La lumière sous le boisseau

Comme chaque midi, je prenais mon café à  la terrasse de l’auberge des deux Ours, lorsqu’une une femme brune aux yeux bleus m’aborde, le sourire aux lèvres. L’espace d’un instant, j’ai cru qu’elle se méprenait, puis, subitement, je la reconnus : c’était Marie, une camarade de lycée que j’avais perdue de vue depuis une dizaine d’années mais dont je savais, par un ami commun, qu’elle menait une vie pas très catholique.

Après nous être remémoré le trombinoscope et les manies de nos professeurs qui, vingt ans après, déclenchent encore nos crises de rire, Marie, devenue soudain sérieuse, m’interpelle :

 » J’ai deux questions à  te poser : Es-tu toujours passionné par la photographie ? »

Sans attendre la seconde question, j’extirpe de ma sacoche mon appareil numérique pour, d’un flash, saisir l’effet de surprise illuminant son visage.

« Super ! Je ne m’y attendais vraiment pas ! Autre chose : Que penses-tu de l’évolution du catholicisme aujourd’hui ?

– Tu veux dire de sa rétrogradation ?

– C’est bon ! On est sur la même longueur d’ondes. Tu vas pouvoir nous aider ¦

– Qui, on ?

– Une demi-douzaine de femmes qui sont devenues mes amies et que j’ai mises au courant de ma démarche

– Si je comprends bien, ce n’est pas par hasard que tu m’as rencontré ¦

– Non. On m’a dit que tu prenais souvent ton café ici ¦Peux-tu nous rejoindre samedi, à  partir de 14H dans le local qui jouxte la salle des fêtes ?

– Pour y faire quoi, grands dieux ?

– Tu le verras quand tu viendras ¦ Je compte sur toi ! »

Le jour J, Marie me reçoit dans une pièce aménagée en atelier de dessin et de couture o๠plusieurs femmes, souriantes mais silencieuses, s’affairent sur de grands carrés de toile dont je m’approche pour y jeter un rapide coup d’oeil. Mais Marie, sans m’en laisser le temps, m’invite à  m’asseoir pour me présenter ses amies. Comme elle, ce sont des compagnes plus ou moins secrètes d’un ecclésiastique ; deux d’entre elles en ont même des enfants qu’elles élèvent dans une quasi clandestinité. Toutes gardent cependant intact le sentiment de ne pas trahir le Christ puisque par leur présence affectueuse elles aident leurs compagnons dans leurs missions sacerdotales en contribuant à  leur équilibre mental et physique qui fait si cruellement défaut chez trop de prêtres victimes de leur voeu de chasteté. Ces femmes se sont engagées solidairement à  mener un combat contre les décisions arbitraires de papes successifs qui contraignent la totalité des prêtres à  une continence que seule une faible minorité est capable d’observer sans provoquer des conséquences dramatiques. A vouloir être plus christiques que le Christ, ces prélats rigidifiés dans leurs convictions qui n’ont pourtant aucun fondement dans l’évangile, sont devenus sourds, aveugles, insensibles ¦ bref, inhumains.

Impressionné par la volonté commune de ces femmes de ne pas baisser les bras, je suis impatient de découvrir leurs ouvrages étalés sur une grande table rectangulaire. Le premier représente, assis sur leurs trônes, trois évêques coiffés de leurs mitres, l’un se bouche les oreilles, l’autre se cache les yeux ; mais le dernier ne parodie pas le troisième
sage puisqu’il reste la bouche entrouverte comme l’explicite la légende
« Encore capable de débiter des contre-vérités. »
Sur le second, est dessinée, de profil et revêtue d’un camail pourpre, une autruche dont la tête disparaît dans le sable. Une tiare sertie de diamants est renversée non loin d’elle. En demi-cercle, à  l’arrière-plan, plusieurs couples guettent désespérément la tête de l’oiseau dans l’espoir de croiser son regard.Sur le troisième, je reconnais les silhouettes des douze apôtres réunis dans le cénacle le jour de la Pentecôte tandis que, derrière, sur la tête de chacune d’elles, tremblote une flamme que menace d’étouffer un éteignoir brandi par une ombre mitrée !

