Lecture idéologique ? Tiens donc !

Le discours inaugural de l'Assemblée de Lourdes que vient de prononcer le cardinal Jean-Pierre Ricard constitue un camouflet injurieux pour tous les catholiques de progrès malgré les précautions d'usage qui sont exprimées ici ou là  et les concessions faites à  une vision ouverte de la mission de l'Eglise. Mgr de Bordeaux entend nous faire avaler la pilule amère de la réintégration des intégristes dans le giron. En décochant au passage une pique aux catholiques (progressistes cela va sans dire) qui font une lecture "idéologique" du Concile Vatican II. Le Président de la Conférence des évêques participent là  à  cette oeuvre bien déplorable de révisionnisme de l'espérance conciliaire en cours à  Rome. Au fond, il s'agit de donner une interprétation châtrée de Vatican II qui rend superflu le combat des intégristes contre le dernier Concile.

Le discours inaugural de l’Assemblée de Lourdes que vient de prononcer le cardinal Jean-Pierre Ricard constitue un camouflet injurieux pour tous les catholiques de progrès malgré les précautions d’usage qui sont exprimées ici ou là  et les concessions faites à  une vision ouverte de la mission de l’Eglise.

Mgr de Bordeaux entend nous faire avaler la pilule amère de la réintégration des intégristes dans le giron. En décochant au passage une pique aux catholiques (progressistes cela va sans dire) qui font une lecture « idéologique » du Concile Vatican II.

Le Président de la Conférence des évêques participent là  à  cette oeuvre bien déplorable de révisionnisme de l’espérance conciliaire en cours à  Rome.

Au fond, il s’agit de donner une interprétation châtrée de Vatican II qui rend superflu le combat des intégristes contre le dernier Concile.

Les discours inauguraux des Assemblées plénières revêtent toujours une importance particulière. L’orientation de fond est donnée.

Le texte doit être décrypté avec attention.

En effet, le patron des évêques doit d’une certaine façon ménager un peu toutes les sensibilités de ses pairs. Néanmoins, une lecture attentive permet de discerner la direction imprimée, de façon toute ecclésiastique, cela s’entend.

Au début, Mgr Ricard donne dans le discours moraliste convenu à  deux sous :  » Dans une société o๠une économie de consommation exacerbe les besoins de l’individu, nous risquons de devoir n’exprimer que la défense des intérêts individuels, voire catégoriels. On défendra plus ses droits qu’on n’obéira à  ses devoirs. La perspective du bien commun, avec les sacrifices et les ajustements qu’il exige, court le risque d’être oubliée « . L’individualisme a toujours bon dos.

Le cardinal Ricard revient sur la défense du mariage et de la famille.  » Il est donc important que notre législation défende le statut du mariage et que l’Etat soutienne les familles. On ne peut que les fragiliser si on aidait des modèles pluriels d’unions et de familles, si on pense que tous se valent et qu’il faut aujourd’hui s’aligner sur la pluralité de fait des situations « .

Les évêques ont trouvé une cible facile qui leur vaudra les félicitations romaines : le mariage gay.

En ce qui concerne la situation ecclésiale, Mgr Ricard déplore un  » mouvement profond de sécularisation « ; Il émet un jugement négatif :  » des courants d’opinion relégueraient volontiers le christianisme dans la pure sphère du privé et de l’intime « .

Le jargon prétentieux ne saurait dissimuler l’inconsistance d’une analyse qui devrait être affinée.

Enfin, last but not the least, le cardinal revient sur le sujet très épineux de la réintégration des intégristes. Au fond, les problèmes viendraient des progressistes qui défendraient leur propre idéologie et liraient le Concile de travers.

Notons d’ailleurs que les intégristes ne lisent pas du tout Vatican II, qu’ils n’aiment pas, ou alors le font de manière critique.

Une phrase de Mgr Ricard nous semble tout à  fait insupportable :  » ce n’est pas à  une lecture idéologique de Vatican II que nous sommes appelés mais bien à  une relecture spirituelle…« .

Au fond, un Concile pour rien ?

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