Affaire Anatrella : Henri Tincq, désinformateur en chef du journal « Le Monde »

L'affaire ne manque pas de sel et le journaliste de souffle. Alors que deux patients se plaignent d'avoir été abusés par le prêtre-psychanalyste Tony Anatrella, le Monde du 21 novembre 2006, sous la plume de Henri Tincq ne trouve rien de mieux, en rendant compte de cette affaire, que de se placer du côté du mis en cause, avec le titre : "le Père Anatrella se dit victime d'une dénonciation calomnieuse". D'apres le Monde, il aurait d'ailleurs porte plainte contre X. Le choix du journaliste est ainsi clairement annoncé. La moindre honnêteté aurait été de partir des victimes et de la "dénonciation". L'événement est tout de même antérieur à  la plainte de Tony Anatrella.

L’affaire ne manque pas de sel et le journaliste de souffle.

Alors que deux patients se plaignent d’avoir été abusés par le prêtre-psychanalyste Tony Anatrella, le Monde du 21 novembre 2006, sous la plume de Henri Tincq ne trouve rien de mieux, en rendant compte de cette affaire, que de se placer du côté du mis en cause, avec le titre : « le Père Anatrella se dit victime d’une dénonciation calomnieuse ».

D’apres le Monde, il aurait d’ailleurs porte plainte contre X. Le choix du journaliste est ainsi clairement annoncé. La moindre honnêteté aurait été de partir des victimes et de la « dénonciation ».

L’événement est tout de même antérieur à  la plainte de Tony Anatrella.

De l’article il ressort que les deux patients qui se plaignent des méthodes de leur psychanalyste ne peuvent qu’être des affabulateurs manipulés, en premier lieu par … Golias, bien évidemment.

Impressionnante cette haine que le journaliste nous porte…

Toute la présentation des faits par ce journaliste va se faire à  partir du point de vue du psychanalyste mis en cause, comme si le Monde était en charge de sa défense… L’objectivité ne semble plus guère une vertu journalistique.

Pour y voir clair, remontons à  la genèse des faits tels qu’ils ont été vécus par Golias.

Depuis plusieurs mois, la revue était excédée par l’arrogance et l’étroitesse d’esprit de Tony Anatrella manifestées dans ces articles ou interventions portant sur les questions éthiques sexuelles, en particulier sur l’homosexualité dont il se prétend le spécialiste ecclésiastique.

Et dans toute une série d’articles, Golias a fait plancher ses propres spécialistes pour analyser et critiquer ses positions. Travail normal d’une revue comme la nôtre participant à  un débat général. Mais jamais nous n’avons insinué quoi que ce soit sur ses méthodes thérapeutiques. L’idée d’un dérapage ne nous était jamais venue.

Or à  la suite de ces articles, un ancien patient de Tony Anatrella, qui se nomme Daniel Lamarca, et totalement inconnu de nous jusqu’alors, demande à rencontrer le directeur de Golias.

Il y aura plusieurs longues rencontres qui permettront de constater que le témoignage du patient est sà»r, fiable, émanant d’une personne digne de confiance, fournissant les preuves qu’il avait, en son temps, informé ses supérieurs ou des évêques et que les différents psychiatres qu’il avait consultés par la suite avaient été informés. Christian Terras, directeur de Golias a même été à  plusieurs reprises en contact avec l’ancien supérieur religieux de Daniel Lamarca, lequel lui confirmera les faits dont il avait été le confident en l’an 2000.

De son côte, D. Lamarca se dit prêt à  signer de son nom l’article où il raconte son expérience de patient avec une franchise impressionnante. Nous le mettons en garde, il risque un procès. Est-il prêt à  l’assumer ? Il répond oui. Le témoignage paraît dans le numéro 110.

Il se trouve qu’au mois de mars et sans que Golias en ait eu connaissance, une deuxième victime avait porté plainte et tout cela sans passer par Golias. Selon le Monde, rapportant la réaction de l’avocat d’Anatrella, cette simultanéité démontre le complot. Ce qui n’a aucun sens, les deux personnes ne se connaissant pas.

Pourquoi, et la question est récurrente, les plaintes viennent-elles si tard , nous objecte-t-on ? Parce qu’il faut un mûrissement. Ces affaires touchent le plus profond de la personne et les griefs, toujours imprégnés de culpabilité, sont longs et difficiles à  exprimer. Il ne s’agit pas d’une plainte contre un garagiste malhonnête ou un mauvais payeur… Et puis lorsque le responsable de la souffrance est vu paradant à la télé, montant dans les honneurs, prenant des responsabilités, le mal fait devient insupportable pour celui qui souffre à cause de ce prétendu maître… Nous avons déjà eu l’occasion de le voir dans une autre affaire. Quand on veut jouer la vedette, il ne faut pas avoir trop de casseroles au derrière.