Sur ce, Marie m’explique sa stratégie pour protester contre les papes qui refusent de voir les ravages provoqués par leur attitude négative envers les prêtres et leur compagne et qui privent d’eucharistie les divorcés, remariés ou non. Car ne rien faire, c’est encourager la Curie et ses séides, non seulement à  ne pas changer d’avis sur ces questions mais à  les conforter dans leur tentative d’effacer toute trace de Vatican II.
« Face à  un tel entêtement, m’explique-t-elle, il nous reste une arme : la dérision. Il suffit de constater l’impact médiatique dévastateur des humoristes ridiculisant les travers et les erreurs des personnalités qu’ils ont dans le collimateur ou les dysfonctionnements des
administrations. »
Forte de ce constat, elle me demande de photographier les broderies qu’elle aimerait voir transformées en cartes postales.

« Mais que veux-tu en faire ? Les envoyer à  tes amis ?

– Pas seulement ¦ aux évêques, aux curés du diocèse dont on sait qu’ils ruent dans les brancards et à  certains paroissiens. »

Pour apporter ma contribution, j’ai écrit ce poème qui figurera peut-être au verso de la dernière carte. »

En attendant le feu nouveau

Connaissez-vous le nom
De ce très long bâton
Dont l’une des extrémités
Porte un cône en fer blanc plus ou moins patiné
Et fixé à  l’envers,
Qu’on range dans les sacristies
Et dont l’enfant de choeur se sert
A la fin des cérémonies ?

L’auriez-vous oublié ?
Je vous mets sur la voie :
L’enfant de choeur, d’un geste adroit,

Le lève jusqu’à  la flamme des chandeliers
Puis l’abaisse pour l’étouffer.

Depuis quelques années,
Cet instrument s’est incarné :
La mitre dorée dont il est coiffé
Remplace l’entonnoir,
La crosse, le bâton ; le tout fait l’éteignoir.

Lettre ouverte au Pape

Pour le 40è anniversaire de l’encyclique  » Humanae Vitae, le groupe de chrétiens  » Catholics for choice » (CFC) publie une Lettre ouverte au Pape afin qu’il jette un regard avisé et attentif sur ce texte qui régit encore la morale sexuelle de l’Eglise catholique et notamment la question de la contraception.

 » Aujourd’hui, 25 Juillet 2008, l’à‰glise catholique célèbre le 40è anniversaire de Humanae Vitae, la pierre angulaire de la politique anti-contraception de la hiérarchie catholique qui a eu un impact catastrophique sur les pauvres et impuissants dans le monde, menaçant la vie des femmes et abandonnons des millions au risque de la contamination avec le VIH/SIDA.

Humanae Vitae
est depuis toujours une source de grand conflit et de division au sein de l’Eglise. Des catholiques et des non-catholiques sont victimes de l’impact de la politique dévastatrice de la hiérarchie catholique.

L’impact de l’interdiction [des contraceptifs] a été particulièrement désastreux dans le Sud de la planète, vue que la hiérarchie catholique y détient une influence significative sur la politique de planification familiale de grand nombre de nations, devenant un obstacle pour la mise en oeuvre de bonnes politiques de santé publique en matière de planification familiale et prévention du VIH.

Mais même dans le Nord de la planète, Humanae Vitae affecte la politique de santé publique. Cette année, la Conférence Episcopale américaine a fait du lobbying sur le Congrès américains et obtenu que soient supprimés du Plan d’Urgence pour l’aide au SIDA du Président américain des services essentiels de planification familiale qui visaient la prévention de la transmission mère-enfant du VIH

Lorsque le Pape Paul VI a cimenté en 1968 l’interdiction par la hiérarchie catholique de la contraception, il passa outre les conclusions d’un groupe d’experts qu’il avait lui-même choisis.

Ce groupe, la Commission de Contrôle des Naissances, avait voté à  une large majorité en faveur de la recommandations de lever l’interdiction de la contraception artificielle, disant que celle-ci ne constituait pas un « mal intrinsèque » et que la doctrine préalable en la matière n’était pas infaillible. Même lorsque le Pape Paul VI ajouta au groupe 15 évêques pour rédiger le rapport final, eux aussi avaient été gagnés par la logique de l’argumentation en faveur de la contraception et votaient pour un changement de la doctrine.

