« Qu’as-tu fait de ton frère ? »

Le 18 octobre la Conférence des évêques de France mettait en ligne son message en vue des prochaines élections présidentielles. Adressé aux catholiques, aux politiques et à  l'opinion publique, ce document - renforce mon soutien à  l'association des anciens ministres des cultes et anciens membres de congrégations religieuses - indiffère la tradition syndicale à  laquelle j'appartiens - aiguise ma conscience religieuse Ces trois points constitueront la matière des trois billets à  suivre.

Le 18 octobre la Conférence des évêques de France mettait en ligne son message en vue des prochaines élections présidentielles. Adressé aux catholiques, aux politiques et à  l’opinion publique, ce document
– renforce mon soutien à  l’association des anciens ministres des cultes et anciens membres de congrégations religieuses
– indiffère la tradition syndicale à  laquelle j’appartiens
– aiguise ma conscience religieuse
Ces trois points constitueront la matière des trois billets à  suivre.

« L’à‰glise ne peut ni ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible. » Les évêques citant Benoît XVI s’attribuent un rôle de paroles, « d’argumentation rationnelle » « de réveil des forces spirituelles ». Que les évêques puissent dire ce qu’ils pensent, qu’ils s’expriment sur ce qui leur parait être le bien commun, l’unité nationale, la nation dans l’Europe, qu’ils parlent de la famille, du travail, de la mondialisation, pourquoi pas ? Peuvent-ils le faire seulement de leur « chaire », sans interpellation par leurs fidèles, sans mise au point des politiques confrontés à  des choix qui ne sont ni tout blanc ni tout noir, sans réactions de citoyens divers et légitiment attachés à  la liberté d’opinions et de conscience ?

Un point parmi d’autres page 8, le message invite à  « accepter, pour un salarié, de se syndiquer et de penser que les entreprises ont besoin de ce partenariat pour continuer à  s’adapter ». Concrètement que font les diocèses au niveau de chacune de leurs associations diocésaines ? Les congrégations et collectivités religieuses dans chacune de leurs institutions?

Une réponse peut être donnée au travers des solutions défendues depuis trente ans par l’Association pour une retraite convenable (APRC)¦ L’association est au service de tous les anciens ministres des cultes et anciens membres des congrégations (AMC) en étant a-politique et a-religieuse, comme un syndicat, comme une association de défense des usagers. Mais quel partenariat avec les autorités du culte catholique ?

Des avancées ont eu lieu depuis 30 ans, non sans mal, avec beaucoup de persévérance de la part des équipes qui se sont succédées. Mais un clivage de fond demeure, la solution par l’aumône et la charité ou la solution par les règles de la Sécurité Sociale, comme pour tous les autres citoyens. Le point de vue exprimé ici est celui d’un simple militant de cette association : à  lire les réactions des uns et des autres, http://aprc.forumactif.com/index.forum , à  observer ce que Mgr GARNIER en charge du dossier a rétorqué devant les journalistes à  Lourdes, nous sommes dans les situations habituelles, points de vue « patronaux » et points de vue « syndicaux ».

Mais alors la Conférence des Evêques peut “elle prétendre se situer au-dessus ou en dehors des lois communes, hors de toutes les bonnes paroles qu’elles nous assènent et qu’elles assènent aux politiques et aux opinions publiques.

A suivre

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