui seul peut nous sauver et désigner le chemin balayé par son Esprit qui soufle o๠il veut et nous invite à  une tempête d’amour !

Alors pour moi qui suis devenu vieux se posent des questions nombreuses: Comment mon Eglise que j’aime, elle qui regroupe l’ensemble des disciples du Christ, chargée par lui d’enseigner tous les hommes , de leur révéler l’amour infini du Père, peut elle leur faire comprendre que tous ensemble, et non seulement tous les baptisés mais aussi tous ceux qui agissent de bonne foi selon leurs consciences, nous avons à  prendre la route du temps qui est le nôtre et agir en fonction des signes de notre temps? Cette route n’est pas une voie droite à  sens unique, inchangeable et monotone mais une voie de vie qui mène à  Dieu à  travers un monde qui n’est jamais figé sur son passé mais cherche un air plus vif.

Dieu n’est pas un être immuable et solitaire, s’il est Trinité et si cette Trinité est visiblement ouverte à  l’humanité par le Messie Jésus, s’il nous dit au moment de subir la:mort: « Il vous est bon que je m’en aille, et si je m’en vais, je vous enverrai mon Esprit pour qu’il demeure avec vous ».
Alors, il nous reste, à  nous, tous les chrétiens , à  mettre pratiquement à  l’oeuvre le double commandement de la Torah
Tu aimeras Dieu de tout ton coeur… et ton proche comme toi-même.
C’est un ordre contradictoire avec le comportement trop ordinaire des hommes, Mais c’est la vie à  laquelle on ne peut échapper .

Un point me paraît capital à  mettre en valeur pour s’ouvrir à  l’appel du monde de notre temps:C’est cette affirmation expresse du Concile de Vatican 2 définissant l’Eglise comme «le peuple de Dieu».
On en parle beaucoup mais sans en tirer les conséquences. Or cette définition peut bouleverser le monde .

Si nous savons nous souvenir qu’un Concile agissant au nom de toute l’Eglise est fondé sur l’enseignement du Christ qui seul est la Vérité , la Voie , la Vie … Alors, que les esprits chagrins se taisent.
Le sens profonde cette définition voulue par l’Esprit de Dieu qui guide toujours les travaux d’un Concile Oecuménique
et ne peut donc être prise à  la légère ni contestée , c’est de nous faire remarquer que l’Eglise n’est pas d’abord une société
figée avec une organisation monarchique immuable risquant la sclérose comme toute institution qui se fige .

D’ailleurs sur ce point certaines interprétations actuelles ne sont pas le produit d’une étude historique incontestable et les faiblesses humaines des responsables ont été bien souvent à  l’origine de déviations que l’on retrouve à  toutes les périodes de la vie de l’Eglise et qu’il serait bon de corriger. Il y a un début à  cela.L’Eglise est un mot qui signifie rassemblement, qui a mission de réunir dans la Charité du Christ tous les hommes.

L’Eglise est d’abord le peuple de Dieu, un peuple en marche dans le pélerinage à  travers les temps et les continents.

Ce peuple que Dieu, Père de tous les hommes, désire rassembler dans un même Esprit vivant et vivifiant par delà  toutes les différences humaines raciales, linguistiques, morales, toutes différences prises en compte et respectées.

Le peuple de Dieu a tellement varié à  travers les millénaires ! Il commence avec Abraham. Plus tard dans la lignée d’Abraham, sous la conduite de Moïse, c’est un tout petit peuple hébreu que nous connaissons mieux que la plupart des peuples grâces aux Livres de l’Ancien Testament. Il s’est senti confier par la bénédiction divine une tâche difficile pour préparer un avènement qui devait peu-à -peu changer la face du monde. Il a connu une suite d’événements souvent douloureux, d’apostasies, d’engagements sur de fausses routes, de persécutions …

Et il a pris des formes humaines qui ont varié… Contentons nous de rappeler seulement les communautés judaïques différentes : Judéens, Galiléens, Juifs de la Diaspora, .. Les plus traditionnelles refusant en masse le Messie tandis que les Communautés de diaspora se faisaient les bases de départ d’une nouvelle forme du peuple de Dieu s’ouvrant aux craignants Dieu et aux Païens… Allez, enseignez toutes les nations, nouvelle forme religieuse inspirée par le Messie et dont les Actes des Apôtres nous donnent la première vision..
Le Fils d’Homme , voulu par le Créateur, ne s’est pas présenté comme un souverain, Il est venu montrer la voie de la Vérité. Nous le connaissons par les écrits du Nouveau Testament. Il s’est entouré d’hommes bien ordinaires dont la mission a été de faire connaître et de répandre la Parole de cet envoyé divin . Cet homme n’a pas donné de constitution à  ces peuples nouveaux que sa Parole convertissait et qui devinrent ses premiers disciples à  la vie, à  la mort.