Un « rapport minoritaire » fut alors produit qui disait que la doctrine en matière de contraception ne pouvait point être changée – pas pour une raison spécifique, mais parce que la hiérarchie catholique ne pouvait point admettre de s’être trompée: « L’à‰glise ne peut pont changer sa réponse, car cette réponse est vraie. Elle est vraie, car l’à‰glise catholique, instituée par le Christ ne pouvait pas se tromper pendant tous ces siècles de son histoire ». Et de continuer que si la hiérarchie admettait qu’elle s’était trompée sur cette question, son autorité serait mise en question sur toutes les questions « morales ».

L’évidence montre que Humane Vitae fut un échec cuisant dans l’objectif de convaincre les catholiques à  abandonner les méthodes modernes de contraception. Des études dans le monde entier montrent que les catholiques utilisent la contraception, et qu’ils sont en faveur de l’usage des préservatifs dans la lutte contre le VIH. L’interdiction a cependant eu pour résultat qu’un grand nombre de femmes et d’hommes n’ont pas eu accès à  des méthodes effectives de planification familiale et des préservatifs.

Il apparait clair que l’à‰glise catholique ne peut pas avancer avant de faire face de manière honnête au paradoxe d’Humanae Vitae: la plupart des catholiques utilisent des moyens contraceptifs modernes, sont convaincus que ceci est une décision morale et se considèrent de bons catholiques, tandis que la hiérarchie nie complètement cette réalité, confiant le clergé au silence sur cette matière et sur la plupart des autres sujets ayant trait à  la sexualité.

Les 40 dernières années ont été marquées par un durcissement des attitudes du Vatican tandis que le monde a changé pour adopter une vision différente et plus large de la sexualité et du rôle des femmes dans la société. Le pape Paul VI n’a pas réussi à  tourner les horloges il y a 40 ans et il est peu probable qu’un autre pape réussira à  le faire.

Mais un grand nombre de personnes, surtout des femmes dans les pays pauvres, continueront à  souffrir aussi longtemps que la hiérarchie ecclésiastique tentera de le faire.

Pape Benoît XVI, nous appelons à  vous de profiter de cet anniversaire pour initier un processus d’assainissement en étant fidèle (rendant justice) aux aspects positifs de la doctrine catholique en matière de sexualité et en levant l’interdit sur la contraception afin que les catholiques puissent planifier leurs familles de manière sure et en bonne conscience. »

Pourquoi gagner plus et mieux ?

Plus spécialement au printemps et durant l’été, les associations constituées autour des chapelles et églises à  rénover, redonnent vitalité aux fêtes patronales. L’occasion est mise à  profit pour que l’argent rentre dans les caisses. L’organisation de repas est d’ailleurs aussi pour les paroisses et les écoles un moyen de financement. Les bénévoles se dévouent toute l’année, ils mobilisent les sympathisants par un repas, et le bénéfice de la fête finance des dépenses bien ciblées, c’est pour la
« bonne cause ».

La « bonne cause » ?¦ le texte de première lecture nous interpelle communautairement sur celle-ci. A quoi bon rénover les lieux de cultes et « d’enseignement », si la parole de Dieu n’est plus entendue ? Pourquoi faire toujours plus et toujours mieux dans l’embellissement de ces lieux ?
« Pourquoi dépenser ce que vous avez gagné pour ce qui ne rassasie
pas ? »
. L’interpellation est évidemment aussi, personnelle, pourquoi gagner plus et mieux, l’essentiel n’est-il pas ailleurs?

Allons plus loin dans la provocation : et si à  nos repas nous décrétions à  l’occasion la gratuité par une consommation sans argent, histoire simplement de rassembler dans la joie et la bonne humeur. Une perspective utopique ? Pas tellement, combien de repas familiaux, amicaux sont entrevus sur ce modèle, simplement les invités estiment normal de compenser par un cadeau. Et puis bien vite lorsqu’on est nombreux, il devient plus simple de fixer une contribution parce que les « plus » ne compensent pas les « moins », et que « c’est toujours les mêmes qui donnent ».

