Turbulences violettes

On ne peut que se réjouir de voir nos évêques réfléchir avec soin sur la question de « « trois différences structurantes dans notre société : homme/femme, père/mère, frère/soeur ». Là  o๠un seul homme, Mgr Anatrella, régnait en maître, c'est un groupe pluridisciplinaire d'experts qui a travaillé pendant un an (petite précision donc : l'absence de l'expert n'a rien à  voir avec Golias puisque le groupe est né en 2005 et il n'en fait pas partie... mais les évêques étaient sans doute au courant depuis longtemps des accusations portés contre lui.

On ne peut que se réjouir de voir nos évêques réfléchir avec soin sur la question de « « trois différences structurantes dans notre société : homme/femme, père/mère, frère/soeur ».
Là  o๠un seul homme, Mgr Anatrella, régnait en maître, c’est un groupe pluridisciplinaire d’experts qui a travaillé pendant un an (petite précision donc : l’absence de l’expert n’a rien à  voir avec Golias puisque le groupe est né en 2005 et il n’en fait pas partie… mais les évêques étaient sans doute au courant depuis longtemps des accusations portés contre lui.

Mais le trouble apparaît bien vite dans la contradiction des discours de Mgr Buguès et du Cardinal Ricard : Pour le premier, qui présidait le groupe de travail, « Notre mission était d’approfondir des sujets importants pour nos ministères de pasteurs, de comprendre et de fournir des arguments dans le débat du moment » et sa conclusion est des plus claires : « Mission accomplie : après un an de réflexion sur trois différences structurantes de la vie sociale (homme/femme, père/mère, frère/soeur) le groupe de travail, constitué en novembre 2005, a terminé sa mission » ! Les évêques ont donc désormais des compris et peuvent argumenter !

Le président de la Conférence épiscopale tint un langage fort différent, voire contradictoire, puisqu’il avoua dans son discours de clôture que, notamment sur la « théorie du gender », « des approfondissements restent plus que jamais nécessaires : la figure masculine, l’autorité, la fraternité et la filiation, d’autres encore… Pourquoi ne pas intéresser à  cette réflexion, vitale pour l’avenir de notre société, des cercles plus larges : des philosophes, des spécialistes des sciences humaines, des responsables politiques… ? La voie de la recherche sera longue. Nous sommes heureux d’en avoir parcouru aujourd’hui les premiers pas » !

L’alternative est donc entre un travail fini et une réflexion interdisciplinaire qui doit se poursuivre… Et sur ce point, nous suivons le Président des Evêques, non sans souligner, que sur des questions aussi controversées parce que d’une très grande complexité, les responsables de l’Eglise se disent « heureux » de balbutier, puisqu’ils reconnaissent n’avoir fait que « les premiers pas »… Une Eglise joyeuse d’accompagner l’homme nouveau sans prétendre posséder la vérité… Mgr Ricard, on a envie de vous faire la bise ! Et bon courage pour la prochaine visite ad limina ! Ajoutons, Dieu merci, que les deux évêques se retrouvent sur la place fondamentale de la Bible… Tout dépend de son interprétation et de la manière dont on travaille : Mgr Brugès s’est réjoui que ses pairs travaillent « vite » ! Mais il a aussi de ses voeux des lieux de débats et d’échanges avec les responsables politiques « afin de passer du slogan à  une oeuvre politique »… ce qui sous entend que le travail de recherche fondamentale pour « formuler des propositions positives, dynamiques, pratiques, qui permettent de construire une parole d’Eglise claire, audible et compréhensible » n’est pas terminée !

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