Les subventions Sant’Egidio : laïcité positive oblige !

L’association catholique de Sant’Egidio, organisatrice en 2005 à  Lyon de la 19ème Rencontre internationale pour la paix, a obtenu jeudi en appel l’octroi de 600.000 euros de subventions des collectivités locales dont le versement avait été annulé en première instance.

En effet, il faut savoir qu’en 2007, le tribunal administratif de Lyon saisi par une association anticléricale « La Libre Pensée » avait annulé les décisions prises en 2005 par le Conseil général du Rhône, la région Rhône-Alpes, le Grand Lyon et la Ville de Lyon d’allouer respectivement à  l’association italienne 300.000 euros pour le premier et 100.000 euros pour les trois autres, sommes tout de même de grande importance.

Le tribunal avait notamment estimé que ces décisions avaient « été prises en méconnaissance des dispositions (…) de la loi sur le séparation des églises et de l’Etat« . La communauté de Sant’Egidio composée de laïcs avait en effet organisé en septembre 2005 à  Lyon sa 19ème Rencontre internationale pour la paix, sur le thème « le courage d’un humanisme de paix ». Les collectivités locales et Sant’Egidio France ont essayé d’expliquer que la manifestation n’avait pas de caractère cultuel. La cour administrative d’appel de Lyon leur a donné raison jeudi estimant que « les circonstances que cette association est d’obédience catholique (…) ou que ses membres se réuniraient entre eux pour prier n’établissent pas qu’elle aurait des activités cultuelles ». L’un des points importants relevés est que « le programme de la 19ème Rencontre internationale pour la paix ne prévoyait pas de célébration eucharistique » et que « la seule prévision (…) d’un horaire auquel les responsables des différentes confessions pouvaient organiser des prières, n’a pas le caractère d’une activité cultuelle ». Enfin, et ce point est à  souligné, « eu égard à  l’intervention (…) de nombreuses personnalités nationales et internationales », cette « 19ème Rencontre internationale pour la paix est de nature à  favoriser le développement économique » des collectivités locales concernées et « participe à  (leur) image de marque ».

Voilà  bien une nouvelle susceptible de réjouir le coeur du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules, qui multiplie à  volonté les signes d’amitié envers la communauté. Reste à  savoir si cet argumentaire très scolastique et visiblement ‘ »ad hoc » pour justifier un choix somme toute idéologique sonne de façon vraiment convaincante.

Alors que l’Etat s’apprête à  redonner une pleine reconnaissance à  des diplômes universitaires obtenus dans des établissements confessionnels, cet autre signe d’une laïcité bien revisitée confirme une certaine évolution qui pose au moins question.

Peut-être une avancée de ce que Nicolas Sarkozy lui-même définissait comme une « laïcité positive ».

Réunion au sommet pour la prochaine encyclique du pape

Le Pape Benoît XVI vient de convoquer un sommet pour évaluer les contenus de l’encyclique sociale « Caritas in veritate » à  la lumière de la crise économique et financière actuelle.

Quatre cardinaux de grande influence, proches de Joseph Ratzinger, étaient présents. En premier lieu, l’italien Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes et président de la conférence épiscopale. On sait que, dans son pays, il défend l’idée d’un fond national d’aide pour aider les familles en difficulté. En deuxième lieu, l’italien Camillo Ruini, prédécesseur très connu et très habile de Bagnasco à  la tête de l’épiscopat italien, esprit politique très rusé et surtout déterminé. En troisième lieu, présence significative, le cardinal Angelo Scola, patriarche de Venise, grand intellectuel, d’ancrage traditionnel mais parfois surprenant, et dont on sait que la candidature semble progresse étonnament ces dernières semaines en vue du prochain conclave comme alternative à  celle de l’autre étoile en hausse, le salésien Oscar Rodriguez Maradiaga. Le brio incontestable de Mgr Scola et son grand souci du dialogue interreligieux, y compris avec l’islam, rare chez les conservateurs en général (ou ceux considérés comme tels), lui donne un relief de figure incontournable. Angelo Scola a fait plusieurs déclarations importantes sur le changement de style pour affronter la crise économique. En quatrième lieu, enfin, last but not the least, le cardinal autrichien Christoph Schà¶nborn, archevêque de Vienne et dominicain, lui aussi très proche intellectuellement de Joseph Ratzinger, peu impliqué en général dans les questions d’éthique concrète était également présent. A l’évidence, cette présence a été directement voulue aussi par Benoît XVI pour adresser un clin d’oeil à  la sphère germanophone.

