TONY ANATRELLA

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Il fut un temps o๠l’Eglise a pris position contre la psychanalyse (ce
qui n’a emmpêché l’expérience marginale et secrète de quelques
pionniers) ;

il semblerait qu’elle se soit ensuite peu à  peu résignée à 
son existence, que certains, comme Françoise Dolto pour ne citer
qu’elle, lui aient même conféré quelques lettres de noblesse ;

un pas de plus semble franchi puisqu’à  l’heure actuelle Tony Anatrella se présente
et est présenté comme l’analyste de l’église de France, puisque mandaté
« officiellement » par l’épiscopat pour intervenir dans ce domaine.

Pour mieux situer les féroces invectives de Tony Anatrella contre le
modèle et la société moderne consultez le dossier[Ce dossier est en [téléchargement ]] publié dans le dernier numéro de Golias.

Réaction de GOLIAS au texte du Vatican sur la prétrise et l’homosexualité

Le Vatican, via la congrégation pour l’éducation catholique, vient d’affirmer que les personnes homosexuelles ou qui soutiennent la culture gay ne peuvent être ordonnées prêtres !

Que ce soit cette congrégation et non celle pour le clergé, qui édite un tel texte n’est pas neutre puisqu’il s’agit d’abord d’affirmer que les personnes homosexuelles, qu’elle vive dans la continence ou pas, « se trouve, en fait, dans une situation qui est un grave obstacle à  des relations correctes avec les hommes et les femmes » !

Voilà  qui ne situe plus « les personnes au tendances homosexuelles profondément enracinées » seulement au niveau d’un péché mais d’une maladie qui handicape toutes leurs relations !

Une pétition de principe qui ne peut qu’interroger : On sait que nombreux sont les prêtres gays… sont-ils tous incapables de relations ? Doivent-ils tous démissionner ?

Le Document ne répond pas, se contentant de réaffirmer de manière incantatoire une doctrine obsolète parce qu’elle ne tient compte ni des sciences humaines ni de la réalité !

LES HOMOS INDESIRABLES dans l’à‰glise catholique

La Congrégation pour l’éducation catholique vient de publier un texte, approuvé par Benoît XVI, et signé par le Cardinal Zenon Grocholoewki, préfet de la Congrégation, relative aux gays dans les séminaires (des lesbiennes, inutile d’en parler puisqu’il n’y a pas de femmes prêtres).

Il est le fruit d’un travail de plusieurs années, engagé déjà  sous le
Pontificat précédent et achevé sous le présent. Jean Paul II penchait semble-t-il en faveur de l’éviction totale des gays. Benoît XVI et Mgr William Levada au contraire ont déployé une casuistique bien plus subtile.

Il n’est pas question d’interdire absolument à  un jeune inquiet de ses
tendances homosexuelles de devenir prêtre. Les candidats devront simplement (si l’on ose dire) vérifier trois conditions sine qua non :

– ne pas être habité par une tendance foncière à  passer à  l’acte;
– ne pas militer en faveur de la culture gay.

Notons au passage que cette version est à  la fois plus libérale et plus contraignante que la précédente. En effet, il n’est plus question d’un simple sentiment passager, ou d’une identité ressentie mais seul le cas en définitive d’un désir homosexuel finalement plus ou moins irrépressible semble vraiment rédhibitoire. Par contre, si au plan psychologique il y a un petit lâcher de lest, il n’en va pas de même au sens doctrinal stricto sensu. En effet, un hétéro « gayfriendly », autrement dit « défenseur de la cause gay » devra être écarté.

La visite des séminaire américains actuellement en cours confirme il est vrai ce point. Mgr Edmund O’Brien, archevêque visiteur des 229 séminaires américains se livre à  une véritable traque des séminaristes dissidents en matière de morale sexuelle, même s’ils sont pour leur part hétérosexuels et continents.

Nous discernons alors la véritable raison de l’amendement du texte souhaité par le Pape sur le conseil de Mgr William Levada. A la différence des wojtyliens (comme Mgr Baker Official de la congrégation des évêques et rédacteur de la première version), ce dernier entend mener le même combat mais en cultivant une stratégie plus fine et plus efficace. De fait, un interdit trop global et peu circonstancié a moins de chance de porter des fruits qu’un contrôle moins absolu mais mieux ciblé. En outre, une exclusion globale des gays aurait suscité une réaction plus forte : le texte, semblant plus mitigé, mobilisera moins contre lui.

Enfin, Rome craignait une série d’outings (dénonciation de l’homosexualité d’une personne ou de plusieurs) qui n’aura pas lieu avec la version adoucie.

Par ailleurs, mais aucun doute raisonnable n’était permis dès l’origine, le discernement en question ne concernera pas les prêtres déjà  ordonnés, invités de toute façon à  persévérer dans la voie choisie du sacerdoce même s’ils rencontrent des diufficultés psychologiques. En fait, même Mgr Baker, croisé anti-gay proche du Cardinal Rigali de Philadelphie, avait d’emblée été clair sur ce point.