Voilà  comment les choses se sont passées dans cette affaire où Golias a été sollicité sans rien avoir cherché. « Vous êtes, nous dit-on souvent, et ceci explique nos sources spontanées, les seuls à accepter de sortir l’affaire du silence. »

Alors, de la part de Mr Tincq, retourner le procès contre Golias est parfaitement malhonnête. D’autant qu’il avait la possibilité de contacter la source, comme l’ont fait ses confrères : à  la suite de la publication du dossier Anatrella dans le N° 110 de la revue, plus de trente journalistes ont appelé Christian Terras pour en discuter et demander des précisions. Seul Henri Tincq n’a pas appelé ! C’est son droit, mais en revanche nous refusons de le voir mentir sans honte. Comment peut-il, se cachant derrière « l’entourage de M. Anatrella », prétendre que  » Golias avait diffamé Mgr Lustiger«  ? Le terme de « diffamation » a un sens juridique précis. Et bien, jamais le cardinal Lustiger, et nous lui rendons volontiers cette justice, n’a intenté le moindre procès à Golias pour les critiques que nous avons pu lui faire sur la manière dont il a assumé sa fonction. Zéro pointé pour le journaliste.

Heureusement dans la presse nationale, certains ont fait leur travail de journalistes avec compétence et déontologie à l’instar de Sophie des Déserts qui a consacré deux pages dans le Nouvel Observateur, Eric Vavreau (Libération) et Nelly Terrier (Le Parisien), sans oublier Europe qui, le premier a relayé notre dossier.

Lorsqu’il parle de Golias et de nos dossiers sur le Rwanda, M. Tincq se plante encore plus magistralement : dans le procès intenté à  Golias par « Reporters sans frontières » et qui concernait un prêtre rwandais journaliste (c’est à  ce seul titre professionnel que RSF était en capacité juridique d’intervenir) cet organisme a été débouté et c’est le contraire qu’il aurait dù écrire, à savoir que c’est Golias qui a gagné.

Nous mettons H. Tincq au défi de produire un jugement contraire à  que ce que nous affirmons ici. Et à travers ces mensonges ramassés sans contrôle auprès de « l’entourage de M. Anatrella » ou en se fiant à « ses proches », éclate une volonté de nuire à n’importe quel prix, de salir coûte que coûte, quitte à fouler au pied le minimum de sérieux que l’on est en droit d’attendre d’un journaliste du Monde.

Et puisque cet éminent connaisseur des choses d’Eglise est si préoccupé du Rwanda (où d’ailleurs il n’a jamais mis les pieds), pourquoi ne parle-t-il pas de la condamnation que vient de subir dans son pays le Père Wenceslas Munyeshyaka ? Il y a pourtant plus de 11 ans que ce même abbé Wenceslas, réfugié en France, a été mis en examen par la Justice Française et que, depuis, rien ne bouge, malgré une condamnation de la Cour Européenne de Justice pour longueur abusive de procédure.

Qu’a-t-il fait pour dénoncer la situation d’un homme qui s’affirme innocent et qui traîne derrière lui, sans jugement, des accusations infamantes depuis si longtemps. Il veut parler du Rwanda ? D’accord, Golias y est prêt.

Mais pour le moment, revenons à  ce que dit son article de M. Anatrella, en se contentant de faire parler son « entourage » et ses « proches ». Ce monsieur mis en cause n’avait-il donc rien à dire à un ami apparemment bien disposé ? Bel exemple d’enquête !

L’avocat d’Anatrella annonce, toujours dans « le Monde », un dépôt de plainte et donc un procès. On attend pour voir.

On peut s’étonner aussi que l’avocat d’Anatrella s’étonne de l’anonymat dans lequel veut rester la deuxième victime. Une plainte n’est jamais anonyme.

A Golias, nous n’aimons pas les procès qui nous coûtent argent, temps et énergie. Mais s’il le faut, nous irons sans crainte. Pour le moment, nous attendons la suite. Dans ce genre d’affaires, nous avons été trop habitués à l’effet d’annonce : la personne, accusée et dépourvu d’arguments, annonce un procès pour jouer l’innocence qui ne craint pas les lumières du prétoire. Le temps passe, rien ne bouge, le procès n’a jamais lieu car aucune plainte n’a été déposée, ou la consignation n’a pas été faite. L’opinion publique oublie, restant à son idée d’innocence. C’est gagné.

Et le meilleur pour la fin. Henri Tincq répercute aimablement l’idée de la « machination », du complot que lui aurait soufflé les « proches » toujours eux !. Il s’agirait selon le défenseur d’Anatrella, d’une affaire montée par les homosexuels pour se venger et se débarrasser de leur pourfendeur.

Le complot… Nous y voilà  ! Recours un peu trop facile en l’absence d’enquête sérieuse. Dernière cartouche, en général réservée à certains tribuns. Demain va-t-on voir ressortir la main judéo-maçonnique ? On a connu le même système de défense avec François Lefort, ce prêtre condamné pour pédophilie et qui dénonçait un complot des proxénètes d’enfants… Les deux personnes qui accusent Anetrella ne participent à aucun mouvement d’homosexuels. Daniel Lamarca, pour sa part, vit loin de la capitale, dans la montagne, portant seul le poids de sa douloureuse expérience. Que les organisations gays s’intéressent à l’affaire, ça se comprend, mais elles ne sont nullement à son origine et elles ne l’ont pas instrumentalisée.

Non, M. Tincq, il n’y a pas de complot ! Il y a seulement deux personnes, et peut-être davantage demain, qui ont souffert des méthodes du Docteur Anatrella et qui veulent le faire savoir, pour au moins que cesse le scandale. Et cela, il semble bien que Monsieur Tincq, dans sa rage de se « payer » Golias, ne l’a pas compris ou n’a pas voulu le comprendre, persuadé qu’il est d’être investi de la mission de sauver l’institution menacée une nouvelle fois par un gros scandale.

Golias

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