Ce sommet était destiné à  faire le point sur la crise mais aussi à  préciser les changements à  introduire en fonction de ce contexte immédiate dans l’encyclique sociale du Pape qui devrait sortir le 29 juin. Dans un tel domaine, la pertinence en fonction de l’actualité d’une encyclique est évidemment capitale. Ce texte serait en préparation depuis l’été 2007. Alors que le Pape passait ses vacances à  Lorenzago di Cadore, on commença à  évoquer un texte consacré aux thèmes sociaux et à  la globalisation. Depuis, le conseil pontifical « Justice et Paix » y a beaucoup travaillé, sous la férule compétente du cardinal Raffaele Renato Martino. C’est sans doute ce travail de révision de l’encyclique qui contribue à  justifier son maintien en fonction alors qu’il aurait déjà  dà» partir en retraite il y a quelques mois. L’un des collaborateurs principaux de cette rédaction délicate est l’archevêque de Munich en Bavière, Mgr Reinhard Marx, l’un des espoirs de Joseph Ratzinger, mixte de conservatisme doctrinal et d’une pensée sociale plus à  gauche. Le Pape, à  l’instar de son cher Pie XII, est très anxieux et n’est pas forcément satisfait des moutures successives d’un texte qui pourrait très vite se trouver dépassé ou du moins insatisfaisant.

L’idée directrice de l’encyclique sera de promouvoir une culture de la « solidarité et de la sobriété » avec une critique du modèle actuel de développement, hédoniste et individualiste. Préparant le terrain, lors de l’audience du mercredi 22 avril, le Pape a dénoncé la cupidité, « racine de tous les maux et unique racine de tous les vices ». Par contre, dès lors qu’il s’agit d’aborder des questions plus concrètes, les choses deviennent moins claires.

Benoît XVI resserre son équipe… à  droite toute !

Trois nominations récentes au Vatican, non remarquées par la plupart des observateurs, sont pourtant très significatives de l’orientation ultraconservatrice du Pape, en particulier en matière liturgique.

Benoît XVI a nommé à  dessein à  la tête de la congrégation pour le culte divin un espagnol très proche de lui et très autoritaire, Antonio Canizarès Llovera. A l’évidence, ce poste est stratégique. Récemment, le cardinal Canizarès a fait une déclaration très remarquée et contestée au sujet de la communion eucharistique à  genoux et sur les lèvres : une façon de faire qu’il juge préférable à  celle, « conciliaire », de la communion dans la main et debout.

Mais un préfet de dicastère n’est jamais seul et n’a pas toujours les coudées franches. Au sein de la congrégation pour le culte divin se trouvent des fonctionnaires romains de tendances diverses et variées. Certains, comme le Père Anthony Ward, un religieux anglais très érudit, sont sans doute de sensibilité conservatrice mais hostiles au motu proprio : ils pensent que l’idéal à  imposer est la célébration de la messe de Paul VI de préférence en latin, et en tout cas de façon stricte, la concession faite aux tenants de l’ancien rite ne faisant qu’y rajouter de la confusion. D’autres estiment qu’il faut aller plus loin encore dans l’inculturation et s’inscrivent dans la ligne de Mgr Piero Marini, longtemps homme très influent au sein de cette congrégation.

Il est difficile de déplacer les fonctionnaires en poste dans les congrégations (comme ceux de nos ministères) lors même qu’à  leurs têtes les cardinaux changent, et changent de politique. L’actuel secrétaire de la congrégation pour le culte divin, Mgr Malcolm Ranjith est un srilankais très traditionaliste mais annoncé comme devant bientôt Rome pour son pays d’origine. Il avait lui-même succédé à  un archevêque italien, Mgr Domenico Sorrentino, défenseur des acquis de Vatican II.