Il semble aussi que Rome entende bien distinguer le combat mené contre
l’homosexualité de celui contre la pédophilie.

Cette dernière version du texte confirme la victoire d’une école de
psychologie dynamique et intégraliste sur une école plus essentiaiste. Selon la première, celle des jésuite de la Grégorienne et en particulier du Père Bartholomew Kiely, sj, le conseiller de Joseph Ratzinger sur les questions liées à  l’homosexualité, le problème gay doit être situé à  l’intérieur de l’évolution affective globale de la personne. Le discernement sur l’idoneité éventuelle d’un gay à  l’ordination sacrée tient donc davantage d’un jugement sur l’évolution global de toute sa personnalité.

Pour Mgr Tony Anatrella, au contraire, il y a comme une essence pathologique négative de l’homosexualité, qui déconseille dans tousd les cas l’ordination.

Mgr Tony Anatrella est de plus en critiqué à  Rome. On lui reproche son look mondain (ses délicieux polos Lacoste violacé très tendance, sur une photo de « famille chrétienne » passée de mains en mains, ont suscité l’ironie dans certains milieux romains), ainsi que le ton trop pathétique, sans parler du fond même.

Pour les experts romains en psychologie, Anatrella est un farceur. Au moins sur ce point nous sommes d’accord avec eux. Un archevêque âgé de curie, pourtant conservateur, a trouvé excessif et dénué du sens des âmes les écrits de Tony Anatrella lorsqu’il parle des gays.

De plus paradoxalement, les mêmes lui reprochent l’absence d’une vraie théologie morale des passions, comme celle de Saint Thomas. On le dit à  la fois très faible théologiquement et trop obsédé par la question gay.

L’éventuelle disgrâce de Tony Anatrella ne nous désolera pas beaucoup.

Pour autant, ce serait une erreur très grossière et faire montre d’une
incroyable naïveté que d’espérer un vrai tournant libéral. Au contraire, Joseph Ratzinger entend continuer l’oeuvre de redressement doctrinal et moral, la grande lessive, mais il entend le faire intelligemment (ce que d’un avis de plus en partagé le jusqu’au boutiste Anatrella ne faisait pas).

C’est pourquoi, Golias va combattre le texte discrimantoire et insultant qui va être publié. Il renforcera l’hypocrisie des uns et l’auto-déni des autres, avec le cortège de souffrances morales qui peut en découler, d’abord pour les intéressés.

A quand une parole de vérité et de désir? A quand une parole de l’Evangile, fidèle à  ce Jésus de Nazareth que Françoise Dolto présentait comme le « maître du désir »?

Romano LIBERO

Revue n°105

Au moment o๠les frères et soeurs de Saint-Jean fêtent le trentième anniversaire de leur création (1975 – 2005), des familles, essentiellement des parents, continuent de crier au secours, mais leurs appels, entendus un instant, se sont perdus dans un religieux silence.

Golias magazine n° 105 novembre / décembre 2005 La face cachée des « Petits gris »

Sommaire :
-L’évêque de Clermont n’aime pas les vieillards.[[Abbé Pierre]]
-Les homosexuels indésirable dans l’à‰glise.
-Lettre à  Guy Gilbert.
Benoît XVI met les franciscains à  l’Index.
-Célibat des prêtres et dommages collatéraux.
-Deux sous-papes de sà»reté Walter Kasper contre Lopez Trujillo.
Hubert-Marie Chalmandrier écrit à  Golias.

Enquête Radioscopie

Dossier coordonné par Christian Terras

La face cachée des « Petits gris » Téléchargement au prix de 4,00€

Ce sont des parents, mais aussi des anciens ou anciennes des communautés Saint-Jean que Golias a rencontrés au cours d’une grande enquête sur cette « famille » religieuse.
Ne sachant o๠s’adresser pour faire connaître leur douleur, leur détresse et leur volonté de voir cesser le scandale, Golias se fait l’écho d’un drame peu commun.[[Communauté, témoignage, pére Philippe, cours alpha, pouvoir, souffrance, infantilisation, secte]]

-Dérives sectaires dans l’à‰glise.
-L’évangile selon la communauté Saint-Jean.
-Communauté Saint-Jean : mode d’emploi.
-Implantations de la communauté.
-Le vivier de recrutement.
-La mauvaise foi d’un évêque.
-Une vie de silence et d’obéissance.
-« Mon calvaire a duré huit ans ».
-Entretien avec le père Marie-Dominique- Philippe, fondateur des « Petits gris ».
-« Ils sont coupés de la réalité… ».
-« Ils ont tous abdiqué leur conscience morale ».
-à‰pilogue : apologie de la souffrance, culpabilisation et infantilisation.