« Même si vous n’avez pas d’argent venez¦ » notre réalisme, notre sens des réalités est mis à  l’épreuve. « Même si vous n’avez pas d’argent installez vous¦ ». Ils étaient venus pour l’entendre, jusqu’à  oublier le manger et le boire. Jésus a pitié de cette foule ; les pains et poissons sont multipliés, chacun donne à  son voisin et tous dans la fraternité découverte, repartent rassasiés par la Parole de Vie. « Prêtez l’oreille et venez vers moi, écoutez et vous vivrez ».

Cuba : l’alternative agricole à  l’embargo

A l’époque du « camp socialiste », Cuba se caractérisait par un modèle agricole axé sur les productions destinées à  l’exportation (tabac, canne à  sucre…), avec un système de grandes fermes d’Etat en agriculture intensive utilisant massivement les pesticides et les engrais chimiques . Par contre, l’île était dépendante à  66 % des importations du bloc de l’Est pour nourrir sa population1. L’effondrement du bloc soviétique en 1989, puis la disparition du COMECON, suivis du renforcement de l’embargo américain en 1992 (amendement Toricelli) puis en 1996 ( Helms-Burton Act)2 créèrent une situation catastrophique.

Les transports furent paralysés, la faim fit son apparition et entre 1989 et 1992, la ration alimentaire moyenne diminua de 20 % en calories et de 27 % en protéines ; la perte de poids moyenne pour les cubains fut de 15 kg.1 Il fallait réagir d’urgence : puisqu’il n’y avait plus d’engrais, on décida de recourir aux anciennes méthodes, puisqu’il n’y avait plus de carburant, on développa la traction animale et l’agriculture de proximité. La Havane devient une priorité dans le programme alimentaire national, des
« organoponicas » (jardins de recherche) et des « huertos populares » (jardins cultivés publics) furent créés : dès 95, il y avait 26.600 de ces jardins à  La Havane et en 96 un décret autorisait à  la Havane exclusivement les méthodes agricoles biologiques pour l’alimentation4.

En 1996-97, Cuba réalisait sa plus grosse production historique de 10 cultures de base3. Les productions de légumes ont considérablement augmenté depuis la crise de 1994, et arrivent à  1,4 millions de tonnes par an, pour atteindre la norme nutritionnelle (conseillée par la FAO) de 300 g par jour et par personne de légumes frais. Les cultures urbaines produisent maintenant de 80 à  100 % des légumes consommés dans les agglomérations cubaines, mais seulement 50 % de ceux consommés à  La Havane, le complément étant assuré par des coopératives de la province de la Havane. […]

La derniere extrémite de Dieudonné

La presse vient d’en donner l’information, alors qu’à  Bordeaux même l’évènement était passé presque inaperçu. Pourtant, le baptême d’une des filles de l’humoriste Dieudonné avait pour le moins de quoi attirer l’attention. En effet, l’enfant avait un parrain pour le moins médiatique en la personne du leader du Front National, Jean-Marie Le Pen lui-même.

Le lieu n’était pas davantage anodin. L’église Saint Eloi qui accueille la paroisse personnelle traditionaliste de l’abbé Philippe Laguérie et de l’Institut du Bon Pasteur. Philippe Laguérie est l’ancien curé « sauvage » de Saint Nicolas du Chardonnet à  Paris et il n’a jamais fait mystère de ses sympathies envers l’extrême droite.

Avouons-le, cet évènement a de quoi surprendre. Non pas tant finalement pour le rapprochement entre Le Pen et Dieudonné qui ne fait que confirmer ce que nous savons déjà  depuis de nombreux mois. Plutôt en raison de ce ralliement à  la religion catholique, qui plus est dans sa version la plus dure. Dans un passé qui n’est pas si récent que cela, Dieudonné s’en prenait au contraire violemment à  l’à‰glise et même à  Dieu, se proclamant athée virulent, en des termes qui pouvaient résonner comme blasphématoires aux oreilles de ses nouveaux amis d’aujourd’hui. Ainsi, le même Dieudonné s’était vu accusé en justice il y a quelques années par une association de tendance intégriste, l’AGRIF, pour des propos racistes et haineux contre les blancs et contre les catholiques.