Pour contre-balancer l’influence de liturgistes qui ne partagent pas ses vues, Joseph Ratzinger vient donc de nommer deux consulteurs, tout à  fait acquis au contraire à  ses idées. Le premier est Mgr Juan Miguel Ferrer Grenesche, vicaire général de Tolède et homme de confiance du cardinal Caà±izares, en fait son véritable bras droit. Proche de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre de Gricigliano, ce prélat au demeurant érudit et fort compétent a organisé à  Tolède une formation à  la célébration du rite ancien, à  destination du clergé (surtout du plus jeune qui ne le connaissait pas). Le second, un bavarois, est connu depuis une vingtaine d’années pour ses accointances avec les milieux ultraconservateurs de la Curie, Mgr Wilhelm Imkamp. Historien de formation, spécialiste du pontificat important et très autoritaire d’Innocent III (1198-1216), Mgr Imkamp est cité comme possible successeur de Mgr Camille Perl en qualité de secrétaire de la Commission « Ecclesia Dei ». Il est en effet très proche des milieux traditionalistes et de la fraternité Saint Pierre, solidement implantée dans son diocèse d’Augsbourg. Il est recteur du sanctuaire de « Maria Vesperbild » et la liturgie, bien que selon le nouvel ordo, y est célébrée dos au peuple et à  l’ancienne.

Le Pape Benoît XVI a également choisi un nouveau secrétaire de la Commission Théologique internationale en la personne d’un dominicain français ultraconservateur, de l’école thomiste la plus stricte, le Père Charles Morerod. Peu connu, ce dernier est cependant à  Rome l’un des tenants les plus déterminés de la théologie romaine la plus intransigeante. Il remplace un jésuite, Mgr Luis Ladaria, promu certes secrétaire de la congrégation pour la doctrine de la foi mais dont la sensibilité positive à  l’endroit de la théologie contemporaine (par exemple celle de Karl Rahner) ne lui vaut pas que des amis au Vatican, dans les milieux les plus droitiers. En principe, selon la volonté de Paul VI qui la créa, la Commission théologique internationale devrait refléter diverses sensibilités théologiques. Ce fut encore le cas du temps du Père (aujourd’hui cardinal) Georges Cottier, un suisse lui aussi d’inspiration thomiste, mais d’une autre ouverture, et de l’actuel secrétaire, le Père Luis Ladaria. Ce choix d’un français de stricte obédience thomiste et de sensibilité droitière pourrait s’expliquer par l’importance que le Pape accorde au fait de désigner un partenaire intellectuel acceptable du point de vue de la fraternité Saint Pie X en vue des négociations avec cette dernière.

1- Esprit Saint et Eglise

Je lisais un jour dans un dossier de Christian Terras un document intitulé «La Nouvelle Messe des dominicains hollandais».

Je me remémore à  ce moment tant de réflexions et d’interrogations qui me travaillent depuis longtemps sur l’évolution de l’Eglise de notre temps succédant à  des évolutions parfois considérables durant les siècles qui nous ont précédés, je me demandais quels caractères pourrait prendre le mot d’ordre: «Nouvelle Evangélisation» pris tant à  coeur par Jean-Paul II et dont je ne voyais pas en quoi et comment il pourrait déboucher pratiquement pour opérer le renouveau .qui se montre indispensable pour que l’Eglise du Christ s’exprime en un langage compréhensible et fort pour faire découvrir aux hommes du vingt et unième siècle la Parole qui sauve, avec un langage adapté.

Et ce matin, en relisant une note que j’avais écrite et intitulée:«Qui est Jésus-Christ ?» j’ai pensé: N’est-ce pas cela que le pape invitait à  faire vivre ? Non pas un renouveau tempéré par quelques mesures secondaires mais une ouverture gigantesque en l’Esprit de Jésus-Christ demandée à  toutes les âmes de bonne volonté: Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! En marche, souvent même sans le savoir dans la loyauté de leur conscience vers une Vérité toute entière sans confusion possible ni aucune comparaison avec les sociétés humaines mais les englobant toutes dans l’Esprit qui vivifiera notre temps et les inspirera .

Or, le monde se transforme à  toute allure depuis 100 ans et plus sous tous ses aspects humains, scientifiques, matériels…

L’humanité déborde la surface de la planète , et elle devient tellement envahissante que sa croissance même lui rend dangereuse sa propre survie tandis que les ressources en tout genre qui lui permettrait de se développer en arrivent à  s’épuiser .

La mer se vide de la vie qui se renouvelait en elle et qui s’épuise. En même temps elle devient poubelle.

Les ressources du sous-sol qu’il a fallu des milliards d’années d’évolution pour les accumuler s’épuisent, l’atmosphère se détériore sous tous ses aspects, la terre se désertise…L’eau est proche de manquer.De nombreuses espèces disparaissent.

Allons-nous vers la fin des temps prophétisée par la Bible, ou vers des temps entièrement nouveaux inattendus o๠le Fils de l’Homme inspirera l’avenir préparant son retour ?

La pauvreté et la misère s’étendent sur la masse de la population, et durant ce temps, et plus que jamais, certains groupes s’enrichissent abusivement.
Faut-il décrire ici la baisse de moralité et de respect des autres de tant d’êtres plongés dans un égoïsme suicidaire pour tous ?
De toutes façons, nous ne pouvons pas ne pas être sur la route d’un monde nouveau dont rien ne nous laisse prévoir ce qu’il sera dans dix ans ou dans vingt ans, mais cela touchera sà»rement les générations qui naissent actuellement, car les dangers sont de plus en plus imminents.

Alors dans de telles perspectives, qu’en est-il de la situation de ceux qui par leurs convictions religieuses et et la droiture de leurs consciences devraient plus que jamais être le sel de la terre et ouvrir à  l’espérance en créant de nouvelles perspectives vitales plus proches et plus correspondantes à  nos conditions actuelles de vie ?

Et si l’Eglise, sous l’inspiration bien écoutée de l’Esprit du Christ, ne sait pas se faire entendre, si elle demeure trop tournée vers un passé d’habitudes ronronnantes , si elle n’est pas la voix du Crucifié qui nous appelle à  souffrir mais aussi à  ressusciter, si elle n’aide pas l’humanité entière à  s’ouvrir à  cette multitude de charismes de service et d’amour que le Père répand à  profusion dans beaucoup de coeurs, ne risque-t-elle pas de se retrouver telle un bel arbre mort si à  temps nouveaux elle ne sait pas s’ouvrir à  une spiritualité plus conforme, plus vivante et plus accueillante…

En tenant davantage compte de ce qui est bon dans l’évolution des moeurs par rapport au passé, en sachant faire éclater les richesses de l’Esprit , en ouvrant un monde trop triste à  une joie renouvelée qui sache ranimer tant d’espérances désillusionnées !(Ezechiel,ch.37,v.1/14, Les ossements désséchés)

A suivre ….
François Le Quéré

Le Bon Pasteur et le mercenaire

L’Eglise contemple ce dimanche la figure du Bon Pasteur opposée à  celle du mercenaire.

Le Bon ou le Beau Berger est celui qui est capable de mourir pour ses brebis alors que le mercenaire s’enfuit devant le danger ; ce dernier disperse ce qui ne lui appartient pas quand le premier rassemble au-delà  même du bercail. On pourrait être rebuté par cette image pastorale tant elle semble peu flatteuse. Pourtant, ce qui est au cour de la relation décrite par Jean, c’est une connaissance mutuelle qui a sa source dans le Père : « comme (Kathos) le Père me connaît et que je connais le Père ». Ce n’est donc en aucune façon l’instinct grégaire qui est ici donné en exemple mais au contraire l’ouverture maximale de notre intelligence puisque nous sommes invités à  connaître de la connaissance même du Fils.

Mais cette connaissance ne nous sépare pas des autres comme si nous devenions les détenteurs d’un secret réservé, puisque l’écoute de la voix du berger nous rassemble tous. Si le troupeau est un, Jésus se garde bien de dire qu’il n’y aura qu’un seul bercail. L’unité de lieu ressemblerait trop à  une uniformité tout aussi mortifère que la séparation élitiste. Ni se diviser, ni refuser les différences, mais suivre le Fils dans son mystère pascal : il dépose sa vie pour la reprendre ensuite. C’est le chemin pour rassembler l’humanité. Un ami qui héberge des « sans-papiers », et il faut redire ici l’illégitimité d’une loi inique qui légalise la condamnation de ceux et celles qui les aident, demandait au petit de la famille : « comment aimes-tu ta maman ? » Il répondit : « comme ça » en ouvrant tout grand les bras comme le Christ en croix. C’est en le regardant que nous comprenons la largeur et la hauteur de l’amour du Père. Ce n’est désormais que dans sa mort que nous pouvons connaître Dieu. Et s’il a été crucifié comme un criminel, c’est lui qui, librement et avec autorité, assume cette mort ignominieuse pour nous faire partager la vie. Pour Jean, c’est Jésus qui se ressuscite lui-même sans doute parce sa communion au Père est si forte qu’il ne fait que ce que le Père fait et il a vécu toute sa vie comme un don, parce que Dieu est don. Tel est, nous dit-il, le
« commandement que j’ai reçu de mon Père ». C’est ce même commandement qu’il transmet à  ses disciples pour qu’ils continuent l’oeuvre de leur Père « comme » le Fils. Le Père seul est Père et le Fils seul est le Beau Berger mais ils nous font partager leur intimité pour que nous puissions la rayonner. C’est toute l’Eglise qui est concernée par cette mission.