Chantre un peu excessif et ne faisant pas dans la dentelle, Dieudonné fustigeait à  l’époque « une minorité catholique (¦) pour qui l’homme noir n’a pas la même valeur que l’homme blanc œ, le voici désormais dans le proche entourage de Jean-Marie Le Pen, qui savoure ce retournement. […]

La Grande Muette sort de sa réserve

Les relations ente le chef de l’à‰tat français et l’armée ne sont pas franchement au beau fixe. De petite phrase malheureuse à  crise d’autorité, il y a de la méfiance dans l’air et comme un couac dans la traditionnelle réserve de la Grande Muette. Une âme de corsaire se dissimulerait-elle sous le treillis ?

On se souvient du défilé du 14 juillet 2008. Le président français juché sur un véhicule militaire à  ciel ouvert qui descend les Champs-à‰lysées. Silence glacial de la foule parisienne, quelques huées et mêmes des sifflets dans quelques endroits. Les jeunes officiers de l’à‰cole militaire interarmes ont salué comme il se doit la tribune présidentielle o๠se trouvait Bachar El-Assad. Leur parrain de promotion : le lieutenant Dejean de la Bâtie, tué à  Beyrouth dans l’immeuble du Drakkar en 1983 avec 57 de ses camarades. Attentat imputé aux services syriens.

Après la fusillade à  balles réelles du 29 juin qui avait fait de nombreux blessés à  Carcassonne, Nicolas Sarkozy déclarait à  propos des militaires : œVous êtes des amateurs, pas des professionnels. Ce qui, naturellement, avait jeté un froid, et entraîné la démission de Bruno Cuche, chef d’état-major de l’armée de terre, unanimement apprécié par ses pairs. Lorsque, en février 2008, deux policiers ivres avait sorti leur arme dans un restaurant de Franconville (Val-d’Oise), blessant grièvement un Pakistanais resté tétraplégique, le même Nicolas Sarkozy n’avait pas lancé sa diatribe. Sans doute parce que les premiers sont à  mettre au pas et les seconds parce qu’ils servent sa politique intérieure. […]

Le Chemin à  la conquête des diocèses de France

Le chemin néo-catéchuménal vient de voir ses statuts enfin reconnus par le Vatican, même si c’est avec des modifications et des amendements qui ne lui donnent pas entièrement satisfaction, notamment au sujet de la pratique liturgique.

En France, il y a un séminaire du chemin dans le diocèse de Strasbourg depuis que Mgr Charles Amarin Brand, alors archevêque, avait accueilli le mouvement en 1991, au grand déplaisir du clergé local. En près de vingt ans, nous apprend Jean-Paul Blatz, responsable local du mouvement contestataire Jonas, plus de soixante séminaristes d’un peu partout dans le monde ont vécu et étudié à  Strasbourg dans ce cadre. De plus, en juin 2007, un premier prêtre d’origine portugaise formé dans ce séminaire a été ordonné au titre du diocèse de Strasbourg; deux séminaristes actuels, un espagnol et un polonais sont également prévus pour rejoindre le clergé de ce diocèse. […]

Seul l’olivier béni Par Jean-Paul II donne des fruits !

Dans un bosquet d’oliviers plantés durant le pélerinage en Terre sainte du pape Jean Paul II en 2000, seul l’arbre qu’il a béni porte des fruits, a rapporté dimanche le journal israélien Yédiot Aharonot.

A l’issue d’une prière collective au Mont des Béatitudes, qui surplombe le lac de Tibériade en Galilée, le souverain pontife avait béni un olivier offert par le Fonds pour le remembrement des terres en Israà«l (Kéren Kayemet le Israà«l – KKL), et celui-ci avait ensuite été planté avec onze autres oliviers.

«Ils se trouvent tous sur la même parcelle et ont reçu les mêmes soins et la même quantité d’eau, mais seul celui béni par le pape porte des fruits», a affirmé au journal Yossi Karni, un expert en boisement du KKL.