En ce dimanche de prière pour les vocations, il n’est peut-être pas inutile de s’en souvenir. Ceux qui fuient le danger en se repliant dans un bunker et en laissant se disperser la plupart des brebis ne sont que des mercenaires tout comme celui qui leur ferme la porte¦

Alors que les loups sont invités à  vivre avec le petit de la brebis (Is 11, 6. 65, 25)¦ Telle est la promesse. A nous de commencer à  en vivre. Les brebis de l’Evangile, quant à  elle, sont suffisamment avisées pour savoir sur qui elles peuvent compter !

Pascal Janin

Les cas de conscience des Ducelier 6 / 9

Résumé des épisodes précédents
La femme d’Alexandre, Marie-Agnès, traditionaliste et mère de cinq enfants, en attend un sixième, pas du tout prévu, et qui pose un sérieux problème à  son mari. En effet, ce dernier a découvert récemment qu’il avait un fils, Alex, de vingt ans, né à  la suite d’une aventure éphémère quand il avait dix-huit ans et dont sa femme ignore l’existence. Mais cette mère si pieuse, persuadée d’avoir enraciné dans l’âme de ses enfants l’amour de Dieu, le respect des valeurs évangéliques et l’attachement à  la doctrine de l’Eglise catholique, subit le choc de sa vie ¦

… le jour o๠Anne-Marie, la fille aînée, lui rapporte les confidences de son cadet Jean-Luc, effondré et déboussolé et qui n’en peut plus de garder pour lui un secret aussi lourd :

Au retour de la Suisse normande, il a fêté ses dix-huit ans chez des copains de lycée ; au cours de la soirée, il a eu d’imprudentes relations sexuelles avec une de ses camarades de première qui, au début du mois de juin, lui a envoyé un texto lui annonçant qu’elle était enceinte !

L’univers de Marie-Agnès bascule dans le néant comme si la Terre entière et les êtres humains qui l’habitent étaient engloutis en un clin d’oeil dans le trou noir central de notre galaxie. En même temps, l’annonce brutale de cette grossesse lui fait subitement prendre conscience de la dangerosité et de l’inadéquation des anathèmes faciles lancés par les gens bien pensants (dont elle a conscience de faire partie) contre tous ceux qui, comme son fils, se sont écartés du droit chemin, peut-être dans un moment d’égarement. Puis, réagissant à  la dure réalité, elle pose une série de questions auxquelles Anne-Marie ne sait que répondre :

Qui est cette fille ? Que font ses parents ? Sont-ils croyants ? Et d’abord, est-elle seulement amoureuse de son fils ? Gardera-t-elle le bébé ?

Et son fils, acceptera-t-il la venue de ce bébé qui sera l’oncle ou le neveu, la tante ou la nièce à  peu près du même âge que celui de son propre enfant ?
Mon Dieu, mon Dieu, que penser ? Que dire ? Que faire ?

Le soir même, Alexandre, mis au courant de la situation, garde un calme apparent, le temps de réfléchir et de faire preuve d’indulgence ; attitude pas si désintéressée qu’elle en a l’air parce que, si elle respecte les convictions religieuses de son épouse tout en soulageant la conscience de son fils, elle lui facilite bougrement l’aveu de sa propre paternité qu’il devra faire un jour ou l’autre, qu’il devienne grand-père ou non.

Le lendemain, Jean-Luc, rassuré par l’attitude compréhensive de ses parents, se livre à  quelques confidences :

Armelle, sa petite amie, est la fille unique d’un menuisier et d’une assistante sociale, tous deux d’origine bretonne. Oui, ils sont catholiques mais ne pratiquent pas. Que veut-elle faire plus tard ? Elle aimerait s’occuper d’enfants, par exemple être professeure des écoles en maternelle, ou psychologue scolaire, ou orthophoniste. Oui, ses parents lui conseillent de
garder le bébé à  condition que son petit ami le reconnaisse et se marie avec elle.

« Finalement, nous sommes rassurés sur la mentalité d’Armelle et de ses parents, intervient Alexandre. Mais, comment comptez-vous élever ce bébé tout en continuant vos études et, de surcroît, sans aucun salaire ?
– C’est là  le problème ! Grâce à  ses relations professionnelles, la maman d’Armelle peut nous obtenir une place dans une crèche à  Saint-Denis mais je ne me vois pas vivre ici tout seul, je veux dire sans Armelle et sans notre bébé¦ Toi, maman, tu pourrais peut-être t’en occuper ¦ D’après les renseignements que j’ai eus sur Internet, Armelle et moi pourrions bénéficier d’une chambre d’étudiants l’année prochaine.
« As-tu toujours l’intention d’être architecte ?
Non, les études sont trop longues et trop demandées. Je vais plutôt me lancer dans la gestion, l’économie de marché, ou la comptabilité¦ Je me tâte.

– Pour en revenir à  ta situation actuelle, on ne te félicite pas mais on ne te condamne pas non plus¦ Comme le dit souvent ta mère : ˜ A tout péché miséricorde.’ Laisse-la reprendre ses esprits. On reparlera de tout ça dans la semaine. »

En effet, de plus en plus atterrée au fur et à  mesure des révélations de son fils, Marie-Agnès s’était murée dans un silence circonspect. Comment pouvait-elle garder son propre bébé tout en s’occupant de son petit-fils ? Car, bien entendu, il n’était pas question que Jean Luc retourne à  St. Denis ni que le jeune couple vive séparé. De ce fait, n’était-elle pas condamnée à  interrompre sa grossesse pour ne pas contraindre Armelle à  avorter ?

A moins que les finances d’Alexandre lui permettent d’engager une femme qui lui soulagerait la tâche. Cette possibilité envisagée, elle parvint à  s’endormir.

Le lendemain soir, Alexandre était décidé à  révéler l’existence d’Alex sans trop savoir comment s’y prendre. C’est Marie-Agnès qui lui en offrit opportunément l’occasion en lui suggérant d’engager une aide ménagère.

« C’est malheureusement impossible, ma chérie. J’hésite à  embaucher un employé dont j’ai pourtant besoin pour répondre au téléphone en mon absence car je passe une heure chaque soir à  écouter les messages reçus dans la journée. A vrai dire, il me faudrait même deux collaborateurs comme mon prédécesseur ! Alors ¦ D’autre part, il va falloir aider financièrement Jean-Luc et Armelle, acheter de la layette, peut-être un landau puis une poussette, sans compter les coups de mains à  donner¦

– Des coups de main à  donner à  qui ?

Alexandre se mordit les lèvres. Il n’avait pas du tout prévu d’aborder le sujet de cette façon. Il bafouilla puis, comme il l’avait initialement prévu, il revint sur l’erreur de jeunesse de leur fils pour parler de la sienne en commençant par la mettre au courant de la brève apparition d’un jeune homme chez le fermier de la Suisse normande pendant qu’elle était à  la mare avec les enfants.

« Pourquoi ne m’as-tu jamais parlé de ce jeune homme ?
– Je ne le pouvais pas ¦ »

Et Alexandre de lui avouer avoir cédé, il y a vingt-deux ans, au charme d’une fille de Clécy et que le jeune homme en question était né de cette relation intempestive.

D’abord effarée par ces révélations, Marie-Agnès émit bientôt des doutes sur cette paternité ; pour les lever, Alexandre lui fit part de son entrevue avec Jérôme et des confidences de Patricia sur son lit de mort. Alors, elle ne se contint plus :
– Pourquoi ne lui avait-il jamais parlé de cette rencontre ? Parce qu’il en avait honte ? Mais
avant de se marier, elle savait pertinemment que la quasi-totalité des jeunes gens ont des expériences sentimentales sans lendemain. Elle l’aurait compris.

Elle ne put contenir ses larmes pour ne pas avoir été mise dans la confidence. Elle n’éprouvait cependant ni haine, ni dépit, ni rancune, mais une profonde tristesse, un incoercible chagrin de constater le fossé entre les obligations de la foi et le comportement des siens. Néanmoins, elle embrassa tendrement son mari pour lui faire comprendre qu’elle ne lui en voulait pas, incapable toutefois de lui dire qu’elle préférait avoir un mari franc plutôt que dissimulateur.
Elle monta se recueillir dans la chambre conjugale.

Il ne la rejoignit qu’une demi-heure plus tard, le temps qu’elle retrouve son calme. En effet, posément, elle lui fit part de son intention d’assister le dimanche suivant à  une messe tridentine, célébrée à  Curbourg, petit village situé aux confins de la Normandie et du Perche, dont elle avait entendu parler en faisant ses courses au marché. Elle s’y ressourcera, discutera avec le jeune curé qui, selon une paroissienne, voit en Benoît XVI le garant de la doctrine catholique authentique.

Pour lui montrer sa compréhension et son amour, et sans doute aussi pour se faire pardonner, il lui proposa de l’accompagner.

A suivre ¦

L’apparition d’un lobby politique à  Lourdes !

Le week end du 17 au 19 avril dernier a été marqué par le pélerinage de 150 élus locaux et nationaux à  Lourdes à  l’occasion d’un congrès qui se veut à  la fois un temps de ressourcement, de réflexion et d’échanges. Leur marge de manoeuvre est quelquefois délicate dans un pays qui reste imprégné par une culture laïque et à  un moment o๠l’Eglise est tentée de se replier sur elle-même, avec un Pape qui multiplie les provocations.

De plus, il faut savoir que les élus catholiques se partagent en deux tendances, en fait deux pôles entre lesquels ils se trouvent comme écartelés. D’une part, un souci de défense des positions du magistère, exprimé avec la détermination que l’on sait par Christine Boutin. D’autre part, à  l’inverse, une volonté de faire résonance aux évolutions culturelles et sociétales actuelles, par exemple sur l’interruption de grossesse ou l’homosexualité. Nadine Morano exprime bien cette seconde tendance.

Pélerins d’un week-end à  Lourdes, les élus catholiques ont été choyés par les autorités catholiques. Reçus somptueusement dans l’hémicycle très vaste habituellement réservé aux évêques de France, ils se sont retrouvés pour un congrès-pélerinage à  l’image de deux précédents en 2005 et 2007. Fort habilement, Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire de Nanterre, l’une des étoiles montantes de l’épiscopat, a su distiller avec le sens des nuances et de la prudence qu’on lui connaît un message d’encouragement, sans durcir le ton ni le trait.

Il faut savoir qu’un petit noyau de parlementaires s’est regroupé pour former un Groupe de spiritualité des assemblées parlementaires. Il est piloté aujourd’hui par le sénateur du Val-d’Oise Hugues Portelli, de centre-droit, et accompagné par un prêtre du diocèse de Paris, ancien secrétaire particulier du cardinal Jean-Marie Lustiger, le Père Matthieu Rougé, qui est aumônier du Service Pastoral d’études politiques de Paris et recteur de l’Eglise néogothique de Sainte Clotilde dans le septième arrondissement, non loin de l’assemblée nationale. Matthieu Rougé, âgé de 43 ans, s’inscrit dans un courant d’idées très conservateur mais sait, à  l’instar de Mgr Brouwet, présenter adroitement et finement ses positions (et non pas comme le « bulldozer Cattenoz » en référence à  l’archevêque d’Avignon). Cette forme de lobbying sera sans conteste d’autant plus efficace. Quant au Père Rougé, une mitre lui semble destinée.

Au sein de ce noyau « fondateur », les sénateurs UMP Charles Revet (Seine-Maritime) et Bernadette Dupont (Yvelines), les députés UMP Arlette Grosskost (Haut-Rhin) et André Flajolet (Pas-de-Calais), tous de droite, modérée il est vrai, impriment une orientation. On aimerait sans doute plus de diversité, et des échanges plus libres avec des courants très éloignés.

Il faut noter que le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la conférence épiscopale, mise beaucoup sur l’influence que peuvent exercer par capillarité des parlementaires catholiques auprès de leurs confrères, en particulier au sujet des questions sociétales. C’est pourquoi, lors de la messe annuelle des parlementaires, à  Sainte Clotilde, il ne manque jamais de souligner certains points qu’il juge importants, en particulier relatifs à  l’éthique familiale. Au risque d’irriter aussi et de déplaire, car certains parlementaires sont agacés par exemple par cette insistance dans le combat contre la reconnaissance du couple homosexuel. En même temps, pour certains parlementaires économiquement bien ancrés à  droite, cela permet de faire utilement diversion par rapport aux défis de justice sociale.

Le recul de l’influence de l’à‰glise en France, très net, ne dissuade pas l’épiscopat de chercher à  exercer une influence.

Sans doute, refuse-t-il l’intransigeance polémique de son homologue espagnol.

En même temps, il ne dispose pas de l’autorité d’un Camillo Ruini en Italie.
Enfin, le style de pression exercé en France n’a pas grand-chose à  voir avec celui des évêques américains les plus extrémistes, qui, à  l’instar de Mgr Finn, évêque de Kansas City , sont entrés en véritable guerre ouverte contre Barack Obama. Ce nonobstant, il s’agit bien de la défense intransigeante de valeurs jugées incontournables, comme le dernier bastion d’un catholicisme aujourd’hui en perte de crédit.